Une petite sélection des pires chansons que j'aime écouter. Attention, un abus de ces morceaux feraient plus fondre votre cerveau qu'un album de
Nami Tamaki.
LISA (ou plutôt
LiSA) -
Goal Get Daisakusen, parce -attention !- c'est un véritable collector. Avant d'être le seul
intérêt à trouver dans les productions d'
m-flo au début de leur carrière, LISA avait déjà eu une vie musicale plutôt fournie, et pour le moins chaotique. Ainsi, elle en plus d'avoir été la
vocaliste du projet drum n bass
Ram Jam World, elle a sorti quelques singles en solo dans le courant des années 90. Celui-ci, datant de 1994, est une merveille de débilité risible à la sauce
samba. C'est tellement grotesque que l'on ne peut plus réprimer des éjaculations à l'écoute de ce titre d'anthologie, qui est en plus un monument littéraire d'envergure, avec des paroles
transcendant la métaphysique nietzschienne :
Stand up and jump olé olé. Un magnifique moment de rire et de bonheur, totalement indispensable.
NANA STARRING MIKA NAKASHIMA -
MY WAY, parce que pour une fois que Mika Nakashima nous fait oublier son anémie, on va pas
cracher dessus. Elle a donc troqué ses déficits nutritionnels divers pour une bonne cuite comme on ne s'en prend pas assez souvent. Mika, qui a la légitimité pour chanter du jazz qu'
Ai
Otsuka aurait à chanter du
Beyoncé, nous offre une version mythique du morceau de
Paul Anka (entre énormément d'autres, bien qu'entre nous, la version de
Nina Simone est
meilleure). Accompagnée d'un choeur de copines aussi bourrées qu'elle, elle nous offre une prestation laide et fausse du début à la fin sur une ligne de guitare rock un peu minable. Assurément, son
meilleur morceau.
Munehiro -
Utage, parce que dans le lot des tâcheronnes RnB-ragga japonaises, la très inconnue Munehiro mérite une bonne
place. Elle nous offre avec Utage un hybride de bourrée-auvergnate et de RnB à tendance orientalisantesques au rythme chaloupé délicieux. C'est cheap et quand même plus drôle que
Miliyah
Kato, parfait pour perdre sa cellulite (je parle aux lectrices, les filles écoutant de la jpop ayant, selon mon expérience, une tendance au surpoids assez prononcée).
PLASTICS -
Delicious, parce que les années 80 ne se sont pas arrêtées aux portes du Japon. A ce propos, je tiens à dire que je
n'ai rien contre les années 80, qui sont bien trop décriées, alors qu'en terme de musique et de style, elles ont valu bien mieux que la décennie suivante, qui nous a donné la dance européenne, les
sacs banane, L'Arc~en~Ciel et les vestes en jean. A vrai dire, je suis partagé sur ce titre, qui est à la fois génial dans son côté pop, voire pop art (les références citées le sont), et
complètement ridicule. Mais finalement, c'est probablement l'effet recherché ... En tous cas, un morceau bien débile mais finalement cool.
Derniers Commentaires