Mika Nakashima -
Love Addict, parce que c'est bouleversant à vivre et à avouer, mais j'aime cette chanson de
Mika
Nakashima (qui est pourtant une des plus pathétiques chanteuses japonaises). Certes, je trouve ça dommage que ce ne soit pas quelqu'un qui sait chanter qui l'interprète et me désole des
capacités si limitées de l'anémique-asthmatique la plus célèbre de Sony. CEPENDANT, le génial
Shinichi Osawa à la production nous livre une composition brillante et inspirée, délicieusement
jazzy et enlevée. Ce n'est pas le genre dans lequel on connaît habituellement Osawa, mais voilà une grande et très classe réussite.
Eri Nobuchika -
Sing A Song (Royksopp I Kramsno Remix), parce qu'
Eri Nobuchika est sans aucun doute un des ratés les
plus injustes, sinon le plus injuste, qui soit arrivé en jpop ces dernières années. Dans le genre poupée électro sponsorisée, Eri Nobuchika, sous la houlette de Shinichi Osawa (encore) trouverait
en quelque sorte un équivalent dans la
MEG d'aujourd'hui, le talent en plus. Parce qu'Eri ne faisait (l'imparfait très douloureux) pas que prêter son image pour les rythmes électro de son
producteur, cette fille a un talent réel, et une vraie voix, qui rappelle éventuellement celle de Mika Nakashima qui aurait appris à chanter, en ce qu'elle a de voilé et de grave. Il sufit
d'écouter la version live de
Voice présente sur le single du même nom pour se convaincre de ses capacités vocales. La chanson que je vous propose est issue de son album de remix,
nobuchika.rx, sorti il y a exactement 2 ans (enfin il y avait exactement 2 ans hier). Il s'agit d'un remix jouissif de
Sing a Song par les Norvégiens de
Röyksopp qui
offrent une nouvelle lecture du morceau original, sans le dénaturer pour autant. Ne soyez pas effrayés par la mention "remix", le titre est en fait plus doux, mais aussi plus intense, que
l'original. A découvrir impérativement, ne serait-ce que pour honorer le talent d'Eri, qu'on voudrait revoir un jour.
ZAZEN BOYS -
Anmin Bou, parce que
Shutoku Mukai est un génie. En fait, c'est probablement LE génie du rock japonais, à
1000 lieux des faux rockeurs de pacotille de ce consternant rock japonais resté coincé dans les années 90 (mais il ne sert à rien d'être audacieux quand on produit des chansons uniquement pour
qu'elles puissent servir de génériques à
Gundam). Avec
ZAZEN BOYS II, le deuxième album des
ZAZEN BOYS (vous l'auriez parié non ?), il a probablement atteint le sommet de
son art. On retrouve son travail sur les ruptures et le rythme et la richesse des lignes de basse et de percussions, avec en parallèle son débit si particulier, entre le rap et le parlé. En guest
sur la piste,
Shiina Ringo s'offre une incursion auprès de celui qui est sans doute son artiste japonais préféré. Un titre absolument excellent.
Takako Minekawa -
Maxi On!, parce que fut un temps ou le terme "shibuya-kei" voulait dire quelque chose. T
akako Minekawa
partage énormément de points communs avec
Kahimi Karie : leurs influences, en particulier françaises, leur style, et même leur mari, puisque le roi du shibuya-kei des années 90,
Cornelius, qui fut à cette époque le petit ami de Kahimi Karie, est depuis 2000 le mari de Takako Minekawa. Avec
Maxi On!, cette musicienne accomplie nous offre un titre un peu
borderline, retro et moderne à la fois et rythmé aux sonorités recherchées, mêlant l'acoustique à l'électronique. Un titre -et une artiste-, à recommander à tous les amateurs de jpop sortant des
sentiers battus sans pour autant en devenir chiante.
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