Mercredi 1 juillet 2009
Parce que je ne fais pas partie des cons qui payent pour rentrer dans un magasin (courtesy of helloprojet.fr), je ne serai pas à la Japan Expo, même pas dans mon cosplay de cosplayeuse car je ne suis point parvenu à me rendre assez peu désirable pour ça. Cependant, je n'oublie pas la mission qui m'a été implicitement confiée le jour où j'ai pris la présidence à vie de ce blog, et puisque toutes les interviews que vous lirez des AKB48 seront substantiellement vides et sans intérêt, avec toujours les mêmes réponses ("Continuez d'écouter les AKB48", "Nous sommes très heureuses d'être en France" et "Nous ferons de notre mieux pour faire de la bonne musique", ce qui manque beaucoup d'herpès et pas assez de japoniaiserie), je vous propose aujourd'hui mon interview exclusive  de ce groupe de légende.



Ananda : Bonjour, et merci de nous recevoir.
Le réceptionniste pakistanais de l'hôtel camélia : Euh ...
Ananda : Bonjour, et merci de nous recevoir.
La femme de chambre pakistanaise de l'hôtel camélia : Euh ...
Ananda : Bonjour et merci de nous recevoir, vous remarquez, j'inclus mes saluts dans mon interview bien que ce soit le summum de l'amateurisme interviewationniste, afin de bien montrer que OUAH vous êtes en face de moi, vous avez vu, je vous ai dit bonjour en vrai OUAH je suis un professionnel du milieu !
Les AKB48, qui à ma grande stupeur ne sont pas 48 mais une dizaine, disons 10, répondent toutes ensemble : Bonjour gozaimasu !
AKB#7 : Nous ferons de notre mieux ganbattesque pour faire ...
PAN !



27h69 - 1 mort. Restent : Garçons - 0 / Filles - 8.5
Nouvelle zone interdite : N'importe quel endroit où il est possible de conserver sa dignité (vive Japan Expo !)


AKB48-1.5 : Oh mon Dieu, elle s'est faite sotsugyouer !

Ananda : Je disais donc, nonosbtamment le morosisme homoérotique planant nuitamment comme diurnement, quoique bien peu au goûter, à l'extrêmité supérieure haute du marché pléthorique et fort peu à notre aise en provenance directement de votre Nation Impériale renouvellement saluée selon une ancestrale rythmique tri-quotidienne par les mélopées et sarabandes ornitho-provenantes, ainsi nommé le Japon car Namie Amuro y sévit toujours à bottes déployées, ainsi donc par conséquent et en conséquence de quoi me permetège si votre ici présente présence m'y -évidemment et de manière évidente- consent, auquel cas l'implicité de ma reconnaissance surgira fort à propos, à introduire mes questions par un questionnement me semblant, et pas en faux, absolutament à propos, cependant dont la trivialité quasi-bestiale ne fait ni ne fesses pas z'honneur à l'intelligance caractérisant votre riche pensée, aussi donc et par conséquent de quoy l'ici présemment présent Ananda en vient à la requête ainsi usant l'esprit de son lecteur autant que sa faculter de laïusser, le public assistant bovidément à vos quotidiennes représentations fait ainsi preuve d'une appréciation sadique-anale bien que symptomatique de celle orale, est il ?
AKB#5 : Tout à fait gozaimasu.

Ananda : Merci de m'avoir ainsi permis de ne pas faire mentir la tradition d'usage de poser des questions plus longues que les réponses.
AKB#5 : De rien, car nous sommes très con...tondantes gozaimasu.

Ananda : Oh tenez-vous donc ! Un élément fort essentiel que je n'imaginais pas recueillir et qui me tourneboule la gadichette si puissamment que j'en oublie de vous poser des questions sur votre virginité.
AKB#1 : Notre manager est très gentil et plein de sollicitude à notre égard. Il a aussi de l'herpès, naturellement gozaimasu.

Ananda : Naturellement u_u (rires) (chuchotis) (regard de travers du manager, un homme fort sinistre, je remarque à cet instant qu'il tient à sa main 10 lanières de cuir, lanières reliées au cou crispé des AKB48-1.5 et me fais le siège d'une réflexion sur ce doux lien qui les unit, suite à quoi je sombre dans une pamoison hors de propos et me réveille cinq heures plus tard, les AKB48-1.5 ont demeuré dans la même position, et leur expression faciale semble figée à la cire, la courtoisie des Japonais n'a aucune limite, le manager semble toutefois faire preuve d'une certaine lassitude et pour occuper dignement son temps électrocute de par une trique adaptée à cet usage les petites filles en jupe) Que disais-je ? Vous ai-je dit que j'étais tout mercifié que vous me receviez ?
AKB#4 : Oui. Gozaimasu.

Ananda : J'ai là une question dont l'impertinence prétentieuse me permettra de me glorifier et je ne vous demanderai même pas si vous me permettez.
AKB#9 : Nous vous le permettons beaucoup.

Ananda : Merci gozaimasu (rires) (bruits de pets et d'accordéon) (un chien aboie, et une caravane passe). Vous avez l'habitude de jouer votre ignoble "musique" devant un parterre crasseux de quadragénaires et quinquagénaires masculins dont la tendance à la pédophilie n'a d'égale chez eux que cella à la xénophobie acquise intra-utero des Japonais, vous avez pensé à des aménagements pour le public de la Japan Expo, certes tout aussi moche et frustré sexuellement, mais moins pourvu en fantasmes de vagins frais ?
AKB#2 : Nous ne nous en inquiétons par vraiment, vous savez, ces cons de pervers qui constituent la totale intégralité de notre public japonais sont là pour le fantasme. Durant notre Live @ Villepinte (93), nous ferons la même chose. Nous n'y allons que pour vendre du fantasme, ce n'est pas le même fantasme, mais c'est du fantasme aussi. Nous allons faire croire aux cons qui y seront que nous incarnons la musique japonaise, ce qui est bien sûr aussi con que la croyance des Japonaises connes que tous les Français vivent dans des châteaux gozaimasu. (le Manager lui jette un regard noir, probablement parce que son visage est agrementé de lunettes de la même absence de couleur, et l'AKB#2 soupire en frémissant).



Ananda : Ah, eh bien, je dirais que c'était très bien, je rajouterai les photos que j'ai prises de vos culottes, d'ailleurs AKB#6, tu n'en portais pas petite coquine ! (le manager enfonce dans sa poche un tissu blanc qui en dépassait légèrement, AKB#6 se met à pleurer, deux ou trois se balancent nerveusement, l'une d'entre elles se met à s'arracher les cheveux et à les manger) Ensuite, eh bien je publierai cette interview en rajoutant plein de voix off pour montrer que je vous ai réellement vues en vrai dans la réalité !
AKB#2 (articulant, sans émettre de sons) : SAU-VEZ-NOUS-GO-ZAI-MA-SU !

Ananda : Désolé, je n'ai pas de lance-flammes, et puis il ne fallait pas être idol ou avoir des parents suffisamment indignes et sans aucune morale pour vous y pousser !
Manager : ?

Ananda : Etonnant cette faculté à émettre des points d'interrogation. Allez, à plus les filles !


Ensuite, j'ai pris mon jetpack et je suis sorti par la fenêtre.
Par Ananda - Publié dans : Décryptage
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 23 juin 2009
Amis de la powésie sans vibratos ni VOICE, bonjour. Puisqu'en ce moment je suis bien trop occupé à m'occuper personnellement de mon avenir, plutôt que d'écrire un long et pénible article, je vous ai rapidement concocté un petit poème (ou une chanson populaire). Que les amateurs d'arts prennent leur pied et roulez jeunesse !

Con comme un fan de KOKIA


Entendez là une douce complainte
Celle d'un idiot sans grande contrainte
Qui plus encore qu'il en débat
Tient à le dire : n'aime pas KOKIA

Jour de Noël, nuit irlandaise,
Faussement lyrique, musique niaise
Echos et cris, cris et échos
Quoiqu'il en fut, long vibrato

Face le miroir, les dents surgissent
Hors de la bouche, longues elles s'immiscent
Point d'ambition, Certainement pas
Juste des dents, celles de KOKIA

Carré vétuste, rideaux cousus,
Frippes indignes, style révolu
Encore qu'une fois j'ai bien aimé
Je regardais les yeux fermés !

Déshabille-toi, Wasabi doit
Prendre finances, et reste coi,
Dépouillé, bête, et bienheureux
Y'en a-t'il un qui soit sérieux ?

Croisière s'amuse, point de Patache
(Restée à quai avec une bâche)
Plutôt le Zouave ; comme Titanic
Faites qu'il coulât, coulât à pic

Croc à phynances, chandelle verte
A la Jarry, couplet de merdre
Rien à faire là, me direz-vous
Par ma gidouille, donc tudez-vous !

Mais revenons à nos moutons
Ceux de KOKIA, nous l'entendons
Déficients soit, artistiques même !
Ah! quelle tristesse : "KOKIA ON T'AIME !"

Certes son écho se fait entendre
Loin en Navarre, et dans les Flandres
Le volume est décervelant
Plus fort on chante, plus on est grand ?

Ecoute-donc ta VOICE divine
KOKIA niaiseuse, dents de lapine
Satisfais t'en tant que tu peux
Car pour ma part, c'est là bien peu

Joyeuses victimes, handicapées
De leur monnaie, de leur santé
Mentale, entends-je, encore qu'en haut
Dans les oneilles, ils souffrent beau !

Bien pathétiques, autant qu'ils sont
Bien qu'un ou deux sachent la chanson
Que font-ils là, tant peu l'aiment-ils ?
Par habitude sont bien fébriles ...

Fussent-ils poulets, qu'elle les plumât
Fussent-ils gigots, qu'elle les mangeât
Fut-elle artiste, je l'aimerais
Mais point final, m'en garderai.

J'ajouterai là un post-scriptum
Cette poésie, fort belle en somme
Sur une maxime aboutira
"Con comme un fan, fan de KOKIA".
Par Ananda - Publié dans : Rien à foutre
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Mardi 26 mai 2009
Aujourd'hui, Ananda vous fait une petite revue de ce qu'il a vu sur internet ces derniers temps. C'est pas toujours joli-joli.

Moi ... Lolita

On commence avec le point jupettes. L'étonnament dégoûtant mais pourtant très au point HelloProject.fr, que dans le fond j'aime bien, nous apprenait dimanche que seulement une partie des AKB48 sera présente à la Japan Expo. Plus exactement, il semblerait que les six membres les plus populaires aient eu autre chose à faire que de jouer devant un public abruti de laiderons nippo-obsédo-ignorants français, puisque les demoiselles ne seront pas de la partie le 03 juillet prochain. Il semblerait que, malheureusement, cette information ne soit pas arrivée aux oreilles des relais officiels, dont Jame, le site du temps de cerveau disponible, qui n'en parle nulle part dans ses news. Cela nous donne deux informations délicieuses : non seulement les Japonais se foutent bien de la gueule des Français, mais leurs très déférents contacts locaux ne se gênent pas non plus.

Les oiseaux se cachent pour mourir
Continuons avec la lente agonie de Charlie Vasilyeva, le newsmaker fictif d'Orient-Extrême, réduit depuis le départ inaperçu de l'équipe de la section musique, à ne plus faire autre chose que relayer les infos et désinfos Japan Expo ou de niveau NOLIFE concernant les prochaines abominations visu à venir en France. En fait, c'est simple, depuis le 23 avril, date de mon anniversaire et de l'hilarante annonce de la venue des AKB48 en France, pas une seule news ne concerne la jpop. Si l'on a la malice de remonter encore un mois avant, jusqu'au 23 mars, date de l'annonce par le regretté Eric Oudelet de son exode, la seule vraie news concerne ... le mariage de miyavi.! Orient-Extrême a longtemps essayé de faire valoir son indépendance, mais quand on s'acharne, en dépit de l'absence de rédacteurs musique, a relayer les informations concernant la "jpop" en France, c'est qu'on a des contacts à satisfaire. Ou a (re)créer.

Partenaire particulier

Restons dans la tambouille des sites généralistes officiels, avec la petite annonce de Shito au début du mois sur mimu. Entre bouffées d'orgueil mystiques ("plus confiants que jamais dans notre mission d'information") et un niveau d'exigence pas forcément extravagant mais qu'on ne retrouve pas ailleurs (les intéressés devront faire preuve "d'un certain recul", c'est déjà ça), il fait encore une fois appel à vous (j'ai déjà donné) pour refleurir son site six mois après son précédent recrutement. mimu serait-il devenu le pôle emploi de la jpop ? Je te souhaite bonne chance Shito, ça risque d'être compliqué, six mois c'est peu pour que les éventuels candidats aient pu passer leur crise de puberté.

SDF
L'imbuvable Utena, propriétaire du site Kumonoito, un bon fansite sur la néanmoins abominable Mika Nakashima, a besoin de votre aide, et sous prétexte d'un changement d'hébergement, vient faire la manche auprès de ses lecteurs, en Français et en Anglais s'il vous plaît. Au milieu d'un web jpop noyé sous les fansites consacrés Ayumi Hamasaki et dont 90% des sites créés finissent sous les décombres après 2 mois de pompage des forums internationaux, on admire sa détermination et on lui souhaite de trouver les fonds. Ce serait dommage que quelqu'un qui fait sérieusement son travail de webmaster doive s'interrompre parce qu'elle ne parle pas d'une artiste distribuée par Wasabi Records.

Try Again

Il y a quelque chose de touchant dans la démarche de Patoriku, le webmaster d'Hikari, LE fansite français sur Sowelu. Le pauvre garçon ne s'intéresse qu'à des artistes en plein naufrage (Yuki Koyanagi, Stephanie ... IL A CONSACRE UN SITE A STEPHANIE) et frôle la dépression quand il se rend compte que privées de public et d'intérêt, ses idoles finissent par disparaître de la circulation. Il s'est cette semaine ému du sort réservé à Sowelu, le pouple du RnB à la japonaise, virée de Sony sans préavis (pour cause de fin de "contract" comme il dit). Voyons Patoriku, tu trouveras bien une nouvelle idole déplorable à vénérer, avant que la loi du marché ne l'entraîne vers les abymes insondables de l'anonymat dans les deux ans. Pourquoi pas Nana Tanimura ?

La petite bête qui monte
Saluons ici les progrès de J-Découverte, dont les membres fournissent des efforts constants pour nous faire découvrir des artistes qui sortent des sentiers battus, ce qui explique le relatif anonymat du site : les auditeurs de jpop se complaisent à 90% dans les sentiers battus. Si on excepte les défauts originels de l'équipe, qui a du mal à s'en défaire (un mépris exprimé dans une prose trop approximative pour être drôle envers les artistes dits "commerciaux" et parfois une fascination pour des pseudo-génies comme Yoko Kanno), le travail offert est franchement satisfaisant, avec des traductions d'interview, des analyses un peu ras-des-pâquerettes mais sincères, une rubrique Panier à salade savoureuse, et, sans le soutien logistique des grands sites généralisants, le site s'offre même le luxe d'interviews exclusives. Tout ça dans un esprit amateur raffraîchissant qui détonne par rapport aux délires grandiloquents des professionnels autoproclamés.
Par Ananda - Publié dans : Décryptage
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 17 mai 2009
"Professionnel du milieu". Si pour vous, ce ne sont que trois mots du dictionnaire, pour moi ça signifie beaucoup plus. Le professionnalisme médian, tel qu'on le nomme entre membres de la "presse web", c'est le ticket d'entrée vers un monde que vous n'imaginez même pas, un monde de privilèges et de bruits de couloir plus fantastique et fleuri encore que la sérologie de Roma Tanaka. Par exemple, alors qu'elle prend place dans deux mois, je serais, en ma qualité de professionnel, habilité à vous faire ici un compte-rendu de la JAPAN EXPO. Malheureusement, depuis le naufrage d'Orient-Extrême dans l'indifférence générale (je pense même que vous avez oublié jusqu'à l'existence d'Orient-Extrême, pourtant, c'étaient des insiders, des vrais professionnels du milieu qui avaient toujours des informations exclusives obtenues de manière également exclusive et qui restaient tellement exclusives qu'ils refusaient de les publier, craignant sans doute le début de la troisième guerre mondiale si ils dévoilaient qui achetait les tampons de Nana Kitade), il y a un cruel déséquilibre entre l'offre et la demande des couilles à lécher. Jetant toute dignité aux ordures, j'ai couru dans le rang afin de remplir le vide laissé par le départ des ninjas-suceurs d'Orient-Extrême en criant "JE VEUX UNE INTERVIEW JE FERAI TOUT CE QUE VOUS VOUDREZ, TANT PIS POUR L'INTEGRITE". Les grands manitous de la jpop, du haut de leur trône de platine, ayant été satisfait de ma prestation orale, ont accepté de faire de moi la vitrine publicitaire que j'ai toujours rêvé d'être, sous des conditions simples. Je peux donc désormais avoir accès à toutes les interviews à condition de ne jamais poser de questions qui dérangent et à tous les concerts à condition de ne jamais en dire de mal, avec pour seule contrainte de parler régulièrement de toutes les choses scandaleuses que les over-professionnels du milieu inventent pour pomper le fric d'ados débiles, en ravalant tout avis personnel. Comme ça par exemple. Le matériel m'a même été fourni : une sonde à coloscopie pour les lives, des ferreiro rochers pour les interviews et une machine à censure automatique pour mes comptes-rendus.

J'ai donc aujourd'hui la fierté que maintenant que je me suis inséré dans la crème de la crème du milieu professionnel, ou plutôt que le milieu professionnel m'a inséré sa crème (et que mon milieu à moi se sent en voie de professionnalisation), vous pouvez vous attendre à trouver sur ce blog des live reports toujours plus nombreux et des interviews toujours plus audacieuses, et ce jusqu'à ce que je m'en lasse, comme de tous les autres concepts de ce blog !
Par Ananda - Publié dans : Décryptage
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Samedi 16 mai 2009
C'est bien beau de dire que la musique japonaise ça craint, mais tel des porte-paroles de l'UMP lors de chacunes de leurs interventions télévisées, je vous entends murmurer "c'est facile de critiquer, mais il faut aussi proposer". Voici donc le retour de la playlist d'Ananda, avec en toute simplicité aujourd'hui, la playlist qualité, certifiée par moi-même.

ACO - ya-yo!, parce que je suis sûr que ça vous mettra de bonne humeur. Après des débuts pop teintés de RnB facile pas forcément trop exceptionnels, voire franchement nazes, ACO s'est imposée au long de sa carrière comme une valeur sûre de l'electronica japonaise, à la faveur d'un virage à 180° salutaire bien qu'incompréhensible. Collaborations avec DJ Krush, Yoshinori Sunahara de Denki Groove, les Islandais de Mùm, albums réjouissants, ACO sait visiblement s'entourer. En 2005, c'était notamment avec le DJ Taeji Sawai qu'elle s'associait pour le mini-album mask, plus dance et moins planant que ses travaux précédents (et moins bon aussi). A deux, ils écrivent et composent ce ya-yo! joyeux, mignon, aérien, remuant et pas prise de tête pour deux sous. De la pop électronique intelligente et coconne à la fois qui vous mettra du baume au coeur. A l'occasion, jetez un oeil au délicieux clip.

Takako Minekawa - FANTASTIC CAT, parce que Takako Minakawa est la grande voix que Kahimi Karie aurait rêvé d'être. Il est vrai qu'à côté de Kahimi Karie, tout le monde a de la voix, et qu'en fait, celle de Minekawa est à peine plus puissante. Artiste complète (comme on dit), cette dernière ne partage pas avec sa copine Kahimi qu'un passé commun dans le groupe Fancy Face Groovy Name (si vous trouvez un nom de groupe plus cool que ça, je me coupe les couilles), et un mari (Cornelius, pape international du shibuya-kei qui a vendu plus à l'Occident que n'importe quel groupe de visual kei, qui pourtant hideux, est l'ancien petit-ami de Kahimi Karie et le mari de Takako Minekawa), mais aussi un succès considérable sur la scène shibuya-kei des années 90. FANTASTIC CAT est un morceau pop typique du genre : easy-listening et pourtant travaillé et entraînant à s'en damner, la faute à cette flûte complètement crétinisante se superposant aux arrangements électroniques du titre. Un grand moment de fraîcheur narta.

UA - Otoko no Onna, et en version live extraite du concert Sora no Koya, en 2003 s'il-vous-plaît, et parce que la voix d'UA est toujours aussi magique. Je soupçonne ce morceau d'être trop étrange pour beaucoup d'entre vous, et c'est bien dommage parce qu'UA est tout à fait fabuleuse en live, c'est d'ailleurs pour ça que c'est peu probable qu'elle vienne un jour en France (mais hey, on a déjà SCANDAL et les AKB48). Les arrangements sont magiques, les instruments sur scène instaurent une ambiance qui appelle au voyage, tandis que la voix chaude et grave d'UA couronne le tout avec toute la joyeuse disharmonie qu'on lui connaît. Otoko no Onna est un morceau complexe, mais c'est avant tout une atmosphère world qui tient de l'expérience inédite et intense. Pour peu qu'on accepte de se laisser porter, ce titre est tout simplement exceptionnel.

Yuu - Amai Mizu, parce qu'il faut vraiment avoir très mauvais goût pour ne pas aimer Yuu. Chanteuse et guitariste du groupe de vrai rock GO!GO!7188, Yumi Nakashima (un nom somme toute assez lamentable) est une mutante qui dans le carcan conformiste japonais écrivait de furieux morceaux punk à 20 ans. Après le succès très mérité de son groupe, Yuu décida en 2004 d'écrire et de composer un album solo ma foi très bon aux allures de démo technique où elle se permettait de varier les influences pour partir dans la pop, le jazz (aaah Senjou no CHERRY), ou tout simplement d'autres formes de rock, avec pour référence Shiina Ringo, entre autres. Sur cet album figure la ballade Amai Mizu qui est tout simplement un morceau sublime. Pas de nappes de violon, de boîte à rythme ou de guitare andalouse. Pas de choeurs ethniques ou de mélodies celtiques. Yuu a trop de goût pour partir dans les excès habituels des Japonais et ne se permet qu'un simple piano, particulièrement virtuose. Et pourtant, le morceau sonne terriblement japonais, avec une interprétation traînante et déchirante, magnifique et sensible, en particulier sur la dernière reprise du refrain qui vous étreint le coeur et vous le déchire à mains nues. La voix de Yuu est magnifique. Elle ne ressemble pas à celles de Yuna Ito ou de Miliyah Kato, qui n'ont pas d'autres ambitions que de copier leurs standards. Elle n'essaye pas de calquer et assumes ses origines. Elle est nasale et incroyablement claire. Et triste. Certains reprocheront au morceau sa longueur, d'autres sa sobriété, et ils auront juste tort. Si vous ne deviez télécharger qu'une chanson sur les quatre, ce serait celle-là.

Et pour ceux qui ne voudraient pas télécharger individuellement, voici une archive des quatre. Vous n'avez plus d'excuse.
Par Ananda - Publié dans : Playlists
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Dimanche 10 mai 2009
Mises à part les personnes très sensées qui arrivent sur ce blog en émettant le délicat souhait que YUI ferme sa gueule, je ne sais pas vraiment pourquoi vous venez sur ce blog, et à vrai dire, je m'en fous presque. J'arrive à imaginer que c'est pour la qualité exceptionnelle de mes montages ou pour mon humour subtil dont le cynisme le dispute à ma flamboyante plume. Aujourd'hui, je me permets une digression puisque cet article ne devrait rien contenir de tout ça, et que je vais tenter d'être sérieux cinq minutes. Parlons un peu de musique.

Je crois que la musique japonaise a un problème. Je ne parle pas ici des horreurs glorifiées à longueur de pages sur myjpopworld ou du gros nez de Nami Tamaki, mais on pourrait quand même commencer par là, parce qu'après tout, c'est par là que nous commençons presque tous à écouter de la jpop. Nous avons tous dans nos cartons (et probablement même dans nos icônes pour la grande majorité d'entre nous) une ribambelle de produits sans grand talent (voire sans talent du tout) qui ont pour eux l'avantage de l'exotisme. Ayumi Hamasaki (et je ne cite clairement pas la pire) et consorts n'ont pas de grandes ambitions artistiques et hormis les damnés du bon goût persuadés que Mirrorcle World est un morceau expérimental et audacieux, n'apportent pas grand chose d'autre qu'un plaisir simple et immédiat. Et après tout, ce n'est pas un problème, tout le monde a besoin de s'aérer l'esprit et chacun voit midi à sa porte. Tout auditeur de musique n'a pas pour ambition d'être, sitôt le bouton play enfoncé, bouleversé par une démarche artistique inédite, et le fait d'apprécier un morceau pour ce qu'il est est en soi une raison suffisante. La pop japonaise concentre une quantité phénoménale d'ignobles merdes, est très rarement créative et est presque toujours étouffée sous un conformisme poussiéreux qui lui donne dix bonnes années de retard sur sa référence, la pop anglo-saxonne, la faute à un grand public japonais aux goûts sclérosé et à la demande peu pointilleuse. Cependant, elle offre souvent l'avantage d'être divertissante, ne tirons donc pas sur les ambulances. Le problème est ailleurs que dans la pop "mainstream", qu'il ne faut pas voir pour ce qu'elle n'est pas (de la bonne musique), et tient pour grande partie, je pense, au manque de culture musicale des Japonais.

Je repousse dès maintenant l'argument que l'on pourrait m'opposer si on avait le courage de lire cet article jusqu'ici : la musique japonaise est destinée à des Japonais et n'a pas à être jugée par des critères occidentaux, ce à quoi j'oppose à mon tour un argument. La production japonaise utilise globablement les mêmes règles musicales que la musique occidentale, dont elle s'inspire (pour ne pas dire "qu'elle pompe"), et l'existence d'artistes -pour le coup- très doués au Japon prouve de toutes manières qu'il est possible, même en s'adressant au marché japonais, de faire preuve de talent.

Revenons au manque de culture, et à ses conséquences, directement visible dans deux genres majeurs ayant presque toujours perdu toute substance après leur traversée du Pacifique : le rock et le rap. Porteurs d'un sens et d'une histoire, ces deux genres sont de magnifiques exemples de la catastrophe qu'est le tamis japonais. De ces deux mouvements, les Japonais n'ont finalement compris et repris que l'attitude. Des innombrables révoltes que contient l'histoire du rock, les Japonais n'ont assimilé que le vernis à ongle noir (cf Anna Tsuchiya), des revendications sociales du hip-hop (certes, le hip-hop américain n'est plus souvent porteur de ces revendications), ils n'ont retenu que les casquettes et les attitudes simiesques. Dans les deux cas, ils ont digéré, évacué les déchets, et assimilé un résultat light et sans saveur aucune. Le résultat en est pour le moins paradoxal, puisque l'on s'est retrouvé avec des groupes à l'apparence extrême fournissant des mélodies mièvres, avec par exemple le visual kei (ceci est également arrivé aux USA avec Kiss et l'ensemble du Glam Rock, mais n'a jamais eu, contrairement au Japon, valeur de règle). Je ne parlerai pas ici de tout l'aspect commercial (pourtant très lié), juste une remarque sous forme de question : peut-on se revendiquer comme un groupe de rock quand on aligne les génériques d'animes (au delà même de l'aspect artistiques d'ailleurs) ?

Mais finalement, on reste ici dans un cadre purement commercial. Ces groupes n'ont pas plus d'ambition artistique que ceux du premier paragraphe. Ils se contentent de jouer la même soupe tiède et dégueulasse que leurs collègues. Rentrons plus profondément dans la bouse si vous le voulez bien.

Que reste-t-il quand, comme moi, et la majorité des gens de mon âge qui ont déjà quelques années de jpop au compteur, on finit par réaliser qu'il y a peu à attendre du marché "mainstream" japonais ? On essaye de se tourner vers l'alternatif, et le tableau n'est en fait guère plus reluisant. Je ne veux pas me mettre à dos mon avis Van, mais il est même possible que beaucoup des Japonais se réclamant d'une lignée alternative rajoutent à leur manque évident de talent le pêché d'orgueil. Leurs fans sont d'ailleurs souvent assez grattinés dans leurs propos, en particulier ceux des habituels compositeurs de musique d'animes (on y revient) dans la lignée de Yoko Kanno, Yuki Kajiura ... Si il est vrai que Kanno a composé nombre de thèmes marquants en situation, sa production n'a pas grand chose de créative ou d'originale (elle est même connue pour ses "emprunts"). Difficile, quand on fonctionne principalement sur commande, de bouleverser l'art, et finalement, les choeurs grandiloquents posés sur des envolées de cordes du thème d'Escaflowne, pour poignants qu'ils sont dans la série, n'en restent pas moins des moyens efficaces destinés à souligner une action et s'appuyant sur des recettes archi-connues et franchement un peu poussiéreuses. Reste que la plupart des compositeurs du genre passent leur temps à se vautrer assez piteusement dans le mauvais goût avec une accumulation défiant toutes les règles de la musique de sonorités qui jureraient même jouées à trois kilomètres les unes des autres : "et que je te mets un choeur tribal, ça ira forcément avec les nappes de synthé, je suis pas très sûr pour l'accordéon mais je préfère le garder, sinon je devrais retirer la soprano". Et je crains de ne pas vraiment caricaturer.

Et pour en revenir à la fois à nos artistes alternatifs et au manque de culture, j'ai l'impression que c'est paradoxalement chez eux que ces carences se ressentent le plus. On peut prendre l'exemple de la très mauvaise Akiko Shikata, à laquelle Van a fini par convertir plusieurs auditeurs dont le bon goût reste par ailleurs largement contestable, ceci expliquant cela. Du reste, même Van le dit : Akiko Shikata c'est too much et mal digéré. Je rajouterais que c'est de très mauvais goût et particulièrement agressif pour les oreilles. Et c'est le problème de beaucoup de nos artistes alternatifs : quand ils n'insultent pas les oreilles de leurs auditeurs avec des bouillies particulièrement bouffies d'une solennité surexagérée dans la plus grande tradition des thèmes de RPG (j'aime beaucoup les RPG, ce n'est pas le problème), ils le font insolemment avec une abondance de revendications d'influences dont ils n'ont rien compris. Faut-il avoir exploré tous les bruitages de son clavier, tous les sons de sa banque du même nom, pour fournir un travail recherché ? Quand à côté, le travail sur la composition est parfois franchement minime au mieux, prétentieux au pire, je préfère infiniment écouter quelqu'un comme Ikuko Harada, dont la musique est sobre mais infiniment plus recherchée et moins bâclée.

Je pense que j'ai dit ce que j'avais à dire pour cet article.
Par Ananda - Publié dans : Décryptage
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Samedi 2 mai 2009
Vous l'avez probablement remarqué, si ma prose, ma langue et ma fougue rédactionnelle me rendent moins déplorable que d'autres sur le plan de l'écriture, je suis un très mauvais publicitaire. Incapable de donner des titres intéressants à ce qu'il convient d'appeler mes articles (c'est-à-dire les mots que j'aligne bêtement quand je m'ennuie ou que je veux insulter quelqu'un), je me complais à ignorer les règles les plus élémentaires de l'appel en empilant de vaines phrases dans des introductions qui n'en ont que le nom puisqu'elles n'introduisent pour ainsi dire rien d'autre qu'elles-mêmes. Résultat, je suis en déficit de racolage, ce qui est un comble. C'est dans le but de pallier ce défaut que j'ai décidé de faire confiance à mes visiteurs. Après tout, qu'est-ce qui, plus encore que les mots-clés d'entrée sur ce blog, pourrait me renseigner efficacement sur ce qui vous attire, vous, lecteurs ?

Rentrons directement dans le vif du sujet. A ma grande douleur, après les recherches me visant directement du type "ananda blog", "ananda ringo" (merci pour celui-là) ou "ananda, fais-moi l'amour je t'en prie" (je mets de côté la personne qui me confond avec Hard Gay et recherche "ananda cuir"), ma principale pourvoyeuse de visite s'appelle Leah Dizon. Oui, vous avez bien lu, pour une raison ou pour une autre, c'est en cherchant des informations (du type de celles réunissant un string, du topless et de belles voitures) sur une déficiente mentale transexuelle (voire trans-espèces) dont la devise est "La dignité, pas pour moi !" que la plupart des gens qui atterrissent par hasard ici arrivent. Un peu comme si ce blog était une boutique et que Leah Dizon était une rabatteuse en bikini qui couinerait aux passants d'entrer. Sans jugement de valeur (en fait, si), j'en viens quand même à me demander si ceux que Leah Dizon intéressent trouvent leur compte ici, d'autant plus que bien que sur la première page, le lien vers mon blog ne mène pas à un article particulièrement clément envers elle. Signalons au passage le bons sens de la personne qui aura cherché "leah dizon de merde" et la requête étonnante d'un garçon en fleur (probablement) "leah dizon paris hilton". Dans la catégorie des nouvelles désolantes du même ordre, Nana Tanimura m'aura apporté quelques visiteurs.



De manière moins surprenante et plus en conformité avec le contenu culturel des articles de ce blog, je tiens à remercier la branlette compulsive des rôdeurs d'internet, puisque les recherches ayant trait au porno m'apportent un nombre conséquent de visiteurs. Du sobre "voir x" au troublant "porno pour les moins de 12 ans" (Dora Dora Dora l'exploratrice) en passant par le très classe "nana cul" (celui-là est en fait très inquiétant puisque je n'apparais qu'à la dixième ou à la onzième page, ceci dévoilant qu'il y a au moins une personne au monde qui n'arrive pas à se satisfaire de dix pages de porno), jamais ne remercierai-je assez cette envie irrépressible de se vider les couilles une fois par jour qui saisit tous les garçons dans l'âge tendre. Classique mais efficace, "japanese av blog" me donne des idées. Même dans ce domaine, certaines requêtes se font touchantes de curiosité et de naïveté, tel l'ingénu "footjob témoignages". Enfin, pensons à Epikt qui sans l'avouer s'inquiète sur sa stabilité mentale : tu n'es pas le seul à t'interroger sur tes déviances, comme le démontre un très joli "morning musume pédophiles", recherche venant du reste souligner le sérieux de mon travail d'investigation dans ce domaine. En parlant de déviances, je me trouve un peu vexé que google renvoie vers moi la recherche "transexuel.com", encore que j'ai une fois de plus employé ce mot dans le paragraphe d'au dessus. Le romantisme n'est toutefois pas mort, puisque certains ont bien assimilé qu'il reste un moyen pour niquer à peu de frais et demandent donc "lettre d'amour bien ou mal ???" avec trois points d'interrogation, comme si à l'autre bout du web se tenaient les opérateurs google chargés de compiler en quelques fractions de seconde les sites renvoyant au sujet. Pour finir sur ce sujet, une question : X JAPAN, ça peut être considéré comme du porno ?



Enfin, il y a les perturbants, débiles ou complètement décalés, dont le meilleur représentant doit être "video avec technique habillage personnes hemiplegique ". Doux Jésus (je crois que je vais également faire cette recherche en fait) ... Dans le genre qui met toutes les chances de son côté, "natsukawa rimi chanteuse japonaise" est fort mignonne, avec un internaute qui s'arrache les cheveux de toujours tomber sur la célèbre chanteuse turque Rimi Natsukawa. Google me flatte avec "msn de stars" tout en m'inquiètant de la survie d'une civilisation dont certains représentants espèrent trouver l'adresse msn de Scarlett Johanson (probablement plutôt de Bill Kaulitz en fait) sur google, tandis que j'ose espérer que "kokia patache" renvoie au plan d'attaque de la première offensive juste et mesurée des Talibans contre le monde occidental.

Pour finir, je signale qu'évidemment le titre de cet article est une recherche ayant abouti ici. Et finalement, au-delà de mes chiffres de visite sympathiques et de vos retours parfois positifs, ma plus grande fierté quant à ce blog est qu'on puisse y arriver en tapant "yui ta gueule" sur google. Et ça, ça n'a pas de prix.
Par Ananda - Publié dans : Décryptage
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Lundi 27 avril 2009
Il en faut peu pour me titiller, c'est quasiment de notoriété publique. Une odeur de tabac, un dragibus, un doigt bien placé ou en règle générale ce qui brille, luit, suinte, voire purule, suffit à attirer mon attention. De plus, bien qu'ils soient petits, et délicieusement en amande -et Dieu sait qu'il y a une armée de cons qui payeraient pour avoir mes yeux, en gros tous les attardés sébumés au pseudo trouvé dans Naruto ou Bleach-, il en faut peu pour me les ouvrir et me faire voir la vérité en fesse (jeu de mot adapté au fait qu'on va parler de gueules de culs).

 C'est donc le charmant Shuya (Barnabé-Aristide Mouillette de son vrai nom), vivant à Brenouille dans l'Oise, mais qui n'a jamais hésité à s'aventurer au moins jusqu'à Goincourt et Saint-Martin-le-Noeud, 17 ans et encore vierge pour 10 ans, fan de Gad Elmaleh, de son compatriote picard Jean-Pierre Pernaut et de Kumi Koda, qui apporte sa pierre au monumental édifice de la connerie sur un article ma foi fort moyen. Dans ce que je me plais à imaginer être un accès de rage bouffie et postillonnante, probablement après avoir demandé à ses parents d'écrire une lettre à Wanadoo (on est dans l'Oise après tout) afin qu'ils ferment mon blog, il prend ses couilles à deux mains et se saisit de son clavier pour nous gratifier dans une langue approximative et franchement plus pénible que moi dans mon dernier article de l'axiome de la semaine, dans la lignée philosophique du bouleversant Toutes les femmes sont belles de Franck Michael : "La femme asiatique, c'est de l'art".



 Finalement, Shuya me permet de m'exprimer sur un sujet qui, je le sais, vous tient beaucoup à coeur (et ailleurs) : la représentation sociale du corps féminin au Japon. Après tout, étant un journaliste et un professionnel du milieu, il est des responsabilités qui m'incombent particulièrement, et notamment celle de réaliser occasionnellement un véritable travail d'investigation afin de me donner une caution morale. Le bon côté des choses, c'est que puisqu'un journaliste web est à un journaliste ce que le cybersex est à une relation sexuelle, ces responsabilités fantasmées sont assez volatiles et me permettent de recycler ce sujet en un "les chanteuses japonaises moches" beaucoup plus utile à la société. Bienvenue au Japon, le pays où, si vous avez la vingtaine et l'intention de vous lancer dans l'esclavagisme en tant que victime en signant en major, vous avez statistiquement le plus de chances de ressembler à un transexuel quadragénaire (à moins de vous appeler Lady Gaga, auquel cas vous ressemblerez à un transexuel quadragénaire sur le plan international). Passage en revue non exhaustive des aberrations qui me viennent à l'esprit.

Comment ne pas commencer par la plus porcine de nos bonnes copines, Kumi Koda et son physique de cochonne double emploi : chercher des truffes dans le Périgord et faire de la prévention pour le planning familial. Parce qu'elle a un corps tout à fait décent (j'entends par là qu'elle a gardé ses nichons de grosse) et qu'un bon hairstyle peut lui donner un style remarquable, on a tendance à oublier que Kumi Koda c'est avant tout un visage tellement ballonné à l'hélium qu'on ne sait parfois plus si elle nous montre son derrière ou son devant, ou son devant-derrière, surmonté d'un groin tellement gros qu'il attire les petits objets à lui. Rembourrée à la pâte à modeler, la face de Kuu se déforme au rythme des états émotionnels par lesquels passe sa propriétaire (encore qu'avex soit probablement propriétaire du "visage" de ses gagneuses), à un point tel qu'on ne sait plus ce qui est le plus effrayant : son sourire tout droit venu de l'enfer ou l'écoulement de son liquide amniotique par l'ensemble de ses pores en période de grande émotion (quand quelqu'un s'intéresse plus à elle qu'à ses seins par exemple).

 Mais il n'y a pas que Kumi, exemple le plus frappant des miracles de la célébrité. De Nami Tamaki qui ressemble probablement à votre grand-mère et dont la seule partie du corps qui peut rivaliser avec ses lourdes mamelles en terme d'excroissance est son nez péninsulaire à Yuna Ito sur le menton de laquelle on pourrait pique-niquer à 10, en passant par les ravissantes métisses Leah Dizon, fame whore et jeune maman, et Stephanie, cellulite et moules-mayonnaise, la jpop regorge d'oeuvres d'art issues de l'esprit d'un créateur ironique et à côté desquelles Asami Konno est troublante de sensualité. Et comme si un maquillage qu'on n'oserait pas porter au Bois de Boulogne (je le sais, j'y étais la semaine dernière) ne suffisait pas, le naturel fait de la résistance : dentition abstraite, acné persistante, excroissances disgrâcieuses ...

Ce que j'en pense, c'est que l'art est parfois indigne. Ah oui, et aussi que l'expression artistique d'une chanteuse devrait se chercher dans sa musique, pas dans son physique. Mais je reconnais que c'est chiant.








EDIT : Bon, soyons honnêtes un instant, les Japonaises n'ont pas le monopole de la mocheté, en témoigne ce monstre-serpent-mangeur-de-bébés.

Par Ananda - Publié dans : Décryptage
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 23 avril 2009
On le sait, l'herpès ne saurait être vaincu, et fut-elle disparue, la disgrâce rejaillit au point du jour tel le lyrisme dans cette introduction et je me rappelle donc en ce jour d'anniversaire à votre délicieux souvenir. Après que l'anniversaire de ce blog piteux fut passé dans l'indifférence général -y compris et surtout la mienne-, c'est au tour du mien de se rappeler à -cette fois- ma mémoire. J'ai donc décidé d'avoir 23 ans aujourd'hui, car ne croyez pas qu'à l'instar du commun des plombiers le temps s'impose à moi, et si je le voulais, j'en serais resté à 20 ans sans problème. Tout cela pour vous dire que j'estime le moment choisi pour écrire un article quasi-posthume de commémoration afin de ravir votre sombre ennui quotidien de ma verve sublime, de mes considérations opaques et de mes balistos, car j'ai tendance à chercher mon inpiration dans les calories, comme d'autres le font dans le poppers, encore que dans ce cas là je crois confondre avec autre chose, une chose que les fans féminines de L'Arc~en~Ciel, dans leur grande laideur, n'ont pas la joie de connaître. Magré une actualité jpop plus pathétique que jamais aussi pathétique qu'elle l'a toujours été, ce n'est pas de musique que je vais vous parler aujourd'hui, je ne me donnerai pas cette peine pour un public apparemment prêt à payer 90€ pour voir KOKIA échoter sur La Patache™, en dépit de toutes les recommandations sanitaires des autorités compétentes (je veux dire : moi). Me sentant de méchante et insultante humeur, je préfère constater le caractère toujours plus désolant des blogs jpop, dont l'absence de talent des auteurs, non contents de noircir l'internet de leurs inepties, persistent et signent dans une nullité à la puissance d'agression symboliquement équivalente à celle représentée par une éternelle paire de bottes en cuir sur une guenon défraîchie. A vous tous, compagnons blogueurs au style avoisinant les -272°, et à vous tous lecteurs dont le rêve caché est d'être un jour célèbre auprès des télespectateurs de NOLIFE, je vais vous dévoiler les six règles pour devenir Ananda, afin que vous aussi vous puissiez vous construire en semi-célébrité d'un microcosme dont vous n'avez rien à foutre peuplé de gens dont vous vous battez les yeux et que vous puissiez ainsi donner votre avis sur les grandes et petites polémiques qui l'agitent (je veux bien sûr parler des geignarderies de notre ami Shito).

1- Travaillez votre style

Première règle, primordiale si il en est, si les gens aimaient le vide, Hixi serait le roi du monde (au cas où vous ignorez de qui il s'agit, il représente au sein du web jpop français ce que représente Lio au sein du Jury de la Nouvelle Star). Je suis bien conscient qu'il est impossible d'atteindre le niveau de virtuosité de mon inimitable style, je le sais d'autant mieux que j'ai essayé et que j'ai raté. Si votre dernière lecture en date est le plus récent volume de Naruto, si au dessus de trois syllabes dans un mot et deux propositions dans une phrase, vos neurones s'affollent comme les papilles d'une fan de L'Arc~en~Ciel devant une tartiflette, ou si Ai Yazawa est pour vous l'auteur le plus significatif de la littérature japonaise, vous n'en êtes cependant pas réduit à l'injection de chlorure de potassium pour autant. Enfin si, mais les trois lecteurs intelligents (ceux qui connaissent le sens du mot "apologétique", c'est-à-dire certainement pas moi) seront priés d'être magnanimes un instant, il existe une astuce tout à fait simple pour fleurir et personnaliser votre style, il s'agit de la méthode dite "schtroumpf". Choisissez-vous un mot-leitmotiv et entrez dans un monde aux possiblités infinies (c'est presque ce que j'ai fait avec "herpès", même si il s'agissait dans mon cas d'un stratagème pour vous dissimuler mes hémorroïdes) ! Attention à l'effet "syndrôme de Tourette" : si vous ne voulez pas ressembler à Van, fixez votre choix sur un mot neutre, comme dans cette phrase : "Bonjour ! Aujourd'hui nous flan-aux-oeufons en toute flan-aux-oeufs-itude un petit flan-aux-oeufs". Soyez sûr que de cette manière, votre style s'imprimera dans le cerveau de vos lecteurs et qu'ils vous reconnaîtront automatiquement à la moindre de vos manifestations !



2- Maîtrisez la technique au service du visuel
A-t-on déjà vu un blog à fort contenu rédactionnel écrit en blanc sur fond noir sans images (pas même du pénis de l'auteur) obtenir des records d'audience, ou même une audience d'ailleurs ? Un habillage austère ne fera que vous desservir, n'oubliez pas que vous vous adressez à des amateurs de jpop, pas de Chopin ou autre pédanterie. Sachez qu'aucun gif de chaton remuant la patte ou se masturbant ne sera en trop pour quelqu'un qui trouve Ayumi Hamasaki belle ou les tenues de Namie Amuro de bon goût. Les amateurs de la musique d'un pays qui aurait pu permettre à Nana Kitade de faire carrière si elle n'avait pas explosé au décollage comme l'avion d'Aaliyah sachant à peine lire, faites comme Japanista et abreuvez-les d'images. Inutile d'être graphiste, j'ai peine à y croire, mais un miraculeux logiciel gratuit vous permettra de laisser libre cours à vos talents créatifs : MS Paint. Munissez-vous d'une image de la star piscicole dont vous voulez parler, et c'est parti pour tout un univers de montages plus vrais que nature.



3- Faites preuve d'humour
Lady Teruki l'a compris avant tout le monde, et si elle avait su l'appliquer, Hixi serait Ronald Mac Donald, l'humour est la clé du coeur de vos lecteurs ! Quoi de plus triste qu'un blog enchaînant les états d'âme plaintif de son auteur au long de colonnes tristes comme un bébé koala dans un bain d'acide. Ne dit-on pas "Lecteur qui rit, lecteur vole un boeuf" ? Une blague insultante, voire raciste/homophobe/antisémite, bien placée vous offira l'appréciation de la société et des plaisirs dont j'ai peine à parler ici, n'oublions pas que ce blog est hébergé par une société appartenant à TF1. Toutefois, si vous n'êtes pas plus drôle que la Miss Météo de Canal, ne désespérez point encore, vous vous rendrez vite compte qu'un humour hilarant est à la portée de tous, même sans aller jusqu'à recopier toutes les bourdes de JaME. Avec un peu d'imagination, même le le plus parfait et tordant des  jeux de mots revêtra un caractère nouveau qui plongera dans l'hilarité la plus totale vos lecteurs ébahis de la finesse de votre esprit. En voilà un exemple : avec la vivacité de la syphilis, on peut transformer le déjà incroyablement drôle "comment vas-tu, yau de poêle ?" en un "comment vas-tu, rlute ?" qui fera se tenir les côtes à vos fans. Enfin, si votre faible capacité intellectuelle ne vous permet pas cette gymnastique subtile, contentez-vous, comme moi, d'insérer des grossiéretés au milieu de phrases compliquées dont vous ne connaissez pas le sens. Exemple : "Cette individulaité en soi, réelle, est d'abord, à nouveau, une [individualité] singulière et déterminée ; la réalité absolue, telle qu'elle se sait, est par conséquent, sous la forme où elle [égale l'individualité] devient consciente de cette même [réalité], la [réalité] universelle abstraite, qui, sans emplissage ni contenu, est seulement la pensée vide de cette catégorie, bite.(La phénoménologie de l'esprit, nichons. Hegel)".



4- N'ayez pas peur de parler des sujets qui fâchent

Que ce soit au service/à la servitude des professionnels, comme certains rédacteurs bien méconnus de sites bien connus ou pour votre épanouissement personnel, l'engagement militant est une des clefs de la réussite de votre blog. Si comme moi les problèmes de la France industrielle vous font chier ou que vous trouvez le sujet de l'expulsion des sans-papiers galvaudé, vous n'avez qu'à vous trouver une niche et ne plus jamais en sortir. Ayant à coeur d'informer mes lecteurs des affolants dangers représentés par la propagation des infections sexuellement transmissibles (car qu'est-ce qui crie plus "IST" que "pop mielleuse japonaise" ?), je vous ai ici abreuvé de mes mises en garde et ai l'humble certitude de vous avoir ouvert des yeux aux paupières pourtant bien collées par le sp... le fou... la colle. Cette position où l'on dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas n'est pas la plus aisée à tenir et vous vaudra nombre d'inimitiés (en particulier auprès de ceux qui ont intérêt à propager les infections sexuellement transmissibles, c'est-à-dire Hixi ou les Juifs, je ne sais plus très bien), mais vous pouvez être ainsi assurés du fait que les hommes de bonne volonté se remémoreront vos exploits avec admiration, nostalgie, et chériefm.



5- Ciblez votre public
Il est important quand on se lance dans une oeuvre aussi colossale qu'un blog sur la musique de pays de Miliyah Kato, de savoir à qui vous vous adressez. Même si, comme moi, vous méprisez vos lecteurs, ils doivent avoir l'impression à vous lire qu'à chacune de vos phrases vous leur adressez un clin d'oeil complice, mais à moins d'être un caméléon, vous ne pourrez jamais vous adapter à tous les publics. Ainsi, mon Français châtré et mon éducation feutrée ne me rendant pas très populaire au sein des cités ou auprès des skybloggeurs, j'ai pris le parti de m'adresser aux vieux adolescents/jeunes adultes issus des classes moyennes qui constituent le gros des troupes des auditeurs jpop (techniquement, ce sont les fans de L'Arc~en~Ciel qui constituent le dit "gros des troupes" mais elles ont été éliminées pour concurrence déloyale). Si vous ne vous sentez toutefois pas accrédité à parler aux Français ou aux Suisses moyens, il vous reste toutefois une solution de facilité : My Jpop World. Afin de vous attirer les faveurs de ce public si intéressant et éclairé, contentez-vous d'oublier tout ce que vous avez appris de la langue française et de ponctuer vos phrases de xDDDDD ou de <3333. Vous pourrez ainsi faire d'une pierre deux coups puisque la section "commentaires" de Japanista vous sera grande ouverte.



6- Soyez vous-même
Et par cela, je n'entends pas "courez nus dans les chants" ou "jouez de l'accordéon dans le métro". J'entends "soyez moi-même". C'est le meilleur conseil que l'on peut donner à quelqu'un qui souhaiterait devenir Ananda.



Sur ce, Joyeux anniversaire à moi, à mon blog, et à Dev Patel qui a l'outrecuidance d'être né un 23 avril, mais qui bien qu'il soit quatre ans plus jeune que moi, est déjà un peu plus célèbre.
Par Ananda - Publié dans : Rien à foutre
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Dimanche 15 mars 2009
Juste parce que ça m'amuse de devancer les sites de news. Avec des choses que j'apprends sur facebook. Sans même le vouloir. En sortant de la douche. C'est ça le professionalisme.

Shiina Ringo, star canardiforme qui avait du talent, sera présente sur le prochain album de Maboroshi, groupe de hip-hop sans talent dont personne n'a rien à foutre, sérieusement (d'ailleurs la news sent sérieusement le moisi). C'est sur le morceau Amai Yamai, sorti au format chaku-uta depuis le 03 février (je vous disais que ça sentait le moisi) qu'elle pose des vocals présumablement blasés en attendant la sortie de l'album le 25 mars.

Qu'est ce que je ferais pas pour qu'on s'intéresse à moi.

EDIT :



Le morceau n'est pas si tragique que prévu. Et Shiina est cool. Ce qui n'a finalement rien de surprenant dans la mesure où c'est une des très très rares chanteuses japonaises à savoir swinguer autrement que comme un lampadaire.
Par Ananda - Publié dans : Rien à foutre
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

Présentation

Derniers Commentaires

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus