Jeudi 13 août 2009
Acte II, Scène 1
Le chirurgien, Ayumi

Ayumi
Ainsi me voilà bien, n'ayant rien demandé
Me retrouve ici donc dans une pièce enfermée
Un cabinet stérile, pas celui des besoins
Max me l'a imposé si je veux aller loin

Le chirurgien
La voila arrivée notre future star
Je vais lui demander sur le siège de s'assoire
Afin que nous parlions avec grande volupté
De quelle partie du corps nous allons charcuter

Ayumi
Afin de faire fortune, je croyais que sa bite
Ce serait bien assez mais ce sont les orbites
Qu'il me faut agrandir afin de ressembler
A un poisson mourant ou à une belle poupée

Le chirurgien
Il ne faut pas s'en faire, des starlettes débridées
J'en ai croisé des tonnes (mais j'en ai peu baisées)
C'est les yeux tout fermés que je pourrais la faire
Cette modification qui semble nécessaire
Tout d'abord la seringue droit dans votre paupière
Vous anesthésiera, vous fera voir l'enfer
Puis le scalpel d'argent fera bien son office
(Celui-là vaut si cher qu'il est caché au fisc)
Schlack schlack schlack schlack schlack schlack, scrontch scrontch scrontch scrontch scrontch scrontch
Une paupièrectomie vous modifie la tronche !

Ayumi
Ca m'a l'air bien honnête et cependant Docteur
J'ai à vous poser là une requête à faire peur
Pourriez-vous m'apporter, et encore promptement
Une canette de bière, j'en ai besoin maintenant

Docteur
Ne vous en faites donc pas, vous ne souffrirez point
Et si la douleur vient, vous serrerez les poings

Ayumi
Quel gros polichinelle, je ne crois pas Docteur
Avoir signifié que c'était pour la douleur ...

Docteur
Je vais maintenant piquer en plein coeur de votre oeil
Peau périorbitale il faut que je recueille !

Scène 2
Max, Ayumi, Le Docteur

Max
Ne me cachez donc rien, Docteur Chirurgien
La bride de son oeil, dites-moi c'qu'il en advient !

Docteur
Ce fut une réussite cher Monsieur Producteur
Mademoiselle moins-que-rien me fait désormais peur
Savez-vous à propos, qu'un beau jour à Roswell ...

Max
... Taisez-vous donc idiot, moi je la rendrai belle

Docteur
Je vous souhaite bonne chance et touche mes honoraires
Maintenant Michael Jackson il faut bien que j'opère

Scène 3
Max, Ayumi

Ayumi
Sommes-nous dehors ici ? Ou sommes nous là-dedans ?
Le bandeau sur mes yeux m'empêche d'y voir clairement

Max
Il vous rend pourtant belle comme une femme violée
(Voilà là une idée qu'il faudra explorer)
Nous sommes dans la rue certains signes ne trompent pas
Le bruit de ces voitures et puis les cris d'effroi
A votre vue les gens ne se sentent pas de joie
Ils ouvrent un large bec et laissent tomber leur proie
Oups ! Délire dû au crack, je disais à l'instant
Que ce bandeau souillé vous rend belle comme un gant

Ayumi
Allez je le retire, bien qu'il soit purulent
Je le sens à l'odeur et je trouve ça gerbant
Ma vision désormais, remarquable s'étend
360° je les atteins clairement

Max
Mon Dieu qu'ai-je fait ? J'ai donc créé un monstre
Une femme bionique au vagin plein de ronces
Mais point de longs remords, nous avons tant à faire
Serai Roi au Japon, à défaut de la Terre !

Scène 4
Ayumi, Max, Le Professeur de chant

Ayumi
Les plans de ce sale Max, nécessitent beauté
Pourquoi devrais-je donc apprendre là à chanter ?

Le Professeur de chant
Mon avis est très humble, mais je me permettrai
De le donner à vous : un cas désespéré !
Il n'y a rien à y faire, toujours elle chantera faux
Elle ne différencie un violon d'un piano !

Max
Les affiches sont prêtes, donc pas de temps à perdre
Vous la ferez chanter, et pas comme une merdre !
Ce n'est pas une diva j'en conviens parfaitement
Mais à ce point là n'est pas désespérant !

Le Professeur de chant
J'aurais plus vite fait à un rat mort d'apprendre
A être harmonieux qu'à cette fille pas tendre
Elle est bien trop rétive, elle ne pense qu'à boire
Son orgueil et ses yeux n'imaginent que la gloire

Max
Bien sûr double imbécile, puisque c'est là mon plan !
A défaut d'une chanteuse, sera le centuplant
De mon pauvre salaire avec tous les contrats
Vitrine publicitaire, mais pas de l'opéra !

Ayumi
Je ne les écoute plus, je suis plus captivée
Par rien du tout en fait, j'ai hâte d'être rentrée
A peine que ça commence, déjà que ça m'ennuie
Je suis peut-être plus faite pour une vie sans folie
Mais je n'ai pas le temps, j'ai enfoncé mon doigt
Dans l'engrenage vicieux ...                                           

Max
                                        ... Ayumi, viens par là !
Par Ananda - Publié dans : Ayumi Hamasaki, l'Opéra-Beauf
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Lundi 10 août 2009
Ayumi Hamasaki, l'opéra-beauf
Tragi-chirurgie en cinq actes,
telle que présentée pour la prime
fois au Grand Théâtre des Phynances


Acte I, scène 1
Ayumi

Ayumi
Bringuebalant par ici, bringuebalant par là-bas
Je traîne ma carcasse, à quoi sers-je ici-bas ?
Seule en Tokyo pourri je vais aux commissions
Car pour combler mes règles il me faut des tampons
Parmi toutes les pimbêches du Shibuya 109
Je n'inspire que l'envie de se faire cuire un oeuf
L'école me rejette, et je rejette l'école
Et pour tuer le temps, j'ai le nez dans la colle
Ah, d'une adolescente si désoeuvrée la vie
Peu après qu'elle commence bien tantôt elle finit
Il ne me reste donc qu'à faire bon mariage
Trouver un yakuza et me mettre en ménage
Idol en bikini ne sied pas à ma vie
Idol en maillot d'bain ne sied pas à mon teint !

Scène 2

Max, Roger

Max
Dieu que je me fais chier, en ces temps difficiles
Produire de l'eurobeat ne me rend pas gracile
Il faut de toute urgence, sans être trop grossier
Un billet à la main une pute nous dénicher

Roger

Ah Max en parlant de pute il me souvient
Qu'une année passe bien vite et jamais ne revient
La vie qui t'est lassante ...                                        

Max
                                                           ... est une belle pute en somme !

Roger
Cesse donc tes lamenteries : conduis-toi comme un homme
Je vais t'entretenir d'une fille si banale
Qu'elle ne réveilla pas mes brutaux instincts mâles
C'était il y a un an et c'était par ici
Qu'est-elle donc devenue cette fade Ayumi ?

Max
Repartie sur les plages avec un photographe
Satisfaire les fantasmes d'une foule pornographe
Modèle pour bikini m'a-t'on dit qu'elle était
Son corps de petite fille satisfait Fourniret
(Stupide anachronisme, fantasque digression
Ananda s'obsède donc, ce satané garçon ?)
Elle n'est pas bien jolie, modèle de seconde zone
Vulgaire comme par milliers, dans les Bouches-du-Rhône
Mes propositions donc ne l'intéressaient pas
Elle préférait oiser et vaniter sans loi
Sans ambage ni détour, je te vais l'avouer
Je n'la regrette pas, cette jeune écervelée

Roger
Surgissant du métro, vêtue d'une jupette
Ne voilà donc pas là, ta petite coquette ?

Max
Ciel, c'est bien elle qui vient, Roger protège-moi !
Je ne sais trop que faire face à cette fille de joie
File fale fute, retourne-toi, je ne te veux pas voir
(Cette allitération fut écrite dans le noir)

Scène 3

Ayumi, Max, Roger

Ayumi
Nous nous sommes déjà vus, je me rappelle bien
D'un procès contre toi où je ne touchai rien
Ce ne fut pas ton cas renifleur de culottes
Alpiniste bienheureux, explorateur de grottes

Max

Vous faites erreur Madame car jamais cette main
N'explora vos tréfonds ni vos tout petits seins
Si vous le dites encore, je dis diffamation
J'irai droit en justice alors faites attention

Roger
Exaltation douceâtre des passions outragées
Faut-il que ces deux là se foutent sur le nez ?
Tu avais une idée, ne te retiens pas Max
Parle-lui du moyen d'enfin se faire un max

Max
J'y consens volontiers : étant vraiment très lâche
Je ferais vraiment tout afin qu'elle ne se fâche
Je vous explique donc mon maléfique projet
Qui voit le singe Namie traitée comme un rejet
Il s'agit donc Madame de construire de toutes pièces
Un produit commercial sans honneur ni faiblesse
Une simple vitrine de tout ce que nos hommes
Connaissent en marketing, une jpop queen en somme

Ayumi
Ceci est assez beau, c'est même séduisant
Cependant mon vagin coule bien abondamment
Me rendant acheter ce qui peut colmater
Nous pourrions donc plus tard, bien mieux en reparler

Max
Je ne songeais même pas à vous le proposer
Car un soir de beuverie, j'ai entendu "chanter"
Je me suis demandé à qui était cette voix
Qui me migrainait fort et puis me laissait coi
Il se trouva qu'ainsi je vous vis au micro
Et l'envie d'vous entendre me passa aussitôt
Votre voix Mademoiselle elle m'est très délétère
Aussi je vous le dis ...                                      

Ayumi
                                             ... Je n'ai rien d'mieux à faire

Roger
Et c'est sur ces beaux mots que marché est conclus
Histoire contemporaine d'une rencontre bienvenue.
Par Ananda - Publié dans : Ayumi Hamasaki, l'Opéra-Beauf
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Lundi 20 juillet 2009
Tout est dans le titre. Je précise que si vous n'y trouvez pas Anna Tsuchiya, c'est qu'en giga loseuse qu'elle est, elle n'atteint pas le top 10 de l'oricon, évidemment, or ma sélection s'est faite au sein des tops 10 (bah oui j'allais pas me taper tous les singles sortis en 2009 quand même).

#25 : Kaela Kimura - Doko

L'effet recherché : Je suis une roadie, la nostalgie m'envahit quand je parcours les routes.
L'effet obtenu : Je n'aurais pas dû monter dans ce poids lourd.
Le(s) problème(s) : L'expression pour le moins affligée de Kaela. Et cette gommette bien sûr.

#24 : Kalafina - fairytale


L'effet recherché : Nous sommes des princesses gothiques.
L'effet obtenu : Nous sommes tombées en panne en pleine nuit dans les bois.
Le(s) problème(s) : L'imagerie ridicule des Kalafina et le décalage stupide entre le décor et les costumes.

#23 : YUI - again



L'effet recherché
: Je suis une vraie musicienne, authentique et dépressive.
L'effet obtenu : Je suis une SDF, mon ampli est mort.
Le(s) problème(s) : L'exploitation outrancière du côté "musicienne" de YUI alors qu'elle n'est ni plus ni moins qu'une star commerciale dans la lignée d'Ayumi Hamasaki ou Kumi Koda, le style chiant en plus.

#22 : Ayumi Hamasaki - Rule/Sparkle


L'effet recherché : Je suis la prêtresse de l'électro, les dancefloors se prosternent devant moi.
L'effet obtenu : This is the rhythm of the night.
Le(s) problème(s) : Le look années 90, la pire époque de l'histoire de l'univers stylistiquement. On imagine le sac-banane pendu à sa taille.

#21 : Junko Arimoto - Ai no Mama de


L'effet recherché : Je suis une dame respectable qui regarde vers l'avenir.
L'effet obtenu : Je suis une vieille et j'ai un pied dans la tombe.
Le(s) problème(s) : Le teint morbide, le linceul à gauche, la pose empreinte de rigidité cadavérique.

#20 : Nana Tanimura - Crazy for you


L'effet recherché : Je suis une femme affirmée, je navigue entre ma féminité et mon côté innocent.
L'effet obtenu : Je suis une pute.
Le(s) problème(s) : Le pack bulles+sourire con+décolleté.

#19 : GIRL NEXT DOOR - Seeds of dream



L'effet recherché : Bienvenue dans le monde de la mode, nous les filles on adore ça.
L'effet obtenu : AAAAH ELLES ME POURSUIVENT !
Le(s) problème(s) : C'est quoi le rapport entre des chaussures géantes (et affreuses) et une chanson manifestement sur le sperme ?

#18 : BUCK-TICK - GALAXY


L'effet recherché : Je suis une créature des ténèbres.
L'effet obtenu : Comme j'écoute du visu, je n'arrête pas de me faire bizuter au lycée.
Le(s) problème(s) : La peinture à l'huile c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que la peinture à l'eau.

#17 - SCANDAL - Shojo S


L'effet recherché : Nous sommes des rockeuses, il faut au moins une barre rose pour contenir notre fureur.
L'effet obtenu : Nous sommes des idols déguisées en lycéennes.
Le(s) problème(s) : Les SCANDAL ne font pas plus peur ni ne sont plus crédibles que le premier groupe de visu venu.

#16 : Mika Nakashima - Overload


L'effet recherché : Je suis la Duchesse des Diamants.
L'effet obtenu : Je ne veux pas que vous voyiez que mon mari me bat.
Le(s) problème(s) : La frange fixée au Vivelle Dop.

#15 : STRAIGHTENER - Lightning


L'effet recherché : Le déchaînement des éléments.
L'effet obtenu : C'est Ananda qui fait nos effets spéciaux.
Le(s) problème(s) : Même les blockbusters américains ne savent toujours pas faire des éclairs convaincants, autant dire que Paint n'était pas une bonne idée.

#14 - Gackt - GHOST


L'effet recherché : Cyberpunk ! Je suis un homme et une machine en même temps.
L'effet obtenu : Mes sourcils ? Ils sont bien épilés ?
Le(s) problème(s) : Toujours le même avec Gackt. On ne sait pas où commencent les effets spéciaux et où finit la réalité. La partie organique du montage fait aussi fake que le reste. Et même comme ça, il fait désespérément pédale.

#13 : acid black cherry - Nemuri Hime


L'effet recherché
: Je l'ai rencontré à Montmartre en 1925, le seul souvenir que j'ai de lui, c'est une plume, mais qui est ce garçon mystérieux ?
L'effet obtenu : Tata yoyo, qu'est-ce qu'il y a sous ton grand chapeau ? Tata yoyo, dans ma tête y'a des tas d'oiseaux ...
Le(s) problème(s) : La plume mauve, beaucoup trop cabaret.

#12 - KINKI KIDS - Yakusoku




L'effet recherché : Nous sommes méchants.
L'effet obtenu : La constipation, osons en parler !
Le(s) problème(s) : Les pauvres Domotos ont l'air au bord de l'implosion tellement leur air est contrit.

#11 : ALI PROJECT - Rara Eve Shinseiki



L'effet recherché : Mi-femme, mi-machine, je suis une gynoïde, mais qui suis-je vraiment ?
L'effet obtenu : Non, non, ne vous approchez pas, non, AAAAAAAAAAAAAAAAAAH.
Le(s) problème(s) : Le rose lupanar principalement.

#10 - Buono ! - co.no.mi.chi.



L'effet recherché : Nous articulons le titre de notre chanson, c'est cool !
L'effet obtenu : Nous apprenons à lire, c'est dur !
Le(s) problème(s) : En mouvement ça pourrait être compréhensible, mais là on a surtout l'impression d'une photo ratée. Et Kusumi Koharu s'est sentie obligée de sortir ses dents.

#09 : THE GOSPELLERS - 1, 2, 3 for 5



L'effet recherché
: Nous sommes les dieux du gospel, on fait claquer nos doigts comme personne.
L'effet obtenu : Nous sommes des putain de ringards.
Le(s) problème(s) : L'effet bling-bling, les coiffures, les chemises, le titre du morceau ...

#08 : Yui Horie - Silky Heart



L'effet recherché : Je suis une jolie princesse, hihi, laissez-moi vous apporter ma féérie.
L'effet obtenu : gnéééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé
Le(s) problème(s) : Le porté de jupe (elle passe un test de virginité ou quoi ?), les couleurs, le coeur, le tout en fait.

#07 : Miliyah Kato - 20 -CRY-


L'effet recherché : Je fais des photos de mode, je suis une fashionista et Tom Ford est mon pote.
L'effet obtenu : 20 (euros).
Le(s) problème(s) : Miliyah Kato.

#06 : Shion - Rain of Tearz



L'effet recherché : Street cred sista !
L'effet obtenu : Street whore mista !
Le(s) problème(s) : Miliyah Kato (aussi).

#05 : AKB48 - Namida Surprise


L'effet recherché : Nous sommes des idols, heureuses de chanter pour des pédophiles et toujours souriantes.
L'effet obtenu : Marché aux esclaves.
Le(s) problème(s) : Les tenues franchement dégueu et l'effet "beaucoup trop d'idols, argh".

#04 : VAMPS - GOTTA KICK START NOW


L'effet recherché : Indus, alternatif, underground, on s'en fout, we fuck society.
L'effet obtenu : PAINT.
Le(s) problème(s) : C'est très moche. Vraiment très moche.

#03 : Shuchishiin - Yowamushi Santa


L'effet recherché : Petit papa noël ...
L'effet obtenu : It's ok to be gay ! Rejoignez-nous à Arosa, la plus grande station de ski gay d'Europe !
Le(s) problème(s) : Les Shuchishiin sont loin d'être des sex symbol, mais cette ambiance niaise rajoute carrément l'agression à l'insulte.

#02 : KAT-TUN - ONE DROP


L'effet recherché : L'or pleut autour de nous mais nos coeurs restent emplis de noirceur.
L'effet obtenu : Golden Shower.
Le(s) problème(s) : Les gouttes jaunes et le fait qu'il y en ait tout un tas alors que la chanson s'appelle ONE DROP

#01 : Gackt - Koakuma Heaven


L'effet recherché : ...
L'effet obtenu : ...
Le(s) problème(s) : ... Pardonnez-moi. Oh putain.
Par Ananda - Publié dans : Rien à foutre
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Dimanche 19 juillet 2009
Ce n'est pas aujourd'hui le professionel du milieu qui vous parle, ni même le blogueur, mais l'homme en moi. L'heure est grave pour tous les fans de France au Japon et il est de mon devoir de vous en informer. Il semblerait en effet que la chaîne de télévision BAGUETTE TV, émettant sur l'ADSL japonais, doive bientôt faire face à la faillite et s'arrêter faute de fond, en dépit d'un généreux arrosage de la société TOTO, spécialisée dans la fabrication de bidets et toilettes hi-tech. Proposant une ligne éditoriale rigoureuse et au plus de proche de l'information (leur slogan n'est ni plus ni moins que "fair & balanced") et une démarche journalistique intègre et -disons-le- risquée, BAGUETTE TV n'a pas peur de dire tout haut ce dont personne n'a quoi que ce soit à foutre, et a dû faire face aux pressions politiques et aux descentes de police durant ses deux ans d'une existence qui a gêné les bonnes consciences. Refusant de se vendre à la pub (mais pas au conglomérat TOTO bizarrement, alors qu'il a bien des intérêts dans la merde), BAGUETTE TV a subi un revers de fortune malheureux puisque, ironie du sort, c'est la pub qui refuse maintenant de se vendre à elle, et même si, comme le dit le Québecois Yves Thériault "il y a des fiertés authentiques qui meurent difficilement", BAGUETTE TV a un pied dans la tombe et un autre dans l'incinérateur. C'est pour cela que son fondateur, Sukebe-san, fait aujourd'hui appel à la générosité des télespectateurs dans un message poignant qui vous mettra les larmes aux yeux et les doigts à la chatte.



L'appel aux dons ne s'adressant qu'aux télespectateurs japonais, il ne nous sied pas ici d'en juger du bien-fondé, il m'incombe toutefois de vous présenter plus amplement la chaîne par le moyen d'un panorama de ses programmes afin que l'ampleur du désastre arrive à vos innocentes consciences.

1.01% : L'émission phare (breton) sur l'actualité française, de la mode à la musique en passant par la politique internationale, le tout saupoudré d'une bonne dose d'humour fin et élégant et présentée par Lune-de-Argent et Maréchal-Pétain-Chirac-Monsieur, moches et obèses mais franchement rigolards comme des bouddhas. Si vous voulez vous tenir au courant des avancées dans la technologie des chemises à jabot, si vous êtes un passionné d'architecture et que les châteaux-forts enchantés vous font rêver, ou si vous cherchez simplement à vous détendre tout en gardant un oeil sur l'actualité musicale du moment en France (cette semaine une grande interview de Corinne Charby !), 1.01% est faite pour vous !

Roubaix Café (Paris était trop cher) : Aristide, un authentique Français à moustache et chapeau haut-de-forme fait vivre aux télespectateurs la France du quotidien avec force malice et jappements extatiques. L'émission favorite des FANS DE FURANSU qui ont particulièrement apprécié l'émission ayant pour thème "Dans les coulisses de pôle emploi", dans laquelle Aristide avait rivalisé de grimaces pour décrocher un sourire à la contractuelle au guichet, montrant par là la folle liberté d'esprit des Français.

Le F-TOP : La démocratie à la mode BAGUETTE TV, le F-TOP fait appel aux votes des télespectateurs pour monter un classement musical de grande ampleur. Les Japonais sont invités à se connecter sur le site de la chaîne et à voter pour le clip réalisé à la webcam de l'artiste français non-signé qu'ils préfèrent. Mais puisque petit à petit l'oiseau fait son nid, les clips du moment rentrent peu à peu dans la programmation de BAGUETTE TV et c'est désormais pour l'intégralité de la vidéographie des L5 qu'on peut choisir de soutenir (les L5 qui ont d'ailleurs leur propre émission !).

La minute de l'aristocrate-châtelain : Un érudit ayant séjourné plusieurs fois en France démonte les idées reçues calomnieuses qui circulent sur la France ("Non, il n'y a pas de Noirs et d'Arabes en France", "Les HLM sont un mythe", "Aucun homme n'a marché dans la merde", "Aucun concorde ne s'est écrasé sur Garges-les-Gonesse").

Sans oublier les multiples programmes comiques écrits en deux minutes, les clips, les courts-métrages trouvés sur youtube, la minute pédophile ...

Vous voyez maintenant pourquoi il est NECESSAIRE de sauver BAGUETTE TV ! En espérant que les Japonais sauront voir raison.
Par Ananda - Publié dans : Chroniques d'un professionel du milieu
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Vendredi 17 juillet 2009
Etant présentement à Tokyo pour un voyage diplomatique au cours duquel il est prévu que je montre la vraie Tokyo Tower à LISA et que je dépose des bonbonnes de gaz au pied du siège de Sony afin d'éliminer dans un flamboyant carnaval tous les résidus de foetus que la major nous exporte, j'ai été invité, en ma qualité -vous vous en doutez bien- de professionnel du milieu, à assister au symétrique équivalent du glorieux festival de la sous-culture japonaise répondant au nom de Japan Expo, j'ai nommé la FURANSU EXPO. Je dois avouer que je partais avec un certain nombre d'a priori négatifs, puisque je craignais qu'à l'image de son déplorable homologue français, la FURANSU EXPO ne fut qu'un supermarché pour losers reflétant la culture du pays représenté de la même manière qu'une selle liquide reflète la lumière au point du jour. J'avais bien sûr tort. Pendant toute ma visite du salon, je fus accompagné par Emiko-san (toute ressemblance avec une mère maquerelle existante serait purement fortuite), journaliste de mode faisant aussi "des sujets sur des choses plus sérieuses, comme la guerre et tout" reconvertie en traductrice, sorte d'Anna Wintour asiatique en plus vulgaire.

Je m'arrête sur ce point. Il peut vous paraître incongru qu'il me soit nécessaire, afin de déambuler en toute compréhension, de recourir aux services d'une traductrice, mais à la manière des organisateurs de la Japan Expo, qui ne connaissent du Japon que ce qu'ils en ont lu dans Japan Vibes et Deathnote, les participants à la FURANSU EXPO sont bien incapables d'aligner trois mots de français. D'où la salvatrice présence d'Emiko-san et de son chewing-gum. Allez, le report maintenant.

Quand je suis rentré dans le salon, l'affluence était déjà à son maximum et fort impressionnante. La première chose que je remarquais fut la présence remarquablement envahissante de badauds japonais habillés à la mode française, qui s'étant teints les cheveux en blond afin de ne point jurer avec leur petite moustache d'une couleur similaire, qui drapés dans une grande cape et dans leur dignité, qui portant le béret et le marcel bleu-blanc-rouge. C'est bien simple, je n'avais pas autant eu l'impression d'être en France que depuis la dernière fois où j'étais allé dans le XXeme arrondissement ! Les jeunes japonaises, voyant pour la première fois un occidental ailleurs qu'à la tv, furent cependant assez lamentablement déçues (un peu comme le serait un jpopfan devant une vraie Japonaise) de ma taille moyenne et de mes cheveux bruns et m'inhibèrent immédiatement de leur conscience, ce qui facilita grandement ma circulation.

Peu de temps après, mon attention fut attirée par le coin des stands destinés à représenter l'artisanat et l'art français dans leur plus grande diversité. D'instinct me dirigeai-je vers le stand "Mèttaleurjy kommu je lu Nord". Un ouvrier d'origine probablement sarrasine à en juger par son regard fuyant, était, effectivement comme en France, assigné à la délicate tâche de laminer des tôles afin de faire ce pour quoi il est nécessaire de laminer des tôles. Il était alors de mon devoir de reconnaître qu'il était effectivement difficile de mieux représenter l'artisanat français, mais aussitôt, Emiko-san me tira par le bras pour m'entraîner devant un second stand, attenant au premier. Un caricaturiste s'y tenait pittoresquement et croquait des japonaises toutes pâmées de repartir avec leur pièce d'art française, ce qui provoqua une grande fierté toute patriotique en moi. Dans l'allée, un prosélyte d'une organisation caritative tentait vainement d'exciter le portefeuille du public présent (comme en France je vous dis !) mais ne parvenait qu'à le faire rire, car, ainsi qu'il fut signalé précédemment, la langue Française était une énigme pour le-dit public.

Dommage que mon planning fut trop serré pour assister à la représentation traditionnelle du mendiant clochard, car je devais maintenant me rendre à l'activité qui faisait l'honneur des organisateurs de la FURANSU EXPO, la musique ! En chemin vers la MAISON DE RAIBU, nous croisâmes un groupe dont les membres affichaient fièrement "FAN DE FURANSU" sur leur t-shirt, et je regrettai amèrement de ne pas avoir auprès d'eux l'occasion de m'entretenir du Maréchal Pétain et de la Guerre d'Algérie, car il est bien certain que leur érudition sur le pays dont ils se disent fans n'a d'égale que leur amour de ce pays, non ? Après une frugale collation (le restaurant, tapissé -dans un souci de justesse de la représentation française- de posters de Jean-Pierre Pernaut, proposait "BOUF DE BURUGIGNONE" ou "PLANNQETT DU VUAE"), nous arrivâmes à la salle de concert, où je pus enfin m'enquérir de la programmation.

Et je dois dire que la programmation n'avait rien à envier à la plus glorieuse des Japan Expo. En début d'après-midi, ce ne sont pas moins que Julie Pietri et Herbert Léonard qui assurèrent un show incroyable devant des Japonais déchaînés et la clope au bec (FURANSU EXPO oblige), prêts à adorer inconditionnellement ce qui venait de ce pays chéri. Puis, dans un souci de coller à l'actualité de la musique française, succédèrent aux valeurs sûres les valeurs montantes Sandy Valentino et Larusso, présentées tel il se doit comme de grandes stars en France. J'étais moi-même aux anges, n'ayant pas assisté à un concert de Larusso depuis 1998. Mais la tête d'affiche, passant entre Benny B et Tragédie, fut bien sûr Olivia Adriaco, la présentatrice de Vidéogag, venant promouvoir son nouvel album (pour lequel elle n'a pas de label si vous voulez savoir). L'hystérie fut à cet instant telle que je crus défaillir et que je m'enfuis afin de ne pas rater le cosplay, quitte à manquer la prestation d'Ilona Mitrecey, "REINE DU FURANSU POP" d'après les affiches et les reportages fort avisés de BAGUETTE TV, sympathique chaîne de télévision sur la culture française, qui, à ce que j'ai compris, devrait malheureusement s'éteindre faute de fonds. Puis nous chantâmes la Marseillaise, et le champ des patriotes, et les lacs du connemara.

En résumé, la journée fut enrichissante et m'a empêché de ressentir le mal du pays, tant j'eus l'impression de me retrouver, l'espace de quelques doux moments, dans mon, notre, beau pays de France.



Vive la Furansu Expo !
Par Ananda - Publié dans : Chroniques d'un professionel du milieu
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Vendredi 17 juillet 2009
Cela fait longtemps que je ne vous ai pas abreuvés de mes playlists ravissantes et salvatrices, je reviens donc avec cette dernière, plus thématique encore que d'habitude puisqu'elle sera uniquement consacrée à Chara, artiste dont il est tout dit, dont principalement n'importe quoi, oubliant là qu'elle reste une des artistes pop les plus talentueuses du Japon, sans oublier qu'elle en fut parmi les plus influentes et que son héritage est revendiqué par de nombreuses collègues, BONNIE PINK et Shiina Ringo entre autres, excusez du peu. En bientôt 20 ans de carrière, les domaines explorées par Chara sont variés et souvent réjouissants, mais le meilleur de son travail reste concentré sur une dizaine d'années entre le milieu des années 90 et le milieu des années 2000, c'est donc de cette période que j'extrairai les titres de cette playlist. Pour finir, aucune réflexion ne sera tolérée sur la voix de Chara de la part d'amateurs 1- de RnB japonais, 2- de rock japonais, 3- de musique japonaise en général. (Note : si vous ne souhaitez pas télécharger les morceaux un par un, j'ai mis un pack les regroupant tous en fin d'article)

Duca, parce que ce morceau pop léger est tout à fait indiqué pour ouvrir plaisamment les hostilités. Attention, ne vous méprenez pas quant à l'expression "morceau pop léger", on n'est pas dans du Aya Ueto ou du Ami Tokito, il est simplement manifeste que Duca ne se prend pas la tête, Duca se contente de percussions nombreuses (sans boîte à rythme), de basses et d'un saupoudrage bubble-gum discret mais essentiel. Et Duca prend même le risque d'une composition relativement audacieuse mais néanmoins sympathique, le tout contribuant parfaitement à nous mettre de bonne humeur, un peu comme si Duca était la fille de Yasashii Kimochi un an plus tôt.

Private Beach, parce que Duca a beau être tout simplement un bon titre, il était nécessaire d'arriver maintenant à quelque chose de plus consistant. A Scenery Like Me, sorti en 2004, est probablement le sommet de l'art de Chara qui, sur des reprises de ses anciens morceaux, nous fait preuve de son incroyable talent. En réalité, cet album est tel qu'il me faudrait être Van pour décrire les émotions qu'il déclenche, mais puisque pour le moment je suis encore Ananda, je dirai juste qu'il est très émouvant. Private Beach est dans la lignée des autres titres de l'album : long, langoureux, Chara y sussure plus qu'elle ne chante (ce qui n'est pas un mal quand on voit comme beaucoup des morceaux originaux étaient braillards) et la part belle est faite à l'émotion et à l'instauration d'une atmosphère enveloppante. Un morceau sublime à en pleurer.

Family tree, parce que Something Blue est le complément parfait de A Scenery Like Me, tant Chara y va encore plus loin dans l'atmosphérisation de sa musique. L'album est d'autant plus méritant que Chara y est aux commandes de bout en bout, montrant là une maîtrise inattendue et bluffante de la production. L'ensemble est magique et sensuel, suave et bandant. Family tree en est le premier morceau et ouvre très honorablement un album incroyable dont devraient plus s'inspirer les Japonais péteux qui souhaitent sortir des sentiers battus. Chara y semble pour le coup assez mourante, enchaînant les râles et les soupirs sur des nappes mouvantes et dangereusement oniriques. Certains trouveront ça chiant, mais ils n'auront rien compris et n'auront plus qu'à retourner écouter les Kalafina et L'Arc~en~Ciel (ou Akiko Shikata si ils préfèrent, je suis pas sectaire dans la merde).

SKIRT
, parce que rien de tel qu'un autre morceau pop pour revenir au monde réel (j'ai peur que la coupure soit brutale mais tant pis). Quand Anna Tsuchiya et consorts rivalisent de laideur pour être prises pour des rockeuses, Chara nous sort le fantastique James Iha des non moins fantastiques Smashing Pumpkins (groupe de rock s'il en est) pour ce délice pop. La guitare d'Iha (et sa voix sur le refrain) vient donc habiller ce morceau réjouissant et guilleret, moins exigeant que les deux précédents, mais néanmoins réussi et énergique, et aussi plus entraînant, et Dieu sait que parfois il est bon d'écouter des chansons qui sont JUSTE bonnes.

En bonus, voici la mélancolique Boku ni Utsushite, toujours avec James Iha mais dans un registre plus calme et touchant que j'exhume d'une vieille playlist, et juste pour le plaisir, la reprise de MY WAY par YEN TOWN BAND, groupe fictif du film Swallowtail Butterfly dans lequel Chara a connu le succès. Et enfin, voici le pack avec tous les morceaux de cette playlist. Bonne écoute.
Par Ananda - Publié dans : Playlists
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Mercredi 8 juillet 2009
Parce qu'il y a des gens que je respecte (qui ne sont évidemment pas ceux qui font le plus de bruit),  voire admire, j'ai décidé d'ouvrir aujourd'hui une nouvelle rubrique assumant mes vélléités de phagocytose qui sera consacrée aux articles de blogueurs plus ou moins "célèbres" (toute proportion gardée, personne n'est célèbre dans ce "milieu") qui ont accepté d'écrire un petit quelque chose pour mon blog. Aujourd'hui nous retrouvons le délicieux Epikt, propriétaire obsédé du non moins délicieux blog suki-suki-daisuki que je remercie de s'être prêté au jeu et d'avoir été intelligent à ma place.

Mise en contexte : il y a de cela (ouhla !) déjà longtemps (si ça se trouve il avait oublié) le père Ananda m’a demandé si je pouvais pas écrire un petit quelque chose pour son blog, sûrement dans le but sournois de voir un peu de ma notoriété mondiale déteindre sur son misérable bouiboui – qu’il est naïf, c’est mignon. Je ne me souviens plus du cahier des charges, on va donc faire sans. Mais je suppose qu’il fallait y parler de l’Inimitable Sumo en Tutu et y raconter sa vie. Le premier point n’est pas garanti, mais voilà déjà le second : j’aurais bien aimer affirmer que l’idée de cette jolie tribune me fut venue au sortir d’un rêve (authentique et particulièrement terrorisant) où je faisais du covoiturage avec Alex Pilot et M. Poulpe, mais non, il puise sa source dans l’enthousiasme naïf (et mignon lui aussi) d’un nouvel arrivant sur le forum d’un site bien connu et bientôt mort qui entre autres rêvait d’un A-Nation en France...
Rien de nouveau sous le soleil, mais si on s’interdisait certains sujets sous prétexte qu’ils ne sont pas de première fraîcheur, où irait-on ma brave dame ?

NB : Pour contrebalancer la mesure et la tempérance de mon propos cet article sera illustré d’un péremptoire « mais comment qu’on fait pour ne plus être un toquard qui écoute Koda Kumi ? » séparant le bon grain de l’ivraie : réjouissez-vous, vous n’avez même plus besoin d’avoir bon goût pour faire semblant, vous n’avez qu’à suivre mes conseils !
(pour satisfaire à la Ananda-touch il est bien évidemment réalisé avec Paint et très très moche)


Judy and Mary vs An Cafe

Rien à battre de la j-music donc.
(les plus observateurs auront remarqué l’absence de point d’interrogation)

Bref, on trouve souvent sur les sites et forums, de fans comme de pros, (dans leur bouche aussi je suppose, mais je n’ai pas la chance de fréquenter ces gens) des références à cette fameuse j-music et à sa promotion, mission dont les personnes suscitées s’auto-investissent à divers niveaux. Et voilà qu’on nous fait miroiter un monde merveilleux où, grâce aux efforts de ces pionniers, les stars d’Avex côtoieraient sans complexe les têtes d’affiches anglo-saxonnes sur MTV, le gaulois lambda ne ferait pas une WTF-face à l’écoute d’une chanson en japonais et où Ayumi ferait un concert (complet, forcément) par an à Montpellier.
(effet secondaire non désiré : il faudrait alors à tous ces adolescents en quête de singularité chercher autre chose pour jouer les incompris et faire chier Papa Maman, Gackt-sama tournant désormais en boucle dans l’autoradio familial ; mais c’est un autre débat)
C’est cela le but de la « promotion de la j-music » et aucun auditeur de musique japonaise pourrait y trouver à redire, n’est-ce pas ?

Bah si, justement.


Lily Chou-Chou vs Ayumi Hamasaki

En tant que blogueurs, chroniqueurs dans je ne sais quel média, organisateurs de concerts, distributeurs de disques, etc... (voire même simples mélomanes) nous avons choisi un domaine d’exploration privilégié, à moins qu’il ne s’agisse d’un domaine de prédilection qui se soit imposé à nous. Pour faire vite et large, nous le désignons comme « la musique japonaise ». Mais il ne faut pas se méprendre sur ce que l’on entreprend de défendre : investir le champ de la musique japonaise ne nous demande surtout pas de promouvoir « la musique japonaise », ce qui serait une erreur (en plus d’une faute de goût).
La question n’est pas spécifique à la j-music – j’y ai déjà été confronté en écrivant sur le cinéma, un certain nombre de personnes nous demandent de partir en croisade pour « le cinéma japonais / asiatique / d’auteur / de genre / du réel / whatever / ... » – mais, parce qu’il s’agit d’un domaine à la fois à potentiel populaire et faiblement médiatisé, elle s’y pose avec une particulière acuité.

Il est donc préférable de savoir un peu ce dont on a envie.
Et personnellement j’ai pas forcément envie de voir débarquer « la musique japonaise » chez les disquaires, salles de concerts et média français. Pas parce qu’elle y perdrait son âme et moi mon privilège d’initié (m’enfin, semblé-je à ce point égoïste ?), mais parce que dans ses grandes largeurs la musique japonaise n’est pas particulièrement glorieuse : tout simplement j’aimerais que les japonais soient gentils et gardent leurs merdes chez eux.
Je n’ai pas non plus envie que les artistes dont j’apprécie le travail et que pour le coup j’aimerais promouvoir le soient sous l’étiquette « musique japonaise », et encore moins en même temps que cette étiquette. Ce sont les artistes que j’ai envie de mettre en avant, à la rigueur une certaine scène particulièrement cohérente, pas le genre qu’ils empruntent et encore moins le pays d’où ils viennent.


Yumi Nakashima vs Mika Nakashima

<aparté>
C’est une des raisons pour lesquelles ici ou ailleurs on a pu pester contre la programmation de Nolife (moui, tirer contre l’ambulance faisait aussi partie du cahier des charges, ce qui est particulièrement dégueulasse, surtout en ce moment) qui fait feu de tout bois tant que cela relève de « la musique japonaise ».
Dans le même ordre d’idée les rayons « j-music » de certains points de vente (FNAC des Champs-Élysées), qui font pourtant grand plaisir aux fans, nous font bien marrer.
</aparté>


Midori vs Scandal

Ainsi suis-je persuadé que voir Ikuko Harada en concert doit être quelque chose d’assez merveilleux et j’aimerais bien qu’elle vienne en France.
Mais sa venue passe-t-elle par celle de je ne sais quel groupe de visual-kei, girl-band en jupettes, chanteuse de electro-r’n’b-pop à vocalismes ou interprète de génériques d’anime ? Et surtout qui peut raisonnablement croire que, dans une démarche globale de promotion de la « j-music », la notoriété de Kokia et consort puisse aider à celle de Harada ?
Rien ne me dit que la situation prétendue idyllique décrite en début d’article soit en quoi que ce soit favorable aux artistes que j’ai envie de défendre, bien au contraire.

Pas la peine d’être devin pour deviner ce qui surnagera d’une plus grande visibilité de la « j-music » ; il ne s’agit ni plus ni moins de ce qui fonctionne en ce moment et que les labels français commence à travailler (mini-liste juste au dessus). C’est à dire une production qui n’a bien souvent de musicale que le nom et dont la popularité est pour une grande partie subordonnée à la mangamania et/ou au culte de l’exoticu-japan. Voilà un marché qui ne me semble ni très sain, ni particulièrement favorable à ce qui sort des sentiers battus.


Michiyo Yagi vs Rin'

Je sens d’ici venir les raisonnements fallacieux qui essayeront de me présenter cette situation comme bénéfique pour tous.
Donc non, le développement d’un marché et d’un public pour la production commerciale bas de gamme ne favorisera pas l’émergence d’un espace pour une production plus confidentielle et davantage digne d’intérêt. Contrairement à ce qu’affirme le dicton ce n’est pas sur le fumier qu’on fait pousser les roses, pas plus que bouffer de la merde n’affine le palais. On en vient au second raisonnement foireux : la fanbase ne mûrira pas avec le temps (si ce n’est une poignée d’individus à la marge : non significatif) et les inclinaisons du gros du troupeau resteront grosso modo les mêmes (le milieu regorge d’exemples de types écoutant de la musique jap depuis 10 ou 15 ans et qui en sont encore à Ayumi).
Au contraire, l’émergence d’un vrai marché de la j-music consacrera la production commerciale, à laquelle on avait jusqu’à présent (relativement) échappé. En effet, quand il s’agit d’importation d’une production préexistante (car nous n’irons pas jusqu’à penser que le marché français influe sur la production nipponne), un marché non investit massivement est favorable à la production « alternative » (si ce n’est particulièrement pointue, faisant régulièrement preuve d’une certaine qualité) qui profite de l’absence de concurrence. Mais quand la production commerciale aura débarqué et que l’idée d’un rayon « j-music » aura fait son chemin, la production alternative (quand bien même elle aurait profité du mouvement pour augmenter en volume) sera submergée par le nombre.
Pire que ça, parce qu’elle aura acquis un poids et une visibilité, l’image de la production commerciale (peu respectable s’il en est dans 98% des cas) pèsera sur celle de la production alternative, classée sous la même étiquette et noyée dans la masse.


Zazen Boys vs L'Arc~en~Ciel

Cette confusion n’entachera pas la production (grossièrement) dite « underground », qui de toute manière bénéficie déjà d’une distribution dans nos pays ; il n’en est malheureusement pas de même pour des artistes oeuvrant dans des styles qu’on rapprochera plus facilement de ce qui sort sous la bannière « j-music », la pop en tête (vous pensez bien que plus haut je n’ai pas pris Harada comme exemple au hasard). C’est à dire justement ceux qui nous tiennent à coeur et que de temps à autres nous tentons de promouvoir (dans l’indifférence la plus totale bien souvent).
Dans ce contexte, promouvoir la « j-music » est alors un peu comme répandre la fumée qui nous rendra invisible : se tirer une balle dans le pied.
Bref, ça commencera à aller un peu mieux pour la musique japonaise en France quand ceux qui en font la promotion se seront mis dans la tête qu’ils feraient mieux de s’en foutre.

Epikt,
Suki-Suki-Daisuki pour Ananda Network, à vous les studios...
Par Ananda - Publié dans : Ananda et ses amis
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Mardi 7 juillet 2009
Le dernier acte des précieuses ridicules vient de se jouer, Magdelon ne nous hypocondriaquera plus les oreilles de ses complaintes. Les malheurs ont fini par avoir raison de Sophie. Il y a seulement deux mois, mimu était "plus que jamais confiant dans [sa] mission d'information", se présentant comme la CIA des news jpop missionnée par Dieu sait qui pour dire Dieu sait quoi. La folie des grandeurs incarnée par la version anglaise s'est vite transformée en folie des glandeurs sur un mimu en soins palliatifs qu'il a en effet été tout à fait judicieux d'achever d'un grand coup de hache dans une dernière bouffée d'orgueil qui arrivait à point nommé. Et dire que quand je me plaignais d'un marché musical japonais en voie de décomposition, j'étais aussitôt accusé par le Maître des Lieux de ne pas, plus, être un fan de jpop, quand mes artistes préférés demeurent japonais. C'est aujourd'hui un des arguments invoqués pour justifier cette fermeture.

Oui Shito, tu as eu raison d'agenouiller mimu pour lui offrir enfin une fin digne, après ces mois de trépanation intensive. Ecartée des statistiques pour cause de non-unanimité, ma réaction a été dès le départ, "enfin". Nous ne pleurerons pas en agitant notre mouchoir. Le deuil sera de courte durée, demain tout le monde aura déjà oublié, ainsi va la pathétique vie de tout site internet. Nous nous en remettrons parce que l'évidence était là. Cela faisait en fait plusieurs mois que les fans de jpop faisaient sans mimu, quand bien même l'habitude les poussait encore à s'y rendre, tant la mandarine était devenue inodore et sans saveur. Et même indigeste. Le ver était dans le fruit et le Maréchal du maraîcher a eu la décence de le reconnaître. Mais c'est le fruit qu'on enterre, pas le cultivateur et nul n'est besoin de te connaître personnellement pour savoir que ton nom réapparaîtra un jour ou l'autre. Ce qui serait une bonne nouvelle si j'en avais quelque chose à faire. Aussi humain que tu sois, il est probable que tes bons et loyaux services aient pour le moins empêché tout ça de courir dans le mauvais sens, à défaut de toujours aiguiller dans la bonne direction.

La passion a disparu, mais les mots sont restés. mimu aura été de loin le meilleur site jpop existant, avant et après mon départ du reste. A dire vrai, j'ai même parfois eu l'impression que c'était l'unique site jpop existant, et je ne suis certainement pas le seul. Les critiques ont toutefois souvent été justifiées, aussi sévèrent furent-elles au regard de la médiocrité (au mieux) des ersatz et sites-sandwichs nourrissant à l'entonnoir les fantasmes gras de cette pseudo-communauté. Le travail réalisé était sans commune mesure, je le dis avec d'autant plus de prétention que je n'y suis pas pour rien.

Ah, ce ton solennel et pompeux donne beaucoup d'importance à ce non-évènement, aussi vais-je m'arrêter là. Cet article avait quelque chose (presque tout en fait) d'un message personnel, en partie adressé à un site pour lequel j'ai gardé en dépit de tout en grande tendresse. Et après tout, félicitations pour tout ça.

Maintenant, une seule question se pose : à quand nolife ? Ce jour là, ma nécrologie sera autrement plus drôle, je vous assure.
Par Ananda - Publié dans : Rien à foutre
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Mercredi 1 juillet 2009
Parce que je ne fais pas partie des cons qui payent pour rentrer dans un magasin (courtesy of helloprojet.fr), je ne serai pas à la Japan Expo, même pas dans mon cosplay de cosplayeuse car je ne suis point parvenu à me rendre assez peu désirable pour ça. Cependant, je n'oublie pas la mission qui m'a été implicitement confiée le jour où j'ai pris la présidence à vie de ce blog, et puisque toutes les interviews que vous lirez des AKB48 seront substantiellement vides et sans intérêt, avec toujours les mêmes réponses ("Continuez d'écouter les AKB48", "Nous sommes très heureuses d'être en France" et "Nous ferons de notre mieux pour faire de la bonne musique", ce qui manque beaucoup d'herpès et pas assez de japoniaiserie), je vous propose aujourd'hui mon interview exclusive  de ce groupe de légende.



Ananda : Bonjour, et merci de nous recevoir.
Le réceptionniste pakistanais de l'hôtel camélia : Euh ...
Ananda : Bonjour, et merci de nous recevoir.
La femme de chambre pakistanaise de l'hôtel camélia : Euh ...
Ananda : Bonjour et merci de nous recevoir, vous remarquez, j'inclus mes saluts dans mon interview bien que ce soit le summum de l'amateurisme interviewationniste, afin de bien montrer que OUAH vous êtes en face de moi, vous avez vu, je vous ai dit bonjour en vrai OUAH je suis un professionnel du milieu !
Les AKB48, qui à ma grande stupeur ne sont pas 48 mais une dizaine, disons 10, répondent toutes ensemble : Bonjour gozaimasu !
AKB#7 : Nous ferons de notre mieux ganbattesque pour faire ...
PAN !



27h69 - 1 mort. Restent : Garçons - 0 / Filles - 8.5
Nouvelle zone interdite : N'importe quel endroit où il est possible de conserver sa dignité (vive Japan Expo !)


AKB48-1.5 : Oh mon Dieu, elle s'est faite sotsugyouer !

Ananda : Je disais donc, nonosbtamment le morosisme homoérotique planant nuitamment comme diurnement, quoique bien peu au goûter, à l'extrêmité supérieure haute du marché pléthorique et fort peu à notre aise en provenance directement de votre Nation Impériale renouvellement saluée selon une ancestrale rythmique tri-quotidienne par les mélopées et sarabandes ornitho-provenantes, ainsi nommé le Japon car Namie Amuro y sévit toujours à bottes déployées, ainsi donc par conséquent et en conséquence de quoi me permetège si votre ici présente présence m'y -évidemment et de manière évidente- consent, auquel cas l'implicité de ma reconnaissance surgira fort à propos, à introduire mes questions par un questionnement me semblant, et pas en faux, absolutament à propos, cependant dont la trivialité quasi-bestiale ne fait ni ne fesses pas z'honneur à l'intelligance caractérisant votre riche pensée, aussi donc et par conséquent de quoy l'ici présemment présent Ananda en vient à la requête ainsi usant l'esprit de son lecteur autant que sa faculter de laïusser, le public assistant bovidément à vos quotidiennes représentations fait ainsi preuve d'une appréciation sadique-anale bien que symptomatique de celle orale, est il ?
AKB#5 : Tout à fait gozaimasu.

Ananda : Merci de m'avoir ainsi permis de ne pas faire mentir la tradition d'usage de poser des questions plus longues que les réponses.
AKB#5 : De rien, car nous sommes très con...tondantes gozaimasu.

Ananda : Oh tenez-vous donc ! Un élément fort essentiel que je n'imaginais pas recueillir et qui me tourneboule la gadichette si puissamment que j'en oublie de vous poser des questions sur votre virginité.
AKB#1 : Notre manager est très gentil et plein de sollicitude à notre égard. Il a aussi de l'herpès, naturellement gozaimasu.

Ananda : Naturellement u_u (rires) (chuchotis) (regard de travers du manager, un homme fort sinistre, je remarque à cet instant qu'il tient à sa main 10 lanières de cuir, lanières reliées au cou crispé des AKB48-1.5 et me fais le siège d'une réflexion sur ce doux lien qui les unit, suite à quoi je sombre dans une pamoison hors de propos et me réveille cinq heures plus tard, les AKB48-1.5 ont demeuré dans la même position, et leur expression faciale semble figée à la cire, la courtoisie des Japonais n'a aucune limite, le manager semble toutefois faire preuve d'une certaine lassitude et pour occuper dignement son temps électrocute de par une trique adaptée à cet usage les petites filles en jupe) Que disais-je ? Vous ai-je dit que j'étais tout mercifié que vous me receviez ?
AKB#4 : Oui. Gozaimasu.

Ananda : J'ai là une question dont l'impertinence prétentieuse me permettra de me glorifier et je ne vous demanderai même pas si vous me permettez.
AKB#9 : Nous vous le permettons beaucoup.

Ananda : Merci gozaimasu (rires) (bruits de pets et d'accordéon) (un chien aboie, et une caravane passe). Vous avez l'habitude de jouer votre ignoble "musique" devant un parterre crasseux de quadragénaires et quinquagénaires masculins dont la tendance à la pédophilie n'a d'égale chez eux que cella à la xénophobie acquise intra-utero des Japonais, vous avez pensé à des aménagements pour le public de la Japan Expo, certes tout aussi moche et frustré sexuellement, mais moins pourvu en fantasmes de vagins frais ?
AKB#2 : Nous ne nous en inquiétons par vraiment, vous savez, ces cons de pervers qui constituent la totale intégralité de notre public japonais sont là pour le fantasme. Durant notre Live @ Villepinte (93), nous ferons la même chose. Nous n'y allons que pour vendre du fantasme, ce n'est pas le même fantasme, mais c'est du fantasme aussi. Nous allons faire croire aux cons qui y seront que nous incarnons la musique japonaise, ce qui est bien sûr aussi con que la croyance des Japonaises connes que tous les Français vivent dans des châteaux gozaimasu. (le Manager lui jette un regard noir, probablement parce que son visage est agrementé de lunettes de la même absence de couleur, et l'AKB#2 soupire en frémissant).



Ananda : Ah, eh bien, je dirais que c'était très bien, je rajouterai les photos que j'ai prises de vos culottes, d'ailleurs AKB#6, tu n'en portais pas petite coquine ! (le manager enfonce dans sa poche un tissu blanc qui en dépassait légèrement, AKB#6 se met à pleurer, deux ou trois se balancent nerveusement, l'une d'entre elles se met à s'arracher les cheveux et à les manger) Ensuite, eh bien je publierai cette interview en rajoutant plein de voix off pour montrer que je vous ai réellement vues en vrai dans la réalité !
AKB#2 (articulant, sans émettre de sons) : SAU-VEZ-NOUS-GO-ZAI-MA-SU !

Ananda : Désolé, je n'ai pas de lance-flammes, et puis il ne fallait pas être idol ou avoir des parents suffisamment indignes et sans aucune morale pour vous y pousser !
Manager : ?

Ananda : Etonnant cette faculté à émettre des points d'interrogation. Allez, à plus les filles !


Ensuite, j'ai pris mon jetpack et je suis sorti par la fenêtre.
Par Ananda - Publié dans : Décryptage
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Mardi 23 juin 2009
Amis de la powésie sans vibratos ni VOICE, bonjour. Puisqu'en ce moment je suis bien trop occupé à m'occuper personnellement de mon avenir, plutôt que d'écrire un long et pénible article, je vous ai rapidement concocté un petit poème (ou une chanson populaire). Que les amateurs d'arts prennent leur pied et roulez jeunesse !

Con comme un fan de KOKIA


Entendez là une douce complainte
Celle d'un idiot sans grande contrainte
Qui plus encore qu'il en débat
Tient à le dire : n'aime pas KOKIA

Jour de Noël, nuit irlandaise,
Faussement lyrique, musique niaise
Echos et cris, cris et échos
Quoiqu'il en fut, long vibrato

Face le miroir, les dents surgissent
Hors de la bouche, longues elles s'immiscent
Point d'ambition, Certainement pas
Juste des dents, celles de KOKIA

Carré vétuste, rideaux cousus,
Frippes indignes, style révolu
Encore qu'une fois j'ai bien aimé
Je regardais les yeux fermés !

Déshabille-toi, Wasabi doit
Prendre finances, et reste coi,
Dépouillé, bête, et bienheureux
Y'en a-t'il un qui soit sérieux ?

Croisière s'amuse, point de Patache
(Restée à quai avec une bâche)
Plutôt le Zouave ; comme Titanic
Faites qu'il coulât, coulât à pic

Croc à phynances, chandelle verte
A la Jarry, couplet de merdre
Rien à faire là, me direz-vous
Par ma gidouille, donc tudez-vous !

Mais revenons à nos moutons
Ceux de KOKIA, nous l'entendons
Déficients soit, artistiques même !
Ah! quelle tristesse : "KOKIA ON T'AIME !"

Certes son écho se fait entendre
Loin en Navarre, et dans les Flandres
Le volume est décervelant
Plus fort on chante, plus on est grand ?

Ecoute-donc ta VOICE divine
KOKIA niaiseuse, dents de lapine
Satisfais t'en tant que tu peux
Car pour ma part, c'est là bien peu

Joyeuses victimes, handicapées
De leur monnaie, de leur santé
Mentale, entends-je, encore qu'en haut
Dans les oneilles, ils souffrent beau !

Bien pathétiques, autant qu'ils sont
Bien qu'un ou deux sachent la chanson
Que font-ils là, tant peu l'aiment-ils ?
Par habitude sont bien fébriles ...

Fussent-ils poulets, qu'elle les plumât
Fussent-ils gigots, qu'elle les mangeât
Fut-elle artiste, je l'aimerais
Mais point final, m'en garderai.

J'ajouterai là un post-scriptum
Cette poésie, fort belle en somme
Sur une maxime aboutira
"Con comme un fan, fan de KOKIA".
Par Ananda - Publié dans : Rien à foutre
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  • : Fumisterie à vocation vaguement humoristique et au contenu 100% subjectif sur le monde de la Jpop.

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