Décryptage

Mercredi 1 juillet 2009
Parce que je ne fais pas partie des cons qui payent pour rentrer dans un magasin (courtesy of helloprojet.fr), je ne serai pas à la Japan Expo, même pas dans mon cosplay de cosplayeuse car je ne suis point parvenu à me rendre assez peu désirable pour ça. Cependant, je n'oublie pas la mission qui m'a été implicitement confiée le jour où j'ai pris la présidence à vie de ce blog, et puisque toutes les interviews que vous lirez des AKB48 seront substantiellement vides et sans intérêt, avec toujours les mêmes réponses ("Continuez d'écouter les AKB48", "Nous sommes très heureuses d'être en France" et "Nous ferons de notre mieux pour faire de la bonne musique", ce qui manque beaucoup d'herpès et pas assez de japoniaiserie), je vous propose aujourd'hui mon interview exclusive  de ce groupe de légende.



Ananda : Bonjour, et merci de nous recevoir.
Le réceptionniste pakistanais de l'hôtel camélia : Euh ...
Ananda : Bonjour, et merci de nous recevoir.
La femme de chambre pakistanaise de l'hôtel camélia : Euh ...
Ananda : Bonjour et merci de nous recevoir, vous remarquez, j'inclus mes saluts dans mon interview bien que ce soit le summum de l'amateurisme interviewationniste, afin de bien montrer que OUAH vous êtes en face de moi, vous avez vu, je vous ai dit bonjour en vrai OUAH je suis un professionnel du milieu !
Les AKB48, qui à ma grande stupeur ne sont pas 48 mais une dizaine, disons 10, répondent toutes ensemble : Bonjour gozaimasu !
AKB#7 : Nous ferons de notre mieux ganbattesque pour faire ...
PAN !



27h69 - 1 mort. Restent : Garçons - 0 / Filles - 8.5
Nouvelle zone interdite : N'importe quel endroit où il est possible de conserver sa dignité (vive Japan Expo !)


AKB48-1.5 : Oh mon Dieu, elle s'est faite sotsugyouer !

Ananda : Je disais donc, nonosbtamment le morosisme homoérotique planant nuitamment comme diurnement, quoique bien peu au goûter, à l'extrêmité supérieure haute du marché pléthorique et fort peu à notre aise en provenance directement de votre Nation Impériale renouvellement saluée selon une ancestrale rythmique tri-quotidienne par les mélopées et sarabandes ornitho-provenantes, ainsi nommé le Japon car Namie Amuro y sévit toujours à bottes déployées, ainsi donc par conséquent et en conséquence de quoi me permetège si votre ici présente présence m'y -évidemment et de manière évidente- consent, auquel cas l'implicité de ma reconnaissance surgira fort à propos, à introduire mes questions par un questionnement me semblant, et pas en faux, absolutament à propos, cependant dont la trivialité quasi-bestiale ne fait ni ne fesses pas z'honneur à l'intelligance caractérisant votre riche pensée, aussi donc et par conséquent de quoy l'ici présemment présent Ananda en vient à la requête ainsi usant l'esprit de son lecteur autant que sa faculter de laïusser, le public assistant bovidément à vos quotidiennes représentations fait ainsi preuve d'une appréciation sadique-anale bien que symptomatique de celle orale, est il ?
AKB#5 : Tout à fait gozaimasu.

Ananda : Merci de m'avoir ainsi permis de ne pas faire mentir la tradition d'usage de poser des questions plus longues que les réponses.
AKB#5 : De rien, car nous sommes très con...tondantes gozaimasu.

Ananda : Oh tenez-vous donc ! Un élément fort essentiel que je n'imaginais pas recueillir et qui me tourneboule la gadichette si puissamment que j'en oublie de vous poser des questions sur votre virginité.
AKB#1 : Notre manager est très gentil et plein de sollicitude à notre égard. Il a aussi de l'herpès, naturellement gozaimasu.

Ananda : Naturellement u_u (rires) (chuchotis) (regard de travers du manager, un homme fort sinistre, je remarque à cet instant qu'il tient à sa main 10 lanières de cuir, lanières reliées au cou crispé des AKB48-1.5 et me fais le siège d'une réflexion sur ce doux lien qui les unit, suite à quoi je sombre dans une pamoison hors de propos et me réveille cinq heures plus tard, les AKB48-1.5 ont demeuré dans la même position, et leur expression faciale semble figée à la cire, la courtoisie des Japonais n'a aucune limite, le manager semble toutefois faire preuve d'une certaine lassitude et pour occuper dignement son temps électrocute de par une trique adaptée à cet usage les petites filles en jupe) Que disais-je ? Vous ai-je dit que j'étais tout mercifié que vous me receviez ?
AKB#4 : Oui. Gozaimasu.

Ananda : J'ai là une question dont l'impertinence prétentieuse me permettra de me glorifier et je ne vous demanderai même pas si vous me permettez.
AKB#9 : Nous vous le permettons beaucoup.

Ananda : Merci gozaimasu (rires) (bruits de pets et d'accordéon) (un chien aboie, et une caravane passe). Vous avez l'habitude de jouer votre ignoble "musique" devant un parterre crasseux de quadragénaires et quinquagénaires masculins dont la tendance à la pédophilie n'a d'égale chez eux que cella à la xénophobie acquise intra-utero des Japonais, vous avez pensé à des aménagements pour le public de la Japan Expo, certes tout aussi moche et frustré sexuellement, mais moins pourvu en fantasmes de vagins frais ?
AKB#2 : Nous ne nous en inquiétons par vraiment, vous savez, ces cons de pervers qui constituent la totale intégralité de notre public japonais sont là pour le fantasme. Durant notre Live @ Villepinte (93), nous ferons la même chose. Nous n'y allons que pour vendre du fantasme, ce n'est pas le même fantasme, mais c'est du fantasme aussi. Nous allons faire croire aux cons qui y seront que nous incarnons la musique japonaise, ce qui est bien sûr aussi con que la croyance des Japonaises connes que tous les Français vivent dans des châteaux gozaimasu. (le Manager lui jette un regard noir, probablement parce que son visage est agrementé de lunettes de la même absence de couleur, et l'AKB#2 soupire en frémissant).



Ananda : Ah, eh bien, je dirais que c'était très bien, je rajouterai les photos que j'ai prises de vos culottes, d'ailleurs AKB#6, tu n'en portais pas petite coquine ! (le manager enfonce dans sa poche un tissu blanc qui en dépassait légèrement, AKB#6 se met à pleurer, deux ou trois se balancent nerveusement, l'une d'entre elles se met à s'arracher les cheveux et à les manger) Ensuite, eh bien je publierai cette interview en rajoutant plein de voix off pour montrer que je vous ai réellement vues en vrai dans la réalité !
AKB#2 (articulant, sans émettre de sons) : SAU-VEZ-NOUS-GO-ZAI-MA-SU !

Ananda : Désolé, je n'ai pas de lance-flammes, et puis il ne fallait pas être idol ou avoir des parents suffisamment indignes et sans aucune morale pour vous y pousser !
Manager : ?

Ananda : Etonnant cette faculté à émettre des points d'interrogation. Allez, à plus les filles !


Ensuite, j'ai pris mon jetpack et je suis sorti par la fenêtre.
Par Ananda
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Mardi 26 mai 2009
Aujourd'hui, Ananda vous fait une petite revue de ce qu'il a vu sur internet ces derniers temps. C'est pas toujours joli-joli.

Moi ... Lolita

On commence avec le point jupettes. L'étonnament dégoûtant mais pourtant très au point HelloProject.fr, que dans le fond j'aime bien, nous apprenait dimanche que seulement une partie des AKB48 sera présente à la Japan Expo. Plus exactement, il semblerait que les six membres les plus populaires aient eu autre chose à faire que de jouer devant un public abruti de laiderons nippo-obsédo-ignorants français, puisque les demoiselles ne seront pas de la partie le 03 juillet prochain. Il semblerait que, malheureusement, cette information ne soit pas arrivée aux oreilles des relais officiels, dont Jame, le site du temps de cerveau disponible, qui n'en parle nulle part dans ses news. Cela nous donne deux informations délicieuses : non seulement les Japonais se foutent bien de la gueule des Français, mais leurs très déférents contacts locaux ne se gênent pas non plus.

Les oiseaux se cachent pour mourir
Continuons avec la lente agonie de Charlie Vasilyeva, le newsmaker fictif d'Orient-Extrême, réduit depuis le départ inaperçu de l'équipe de la section musique, à ne plus faire autre chose que relayer les infos et désinfos Japan Expo ou de niveau NOLIFE concernant les prochaines abominations visu à venir en France. En fait, c'est simple, depuis le 23 avril, date de mon anniversaire et de l'hilarante annonce de la venue des AKB48 en France, pas une seule news ne concerne la jpop. Si l'on a la malice de remonter encore un mois avant, jusqu'au 23 mars, date de l'annonce par le regretté Eric Oudelet de son exode, la seule vraie news concerne ... le mariage de miyavi.! Orient-Extrême a longtemps essayé de faire valoir son indépendance, mais quand on s'acharne, en dépit de l'absence de rédacteurs musique, a relayer les informations concernant la "jpop" en France, c'est qu'on a des contacts à satisfaire. Ou a (re)créer.

Partenaire particulier

Restons dans la tambouille des sites généralistes officiels, avec la petite annonce de Shito au début du mois sur mimu. Entre bouffées d'orgueil mystiques ("plus confiants que jamais dans notre mission d'information") et un niveau d'exigence pas forcément extravagant mais qu'on ne retrouve pas ailleurs (les intéressés devront faire preuve "d'un certain recul", c'est déjà ça), il fait encore une fois appel à vous (j'ai déjà donné) pour refleurir son site six mois après son précédent recrutement. mimu serait-il devenu le pôle emploi de la jpop ? Je te souhaite bonne chance Shito, ça risque d'être compliqué, six mois c'est peu pour que les éventuels candidats aient pu passer leur crise de puberté.

SDF
L'imbuvable Utena, propriétaire du site Kumonoito, un bon fansite sur la néanmoins abominable Mika Nakashima, a besoin de votre aide, et sous prétexte d'un changement d'hébergement, vient faire la manche auprès de ses lecteurs, en Français et en Anglais s'il vous plaît. Au milieu d'un web jpop noyé sous les fansites consacrés Ayumi Hamasaki et dont 90% des sites créés finissent sous les décombres après 2 mois de pompage des forums internationaux, on admire sa détermination et on lui souhaite de trouver les fonds. Ce serait dommage que quelqu'un qui fait sérieusement son travail de webmaster doive s'interrompre parce qu'elle ne parle pas d'une artiste distribuée par Wasabi Records.

Try Again

Il y a quelque chose de touchant dans la démarche de Patoriku, le webmaster d'Hikari, LE fansite français sur Sowelu. Le pauvre garçon ne s'intéresse qu'à des artistes en plein naufrage (Yuki Koyanagi, Stephanie ... IL A CONSACRE UN SITE A STEPHANIE) et frôle la dépression quand il se rend compte que privées de public et d'intérêt, ses idoles finissent par disparaître de la circulation. Il s'est cette semaine ému du sort réservé à Sowelu, le pouple du RnB à la japonaise, virée de Sony sans préavis (pour cause de fin de "contract" comme il dit). Voyons Patoriku, tu trouveras bien une nouvelle idole déplorable à vénérer, avant que la loi du marché ne l'entraîne vers les abymes insondables de l'anonymat dans les deux ans. Pourquoi pas Nana Tanimura ?

La petite bête qui monte
Saluons ici les progrès de J-Découverte, dont les membres fournissent des efforts constants pour nous faire découvrir des artistes qui sortent des sentiers battus, ce qui explique le relatif anonymat du site : les auditeurs de jpop se complaisent à 90% dans les sentiers battus. Si on excepte les défauts originels de l'équipe, qui a du mal à s'en défaire (un mépris exprimé dans une prose trop approximative pour être drôle envers les artistes dits "commerciaux" et parfois une fascination pour des pseudo-génies comme Yoko Kanno), le travail offert est franchement satisfaisant, avec des traductions d'interview, des analyses un peu ras-des-pâquerettes mais sincères, une rubrique Panier à salade savoureuse, et, sans le soutien logistique des grands sites généralisants, le site s'offre même le luxe d'interviews exclusives. Tout ça dans un esprit amateur raffraîchissant qui détonne par rapport aux délires grandiloquents des professionnels autoproclamés.
Par Ananda
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Dimanche 17 mai 2009
"Professionnel du milieu". Si pour vous, ce ne sont que trois mots du dictionnaire, pour moi ça signifie beaucoup plus. Le professionnalisme médian, tel qu'on le nomme entre membres de la "presse web", c'est le ticket d'entrée vers un monde que vous n'imaginez même pas, un monde de privilèges et de bruits de couloir plus fantastique et fleuri encore que la sérologie de Roma Tanaka. Par exemple, alors qu'elle prend place dans deux mois, je serais, en ma qualité de professionnel, habilité à vous faire ici un compte-rendu de la JAPAN EXPO. Malheureusement, depuis le naufrage d'Orient-Extrême dans l'indifférence générale (je pense même que vous avez oublié jusqu'à l'existence d'Orient-Extrême, pourtant, c'étaient des insiders, des vrais professionnels du milieu qui avaient toujours des informations exclusives obtenues de manière également exclusive et qui restaient tellement exclusives qu'ils refusaient de les publier, craignant sans doute le début de la troisième guerre mondiale si ils dévoilaient qui achetait les tampons de Nana Kitade), il y a un cruel déséquilibre entre l'offre et la demande des couilles à lécher. Jetant toute dignité aux ordures, j'ai couru dans le rang afin de remplir le vide laissé par le départ des ninjas-suceurs d'Orient-Extrême en criant "JE VEUX UNE INTERVIEW JE FERAI TOUT CE QUE VOUS VOUDREZ, TANT PIS POUR L'INTEGRITE". Les grands manitous de la jpop, du haut de leur trône de platine, ayant été satisfait de ma prestation orale, ont accepté de faire de moi la vitrine publicitaire que j'ai toujours rêvé d'être, sous des conditions simples. Je peux donc désormais avoir accès à toutes les interviews à condition de ne jamais poser de questions qui dérangent et à tous les concerts à condition de ne jamais en dire de mal, avec pour seule contrainte de parler régulièrement de toutes les choses scandaleuses que les over-professionnels du milieu inventent pour pomper le fric d'ados débiles, en ravalant tout avis personnel. Comme ça par exemple. Le matériel m'a même été fourni : une sonde à coloscopie pour les lives, des ferreiro rochers pour les interviews et une machine à censure automatique pour mes comptes-rendus.

J'ai donc aujourd'hui la fierté que maintenant que je me suis inséré dans la crème de la crème du milieu professionnel, ou plutôt que le milieu professionnel m'a inséré sa crème (et que mon milieu à moi se sent en voie de professionnalisation), vous pouvez vous attendre à trouver sur ce blog des live reports toujours plus nombreux et des interviews toujours plus audacieuses, et ce jusqu'à ce que je m'en lasse, comme de tous les autres concepts de ce blog !
Par Ananda
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Dimanche 10 mai 2009
Mises à part les personnes très sensées qui arrivent sur ce blog en émettant le délicat souhait que YUI ferme sa gueule, je ne sais pas vraiment pourquoi vous venez sur ce blog, et à vrai dire, je m'en fous presque. J'arrive à imaginer que c'est pour la qualité exceptionnelle de mes montages ou pour mon humour subtil dont le cynisme le dispute à ma flamboyante plume. Aujourd'hui, je me permets une digression puisque cet article ne devrait rien contenir de tout ça, et que je vais tenter d'être sérieux cinq minutes. Parlons un peu de musique.

Je crois que la musique japonaise a un problème. Je ne parle pas ici des horreurs glorifiées à longueur de pages sur myjpopworld ou du gros nez de Nami Tamaki, mais on pourrait quand même commencer par là, parce qu'après tout, c'est par là que nous commençons presque tous à écouter de la jpop. Nous avons tous dans nos cartons (et probablement même dans nos icônes pour la grande majorité d'entre nous) une ribambelle de produits sans grand talent (voire sans talent du tout) qui ont pour eux l'avantage de l'exotisme. Ayumi Hamasaki (et je ne cite clairement pas la pire) et consorts n'ont pas de grandes ambitions artistiques et hormis les damnés du bon goût persuadés que Mirrorcle World est un morceau expérimental et audacieux, n'apportent pas grand chose d'autre qu'un plaisir simple et immédiat. Et après tout, ce n'est pas un problème, tout le monde a besoin de s'aérer l'esprit et chacun voit midi à sa porte. Tout auditeur de musique n'a pas pour ambition d'être, sitôt le bouton play enfoncé, bouleversé par une démarche artistique inédite, et le fait d'apprécier un morceau pour ce qu'il est est en soi une raison suffisante. La pop japonaise concentre une quantité phénoménale d'ignobles merdes, est très rarement créative et est presque toujours étouffée sous un conformisme poussiéreux qui lui donne dix bonnes années de retard sur sa référence, la pop anglo-saxonne, la faute à un grand public japonais aux goûts sclérosé et à la demande peu pointilleuse. Cependant, elle offre souvent l'avantage d'être divertissante, ne tirons donc pas sur les ambulances. Le problème est ailleurs que dans la pop "mainstream", qu'il ne faut pas voir pour ce qu'elle n'est pas (de la bonne musique), et tient pour grande partie, je pense, au manque de culture musicale des Japonais.

Je repousse dès maintenant l'argument que l'on pourrait m'opposer si on avait le courage de lire cet article jusqu'ici : la musique japonaise est destinée à des Japonais et n'a pas à être jugée par des critères occidentaux, ce à quoi j'oppose à mon tour un argument. La production japonaise utilise globablement les mêmes règles musicales que la musique occidentale, dont elle s'inspire (pour ne pas dire "qu'elle pompe"), et l'existence d'artistes -pour le coup- très doués au Japon prouve de toutes manières qu'il est possible, même en s'adressant au marché japonais, de faire preuve de talent.

Revenons au manque de culture, et à ses conséquences, directement visible dans deux genres majeurs ayant presque toujours perdu toute substance après leur traversée du Pacifique : le rock et le rap. Porteurs d'un sens et d'une histoire, ces deux genres sont de magnifiques exemples de la catastrophe qu'est le tamis japonais. De ces deux mouvements, les Japonais n'ont finalement compris et repris que l'attitude. Des innombrables révoltes que contient l'histoire du rock, les Japonais n'ont assimilé que le vernis à ongle noir (cf Anna Tsuchiya), des revendications sociales du hip-hop (certes, le hip-hop américain n'est plus souvent porteur de ces revendications), ils n'ont retenu que les casquettes et les attitudes simiesques. Dans les deux cas, ils ont digéré, évacué les déchets, et assimilé un résultat light et sans saveur aucune. Le résultat en est pour le moins paradoxal, puisque l'on s'est retrouvé avec des groupes à l'apparence extrême fournissant des mélodies mièvres, avec par exemple le visual kei (ceci est également arrivé aux USA avec Kiss et l'ensemble du Glam Rock, mais n'a jamais eu, contrairement au Japon, valeur de règle). Je ne parlerai pas ici de tout l'aspect commercial (pourtant très lié), juste une remarque sous forme de question : peut-on se revendiquer comme un groupe de rock quand on aligne les génériques d'animes (au delà même de l'aspect artistiques d'ailleurs) ?

Mais finalement, on reste ici dans un cadre purement commercial. Ces groupes n'ont pas plus d'ambition artistique que ceux du premier paragraphe. Ils se contentent de jouer la même soupe tiède et dégueulasse que leurs collègues. Rentrons plus profondément dans la bouse si vous le voulez bien.

Que reste-t-il quand, comme moi, et la majorité des gens de mon âge qui ont déjà quelques années de jpop au compteur, on finit par réaliser qu'il y a peu à attendre du marché "mainstream" japonais ? On essaye de se tourner vers l'alternatif, et le tableau n'est en fait guère plus reluisant. Je ne veux pas me mettre à dos mon avis Van, mais il est même possible que beaucoup des Japonais se réclamant d'une lignée alternative rajoutent à leur manque évident de talent le pêché d'orgueil. Leurs fans sont d'ailleurs souvent assez grattinés dans leurs propos, en particulier ceux des habituels compositeurs de musique d'animes (on y revient) dans la lignée de Yoko Kanno, Yuki Kajiura ... Si il est vrai que Kanno a composé nombre de thèmes marquants en situation, sa production n'a pas grand chose de créative ou d'originale (elle est même connue pour ses "emprunts"). Difficile, quand on fonctionne principalement sur commande, de bouleverser l'art, et finalement, les choeurs grandiloquents posés sur des envolées de cordes du thème d'Escaflowne, pour poignants qu'ils sont dans la série, n'en restent pas moins des moyens efficaces destinés à souligner une action et s'appuyant sur des recettes archi-connues et franchement un peu poussiéreuses. Reste que la plupart des compositeurs du genre passent leur temps à se vautrer assez piteusement dans le mauvais goût avec une accumulation défiant toutes les règles de la musique de sonorités qui jureraient même jouées à trois kilomètres les unes des autres : "et que je te mets un choeur tribal, ça ira forcément avec les nappes de synthé, je suis pas très sûr pour l'accordéon mais je préfère le garder, sinon je devrais retirer la soprano". Et je crains de ne pas vraiment caricaturer.

Et pour en revenir à la fois à nos artistes alternatifs et au manque de culture, j'ai l'impression que c'est paradoxalement chez eux que ces carences se ressentent le plus. On peut prendre l'exemple de la très mauvaise Akiko Shikata, à laquelle Van a fini par convertir plusieurs auditeurs dont le bon goût reste par ailleurs largement contestable, ceci expliquant cela. Du reste, même Van le dit : Akiko Shikata c'est too much et mal digéré. Je rajouterais que c'est de très mauvais goût et particulièrement agressif pour les oreilles. Et c'est le problème de beaucoup de nos artistes alternatifs : quand ils n'insultent pas les oreilles de leurs auditeurs avec des bouillies particulièrement bouffies d'une solennité surexagérée dans la plus grande tradition des thèmes de RPG (j'aime beaucoup les RPG, ce n'est pas le problème), ils le font insolemment avec une abondance de revendications d'influences dont ils n'ont rien compris. Faut-il avoir exploré tous les bruitages de son clavier, tous les sons de sa banque du même nom, pour fournir un travail recherché ? Quand à côté, le travail sur la composition est parfois franchement minime au mieux, prétentieux au pire, je préfère infiniment écouter quelqu'un comme Ikuko Harada, dont la musique est sobre mais infiniment plus recherchée et moins bâclée.

Je pense que j'ai dit ce que j'avais à dire pour cet article.
Par Ananda
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Samedi 2 mai 2009
Vous l'avez probablement remarqué, si ma prose, ma langue et ma fougue rédactionnelle me rendent moins déplorable que d'autres sur le plan de l'écriture, je suis un très mauvais publicitaire. Incapable de donner des titres intéressants à ce qu'il convient d'appeler mes articles (c'est-à-dire les mots que j'aligne bêtement quand je m'ennuie ou que je veux insulter quelqu'un), je me complais à ignorer les règles les plus élémentaires de l'appel en empilant de vaines phrases dans des introductions qui n'en ont que le nom puisqu'elles n'introduisent pour ainsi dire rien d'autre qu'elles-mêmes. Résultat, je suis en déficit de racolage, ce qui est un comble. C'est dans le but de pallier ce défaut que j'ai décidé de faire confiance à mes visiteurs. Après tout, qu'est-ce qui, plus encore que les mots-clés d'entrée sur ce blog, pourrait me renseigner efficacement sur ce qui vous attire, vous, lecteurs ?

Rentrons directement dans le vif du sujet. A ma grande douleur, après les recherches me visant directement du type "ananda blog", "ananda ringo" (merci pour celui-là) ou "ananda, fais-moi l'amour je t'en prie" (je mets de côté la personne qui me confond avec Hard Gay et recherche "ananda cuir"), ma principale pourvoyeuse de visite s'appelle Leah Dizon. Oui, vous avez bien lu, pour une raison ou pour une autre, c'est en cherchant des informations (du type de celles réunissant un string, du topless et de belles voitures) sur une déficiente mentale transexuelle (voire trans-espèces) dont la devise est "La dignité, pas pour moi !" que la plupart des gens qui atterrissent par hasard ici arrivent. Un peu comme si ce blog était une boutique et que Leah Dizon était une rabatteuse en bikini qui couinerait aux passants d'entrer. Sans jugement de valeur (en fait, si), j'en viens quand même à me demander si ceux que Leah Dizon intéressent trouvent leur compte ici, d'autant plus que bien que sur la première page, le lien vers mon blog ne mène pas à un article particulièrement clément envers elle. Signalons au passage le bons sens de la personne qui aura cherché "leah dizon de merde" et la requête étonnante d'un garçon en fleur (probablement) "leah dizon paris hilton". Dans la catégorie des nouvelles désolantes du même ordre, Nana Tanimura m'aura apporté quelques visiteurs.



De manière moins surprenante et plus en conformité avec le contenu culturel des articles de ce blog, je tiens à remercier la branlette compulsive des rôdeurs d'internet, puisque les recherches ayant trait au porno m'apportent un nombre conséquent de visiteurs. Du sobre "voir x" au troublant "porno pour les moins de 12 ans" (Dora Dora Dora l'exploratrice) en passant par le très classe "nana cul" (celui-là est en fait très inquiétant puisque je n'apparais qu'à la dixième ou à la onzième page, ceci dévoilant qu'il y a au moins une personne au monde qui n'arrive pas à se satisfaire de dix pages de porno), jamais ne remercierai-je assez cette envie irrépressible de se vider les couilles une fois par jour qui saisit tous les garçons dans l'âge tendre. Classique mais efficace, "japanese av blog" me donne des idées. Même dans ce domaine, certaines requêtes se font touchantes de curiosité et de naïveté, tel l'ingénu "footjob témoignages". Enfin, pensons à Epikt qui sans l'avouer s'inquiète sur sa stabilité mentale : tu n'es pas le seul à t'interroger sur tes déviances, comme le démontre un très joli "morning musume pédophiles", recherche venant du reste souligner le sérieux de mon travail d'investigation dans ce domaine. En parlant de déviances, je me trouve un peu vexé que google renvoie vers moi la recherche "transexuel.com", encore que j'ai une fois de plus employé ce mot dans le paragraphe d'au dessus. Le romantisme n'est toutefois pas mort, puisque certains ont bien assimilé qu'il reste un moyen pour niquer à peu de frais et demandent donc "lettre d'amour bien ou mal ???" avec trois points d'interrogation, comme si à l'autre bout du web se tenaient les opérateurs google chargés de compiler en quelques fractions de seconde les sites renvoyant au sujet. Pour finir sur ce sujet, une question : X JAPAN, ça peut être considéré comme du porno ?



Enfin, il y a les perturbants, débiles ou complètement décalés, dont le meilleur représentant doit être "video avec technique habillage personnes hemiplegique ". Doux Jésus (je crois que je vais également faire cette recherche en fait) ... Dans le genre qui met toutes les chances de son côté, "natsukawa rimi chanteuse japonaise" est fort mignonne, avec un internaute qui s'arrache les cheveux de toujours tomber sur la célèbre chanteuse turque Rimi Natsukawa. Google me flatte avec "msn de stars" tout en m'inquiètant de la survie d'une civilisation dont certains représentants espèrent trouver l'adresse msn de Scarlett Johanson (probablement plutôt de Bill Kaulitz en fait) sur google, tandis que j'ose espérer que "kokia patache" renvoie au plan d'attaque de la première offensive juste et mesurée des Talibans contre le monde occidental.

Pour finir, je signale qu'évidemment le titre de cet article est une recherche ayant abouti ici. Et finalement, au-delà de mes chiffres de visite sympathiques et de vos retours parfois positifs, ma plus grande fierté quant à ce blog est qu'on puisse y arriver en tapant "yui ta gueule" sur google. Et ça, ça n'a pas de prix.
Par Ananda
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Lundi 27 avril 2009
Il en faut peu pour me titiller, c'est quasiment de notoriété publique. Une odeur de tabac, un dragibus, un doigt bien placé ou en règle générale ce qui brille, luit, suinte, voire purule, suffit à attirer mon attention. De plus, bien qu'ils soient petits, et délicieusement en amande -et Dieu sait qu'il y a une armée de cons qui payeraient pour avoir mes yeux, en gros tous les attardés sébumés au pseudo trouvé dans Naruto ou Bleach-, il en faut peu pour me les ouvrir et me faire voir la vérité en fesse (jeu de mot adapté au fait qu'on va parler de gueules de culs).

 C'est donc le charmant Shuya (Barnabé-Aristide Mouillette de son vrai nom), vivant à Brenouille dans l'Oise, mais qui n'a jamais hésité à s'aventurer au moins jusqu'à Goincourt et Saint-Martin-le-Noeud, 17 ans et encore vierge pour 10 ans, fan de Gad Elmaleh, de son compatriote picard Jean-Pierre Pernaut et de Kumi Koda, qui apporte sa pierre au monumental édifice de la connerie sur un article ma foi fort moyen. Dans ce que je me plais à imaginer être un accès de rage bouffie et postillonnante, probablement après avoir demandé à ses parents d'écrire une lettre à Wanadoo (on est dans l'Oise après tout) afin qu'ils ferment mon blog, il prend ses couilles à deux mains et se saisit de son clavier pour nous gratifier dans une langue approximative et franchement plus pénible que moi dans mon dernier article de l'axiome de la semaine, dans la lignée philosophique du bouleversant Toutes les femmes sont belles de Franck Michael : "La femme asiatique, c'est de l'art".



 Finalement, Shuya me permet de m'exprimer sur un sujet qui, je le sais, vous tient beaucoup à coeur (et ailleurs) : la représentation sociale du corps féminin au Japon. Après tout, étant un journaliste et un professionnel du milieu, il est des responsabilités qui m'incombent particulièrement, et notamment celle de réaliser occasionnellement un véritable travail d'investigation afin de me donner une caution morale. Le bon côté des choses, c'est que puisqu'un journaliste web est à un journaliste ce que le cybersex est à une relation sexuelle, ces responsabilités fantasmées sont assez volatiles et me permettent de recycler ce sujet en un "les chanteuses japonaises moches" beaucoup plus utile à la société. Bienvenue au Japon, le pays où, si vous avez la vingtaine et l'intention de vous lancer dans l'esclavagisme en tant que victime en signant en major, vous avez statistiquement le plus de chances de ressembler à un transexuel quadragénaire (à moins de vous appeler Lady Gaga, auquel cas vous ressemblerez à un transexuel quadragénaire sur le plan international). Passage en revue non exhaustive des aberrations qui me viennent à l'esprit.

Comment ne pas commencer par la plus porcine de nos bonnes copines, Kumi Koda et son physique de cochonne double emploi : chercher des truffes dans le Périgord et faire de la prévention pour le planning familial. Parce qu'elle a un corps tout à fait décent (j'entends par là qu'elle a gardé ses nichons de grosse) et qu'un bon hairstyle peut lui donner un style remarquable, on a tendance à oublier que Kumi Koda c'est avant tout un visage tellement ballonné à l'hélium qu'on ne sait parfois plus si elle nous montre son derrière ou son devant, ou son devant-derrière, surmonté d'un groin tellement gros qu'il attire les petits objets à lui. Rembourrée à la pâte à modeler, la face de Kuu se déforme au rythme des états émotionnels par lesquels passe sa propriétaire (encore qu'avex soit probablement propriétaire du "visage" de ses gagneuses), à un point tel qu'on ne sait plus ce qui est le plus effrayant : son sourire tout droit venu de l'enfer ou l'écoulement de son liquide amniotique par l'ensemble de ses pores en période de grande émotion (quand quelqu'un s'intéresse plus à elle qu'à ses seins par exemple).

 Mais il n'y a pas que Kumi, exemple le plus frappant des miracles de la célébrité. De Nami Tamaki qui ressemble probablement à votre grand-mère et dont la seule partie du corps qui peut rivaliser avec ses lourdes mamelles en terme d'excroissance est son nez péninsulaire à Yuna Ito sur le menton de laquelle on pourrait pique-niquer à 10, en passant par les ravissantes métisses Leah Dizon, fame whore et jeune maman, et Stephanie, cellulite et moules-mayonnaise, la jpop regorge d'oeuvres d'art issues de l'esprit d'un créateur ironique et à côté desquelles Asami Konno est troublante de sensualité. Et comme si un maquillage qu'on n'oserait pas porter au Bois de Boulogne (je le sais, j'y étais la semaine dernière) ne suffisait pas, le naturel fait de la résistance : dentition abstraite, acné persistante, excroissances disgrâcieuses ...

Ce que j'en pense, c'est que l'art est parfois indigne. Ah oui, et aussi que l'expression artistique d'une chanteuse devrait se chercher dans sa musique, pas dans son physique. Mais je reconnais que c'est chiant.








EDIT : Bon, soyons honnêtes un instant, les Japonaises n'ont pas le monopole de la mocheté, en témoigne ce monstre-serpent-mangeur-de-bébés.

Par Ananda
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Mercredi 25 février 2009
Vous savez, je n'ai pas tout le temps de l'inspiration. J'ai aussi le droit de faire des articles creux , voire de mettre des vidéos avec un léger commentaire pour faire croire qu'il s'agit en fait d'un nouveau post, alors que ce n'est rien d'autre qu'un lien vers youtube déguisé. Aujourd'hui, passons les sorties du mois de mars, en revue (Note : Cette introduction est tellement concise et claire qu'on dirait bien que ce n'est pas moi qui l'ai écrite. On va dire que c'était mon double maléfique, celui contre lequel je mène un déchirant combat démontrant avec pompe, grandiloquence et néanmoins une implacable émotion la dualité de la psyché humaine, sans cesse partagée entre ses pulsions de vie et de mort, de création et de destruction, de fromage et de dessert. Evidemment, même si l'on dit ça, ça ne masquera pas le fait qu'aujourd'hui je manque simplement de verve, et que cet article est plus expiré qu'inspiré, présumablement par l'anus).

On commence avec une déclaration de guerre de Mika Kakashima en direction d'Ayumi Hamasaki, puisque la chimiothérapisée de la jpop, rageuse, lance vers la seconde, endormie -comme toujours- les yeux ouverts dans le pâté de singe-mayonnaise qu'elle vient de vomir, lance un No More Rules qui ne pourra pas ne pas rappeler la petite merveille de rock violent et de guitares déchaînées (littéralement ?) qu'est Rule (je dois dire que je ne l'ai même pas écoutée, mais je suis persuadé que ma description correspond tout à fait). Ensuite, alan nous apprendra que la voix de la terre est en fait un couinement provenant d'un poulpe surmaquillé avec Voice of Earth. Ken donnera à Barbie des cours de godage avec Deeper (oh mais il s'agit de Ken de L'Arc~en~Ciel, rock à midinettes en vue, take cover). Les DOPING PANDA, de grands amateurs des Japanistas, leur livrent un hommage vribrant dans beat addiction (un de mes jeux de mots les plus faciles, alors pourquoi en suis-je aussi fier ?), alors que Yuna Ito ne pouvant plus faire confiance au public japonais pour acheter ses disques, reporte sa confiance sur toi (mais qui est ce toi ? Hixi ? somasu ? Epikt ?) avec un trust you probablement d'un ennui ennuyeux. Pour ceux qui aiment rire, MUNEHIRO sortira un single intitulé Neo sur lequel je n'ai rien à dire. C'est d'ailleurs le moment de l'intermède MUNEHIRO avec la somptueuse Utage, bientôt reprise par Emiko Shiratori d'ailleurs :



Ah, ça fait du bien. Dans la catégorie "Titre le plus generic EVER", saluons les Dragon Ash, qui vont OSER sortir un Freedom sans même en avoir honte mais qui auront beaucoup de compétition ce mois-ci, avec notamment le Heart de the generous (sérieusement). Anna Tsuchiya blablablabla (en gros, ce sera de la merde) (c'est le point où j'espère que vous n'êtes pas aussi lassés de lire cet article que je le suis de l'écrire, je vais essayer de m'accrocher pour pas le finir en plein milieu d'une phrase et le valider le majeur levé en direction du monde, I can do it, I'm just THAT cool). Aux Berryz Kobo qui vont caqueter Dakishimete Dakishimete, je réponds "allez vous faire foutre, allez vous faire foutre" puisque je serai trop occupé à chérir les délicats arômes du nouvel album d'Antic Cafe, intitulé Aroma (une éloge d'un groupe de merde et un jeu de mot consternant reposant uniquement sur la traduction du titre, c'était ma minute JaME). Pour pimenter un peu les choses, on pourra se tourner vers Nana Kitade, qui nous propose du Bondage. Oh oui, du bondage avec Nana. Et des barbelés. Et des gothic lolitas éplorées. Mes rêves érotiques prennent vie. En attendant, EMI va rééditer tout un tas d'albums (dont ceux de Chihiro Onitsuka du temps où elle était célèbre par exemple) au format SHM-CD, format mystérieux dont on est obligé de supposer qu'il est l'abréviation des CD "Suck Her Mamelles" (ça paraît presque évident) (à propos, ayant un doute sur l'orthographe de "mamelles", je l'ai rentré dans google (le mot), et j'ai eu des résultats sympas, dont "Grosses mamelles qui rient sur la plage", qui va probablement me donner des cauchemars), selon la célèbre technique de Toshiba-EMI reprise par EMI Japan. Akiko Shikata continuera à faire croire à Van qu'elle a du talent alors qu'elle n'en a pas le moindre, ni mélodique, ni arrangemental, ni vocal et n'est qu'une caricature de Japonaise too much incapable de digérer les influences musicales qui lui arrivent. Avec deux titres aussi ennuyeux que Wild et Dr., on aurait pu croire que Namie Amuro allait nous endormir une fois de plus, mais il suffit d'accoler les deux mots pour que tout un monde de touchers rectaux et de stimulations prostatiques s'ouvrent à nous, d'où, par commodité, nous excluerons Namie.

Nous finirons ça plus tard, c'est fatiguant. Signalons toutefois qu'au rayon des blagues, nous avons Sowelu qui sortira un best-of, alors qu'elle n'a rien à y mettre, et enfin, vous pouvez d'ores et déjà faire chauffer l'huile bouillante pour les moutonnesques abrutis sans talent qui se précipiteront pour sortir leur sakura-sotsugyou-moule-frite song (SCANDAL, Kusuo, AKB48 ...).
Par Ananda
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Mercredi 11 février 2009
Mesdemoiselles, le ver est dans le fruit. Si il y a bien un site que les webmasters de sites jpop se doivent de remercier et d'honorer chaque jour avec ferveur, c'est jpopdb. Inutile de vous en expliquer le principe, vous le connaissez probablement en témoigne l'importance que ce sanctuaire qui centralise chaque jour les news des principaux sites jpop a sur les statistiques de visites des sites. Enfin, quand je dis "principaux sites", c'était avant en fait. Avant l'arrivée des blogs et de leur cortège d'inutilités, de bêtise et de bloggeurs qui vont avec. Militons ensemble pour le retrait des cinq blogs jpop officiellement les plus inutiles à la bonne marche du monde.

Note : Selon leur niveau de frustration, les éventuels auteurs des blogs cités sont tout à fait susceptibles de laisser deux types de commentaires : "pour qui tu te prends ?" et "merci pour la pub !", auxquels je répondrais respectivement "Je t'emmerde" et "De rien, ça fait plaisir".


05- JaME, le blog

De nombreux lecteurs (c'est un mensonge) m'ont fait part de leur étonnement quant au traitement que je réserve à JaME sur ce blog, celui-ci étant inexistant. Voici ma réponse à ces interrogations (inexistantes elles aussi) : faire de la satyre avec JaME serait vraiment trop facile, et aussi j'ai peur car ils sont amis avec de nombreux tâcherons du milieu nippophile se prenant pour des professionnels pour la raison fumeuse qu'ils sont capables d'agiter un nonosse sous les babines des groupes de visual kei avides d'un public. Néanmoins, sujet du jour oblige, et car il y a des jours où on homme se doit d'avoir des couilles (la devise de Miliyah Kato), je vais vous parler du blog du "plus grand site généraliste jpop (sur le visu)". Lancé sur le modèle du blog de mimu, le blog de JaME n'est en fait que la vitrine publicitaire des évènements plus ou moins liés à la "culture" japonaise, et surtout plus ou moins pathétiques ayant le malheur de survenir en France. Vous allez m'arguer que c'est déjà une définition que l'on pourrait attribuer à l'ensemble du site lui-même, ce à quoi je vous répondrai que vous êtes mauvaises langues, car JaME, ce n'est pas que de la pub pour les défilés cochonnesques de robes gothic lolita, ce sont aussi des interviews de YOSHIKI et d'HALCALI. Sur le blog, surplombant largement quelques articles à vague ambition rédactionnelle, s'alignent les affiches toutes plus vilaines les unes que les autres des foires aux cons susceptibles d'aimanter les "fans du Japon" qui constituent leur public. Si vous craignez de rater la prochaine crucifixion de Mana en public ou une animation de supermarché par Nana Kitade, le blog de JaME est fait pour vous et ne vous assomera pas sous des kilotonnes de texte. Mais d'un autre côté, vous n'êtes probablement pas sur ce blog si c'est le cas.

04- Ex-aequo : Hixi-Ponn / kawaii-my-jpopworld-cherry

Vous allez me trouver cruel, parce que nos deux petits amis en question, hixi et somasu, n'ont pas demandé grand chose à grand monde et se contentent de tenir gentiment leur petit blog respectif, auquel on ne peut même pas reprocher d'être inutile (non pas qu'ils ne le sont pas, entendons-nous bien, ils le sont totalement). Le problème, c'est quand ils commencent à les utiliser pour faire ce que font tous les adultes pour décharger la frustration de leur minable vie et s'offrir un sentiment de puissance (factice) : du bashing. Jusqu'ici encore, pas de scandale, des sites tout à fait respectables et intensément drôles en ont fait leur fond de commerce. D'autres personnes moins respectables (essentiellement moi) se sont faites connaître comme ça. La situation se révèle néanmoins tout à fait tragique à l'examen du contenu des éjaculations logorrhéiques de nos deux polissons : ce n'est ni bon, ni amusant. Et finalement, ce qui sépare la satyre de la simple aigreur banale et quotidienne, c'est le talent. Dommage.

02- HelloProject.fr
On va m'accuser d'utiliser un tank pour ouvrir les portes déjà ouvertes, mais non contents de m'avoir piqué un article en entier pour le poster sur ce torchon, de faire des blagues autour du nazisme (huhu) et de la sexualité des petites filles (huhu), les vilains garnements détenteurs de helloproject.fr nous polluent chaque jour de leurs mises à jour toutes plus dispensables les unes que les autres dont la seule finalité est d'exciter le pédophile à l'affut en vous (c'est donc un blog adressé aux quelques hétérosexuels auditeurs de jpop). Ils alternent vainement les tentatives de s'en défendre et celles d'assumer, ce à propos de quoi il est compliqué de déterminer le plus pathétique. A leur décharge, ils semblent toutefois faire partie des rares fans des petites filles japonaises en maillot de bain capables d'un semblant de recul, ce qui est à leur honneur. Leur problème principal étant également contenu dans la phrase précédente (un indice : ce sont les petites filles japonaises en maillot de bain).

01- Ananda.Network (aka le blog sans nom d'Ananda)

Le numéro 1 de la liste est probablement le plus visité de la liste, comme quoi ... Le jour où ouvrira un site intitulé Herpèsdb, censé recenser toutes les news des sites sur les maladies vénériennes en France, ce blog méritera bien d'être le premier à y figurer (la moitié d'entre vous attend probablement ça avec impatience, inutile de vous en cacher) puisque la moitié de ses articles y font référence (et depuis que Van a laissé la place vacante, il se battra très dur pour sodomiedb). En attendant, si il y a bien un endroit où il ne mérite pas de se retrouver, c'est jpopdb. Son auteur, un véritable réservoir à mauvaise foi -et troll à peine caché des polémiques les plus vaines et obscures (la totale inutilité pour le monde de NOLIFE, le péril que représenterait la venue de X JAPAN en France au vue de la bêtise de leurs fans ...)- semble s'en servir essentiellement pour régler ses comptes avec tout ce qui l'énerve un peu, moulinant dans le vide à coups de rhétorique pompeuse et de langage vulgaire et racoleur. A la différence des numéros 3 et 4 du classement, il ne tente même pas le moins du monde de coller à l'actualité et ne fait qu'éponger son cerveau malade à longueur d'articles tous plus désolants de néant les uns que les autres. Et si vous saviez ce qu'il pense de ses lecteurs, particulièrement ceux qui seront arrivés au bout de ce pénible article ...
Par Ananda
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Samedi 31 janvier 2009
Il y a des fois où l'on se demande si l'on doit plus aimer ou détester les Japonais. Si vous êtes ici, de deux choses l'une, c'est que vous les aimez plutôt bien, ou que vous avez tapé "femme-tronc mineure enculée par un cheval nutella bill kaulitz" sur google (et donc que vous êtes fan du Hello!Project). Il y a tout de même des fois où ils mériteraient des claques nos débridés, à aborder toujours les mêmes thèmes décomposés et purulents pour leurs morceaux, il est donc temps de leur envoyer un message fort (un peu comme le 06 août 1945) et de leur signaler définitivement qu'il y a des sujets qui ne passeront plus tant ils plongent dans une innomable horreur tout auditeur doté d'un minimum de bon sens (critique) et pas trop pétri de la ferveur politiquement correcte de ces gens prêts à se mettre à quatre pattes pour obtenir ce qu'ils veulent et ainsi se sentir importants (je pense à quelqu'un en particulier, ne vous sentez pas tous visés, la position décrite était métaphorique). Je me protège dès maintenant de l'argument relativiste des gluants qui me diront que les morceaux sont censés viser les coeurs japonais, et blablabla, et blablabla. Je m'en fiche, ce qui est niais, grotesque et gastroentéritique le reste, et c'est justement de ça dont nous allons parler ici.

05- Le Passage des Saisons

Coupables : Ayumi Hamasaki, Nami Tamaki, HYDE, Mai Kuraki, Kumi Koda, Naotaro Moriyama, et 99% des autres
On le sait, les carrières sont souvent courtes et le futur souvent cruel pour les célébrités japonaises, vite reléguées après une période de stardom furtive (et même pas appréciable tant elle est verrouillée) au rang de femmes au foyer ou de modèles pour magazines d'épilation. La bonne nouvelle, c'est que chaque artiste japonais aura toute les chances une fois son quart d'heure de célébrité passée de se reconvertir chez Météo France tant leur obsession des saisons et du temps qu'il y fait dépasse l'entendement. Alors, certes, les saisons sont très marquées au pays l'unité 731, mais est-ce vraiment une raison pour disserter à l'infini sur les feuilles d'automne, la neige d'hiver, le vent du printemps et l'herpès (on y vient forcément) d'été ? Le seul avantage que l'on trouvera à cette fixation sera finalement de rappeler à tous ces geeks mongoloïdes (bonjour NOLIFE) qu'il existe un monde extérieur où le temps passe.
Effet : On se sent cruellement et irrémédiablement vieillir et le cri du botox se fait de plus en plus pesant et angoissant.
Suggestion : Pourquoi ne pas remplacer le thème des saisons par des bulletins météorologiques chantés on ne peut plus ludiques et informatifs ?

04- La Peur d'être Seul
Coupables : Ayaka Hirahara, AI, Mika Nakashima, Yuna Ito
L'excuse est simple et bien connue, en ne subissant pas le catholicisme et le sacrifice de Dieu (ou d'un homme, n'oublions pas mon bloggeur juif préféré) sur la croix, le monde asiatique n'a pas eu accès à l'individualisme. D'où la croyance générale qu'au delà d'une invasion des Noirs, la pire chose qui pourrait arriver à un Japonais serait de se retrouver seul. Sur ce point, on ressent finalement plus de pitié que de ressentiment envers ces Japonais enfermés dans une société ultra-étouffante où le plus grand mal imaginable serait de ne pas être entouré d'un paquet de greluches couinantes. D'où un gros paquet de chansons contenant les mots "hitori ja nai", souvent prononcés avec un sourire plein de sollicitude, et probablement parfois avec les flammes de l'enfer brûlant dans les orbites ("-Tu n'es pas seul ; -Oui, excuse-moi maman, je voudrais juste me branler en fait").
Effet : On interdit aux gens d'être seul, et ils finissent par inventer le bukkake (qui n'est rien d'autre qu'une saine activité de groupe) et le porno avec des tentacules (arrêtez avec cet air innocent, je sais que vous connaissez).
Suggestion : Ayu en a une : chanter des morceaux geignards où elle se plaint d'être seule, rajoutant un délicieux égocentrisme à un milieu social grégaire. Issei Sagawa aurait éventuellement une suggestion, mais elle est épicée.

03- Le Sotsugyou et le Passage à l'Age Adulte

Coupables : Yumi Matsutoya, SPEED, la totalité du Hello!Project, Miliyah Kato
Le concept de sotsugyou est finalement assez compliqué à appréhender vu de France, où rien de tel n'existe. Il correspond à la fin d'un cycle scolaire, la réussite dans les études et surtout, à l'obtention d'un diplôme (le terme est également lié  à la cérémonie qui va avec). Il réfère généralement à la fin du lycée, et semble, au Japon, coïcider avec la puberté, l'apparition des premières règles et des bourgeons mammaires (cette expression est tellement effrayante qu'elle en devient hilarante, et a le mérite d'expliquer pourquoi les Japonaises sont aussi pot de fleur), autrement dit, du passage à l'âge adulte. Les chansons sur le sotsugyou (graduation en Anglais) sont donc l'occasion de mielleries suintantes et dégoûtantes sur l'amitié, le fait de se séparer de ses amis, et, on peut supposer, de regards gênés sur "qui a mis Akiko enceinte ? (en fait, c'est son père)".
Effet : On a l'impression que le lycée, finalement, c'était bien, alors qu'on avait des boutons et que pour la plupart d'entre nous, les ennuis y ont commencé le jour où on a perdu sa virginité.
Suggestion : Pourquoi ne pas faire de chansons funky sur le départ en retraite et les perspectives de voyages photographiques qu'on pourra y faire ? (je veux dire, à part parce que la retraite est un concept optionnel au Japon)

02- Les Sakura
Coupables : Mika Nakashima, Naotaro Moriyama, FUNKY MONKEY BABYS, Ikimonogakari
Par le miracle de la vie, de l'amour et du calendrier, la floraison des cerisiers, tout à fait grandiose, intervient au même moment que la fin de l'année scolaire et le sotsugyou, liant intimement les deux thèmes. Ceci dit, les Japonais restent de grandes chochottes qui, non contentes de pleurnicher bêtement sur les amitiés bientôt brisées, se mouchent bruyamment dans les pétales rosés des cerisiers ancestraux. Comme si le simple fait d'omettre d'en parler une année risquerait de compromettre le bourgeonnement des fleurs, les moins inspirés et plus conformistes des artistes se ruent par centaines chaque année pour chanter LEUR sakura, qui contiendra souvent les mots "sakura, hitori ja nai, sotsugyou et kisetsu" pour le plus grand plaisir des guimauves décentrées. Une synthèse de tout ce que la peur de la démarcation et le ruissellement de bons sentiments des Japonais peut produire de pire.
Effet : On a envie de pendre haut et court les auteurs de ces morceaux à ces cerisiers qu'ils aiment tant, de prendre des photos et de les poster sur le blog d'Hikaru Utada avec un commentaire débile dont on lui laissera la charge.
Suggestion : Un tas de possibilités, pour ma part je pencherais pour le mimosa, qui est tout aussi joli et qui a le mérite de fleurir plus tôt.

01- L'Engagement contre la Guerre au Darfour
Coupables : Les Morning Musume
Tout le monde sait bien que la chanson engagée est un art tout à fait prégnant au Japon (comme l'engagement d'ailleurs). Le militantisme bouleversant de BOOM BOOM MECCHA MACHO des Gyaruru aura fait plus pour le féminisme que cette déprimante Princesse Masako dont la carrière de diplomate pèse bien peu comparée à la nécessité qu'un héritier naisse, et on se souviendra longtemps de tout ce que Hard Gay aura fait pour la "cause" (HAHAHA) homosexuelle au Japon (essentiellement, la ridiculiser et la décrédibiliser, comme si les gays n'y parvenaient pas eux-même). Cependant, il y a des sujets qui, malgré leur courage apparent, manquent définitivement d'audace pour vraiment réussir à nous émouvoir. C'est le cas des nombreuses chansons des Morning Musume portant sur les orphelins du Darfour (je ne vous donnerai pas de noms, vous les connaissez certainement). Je dois dire que je ressens un certain malaise à pointer cette situation tant la cause est noble, mais lors du dernier voyage de nos amies pédophilo-magnétiques dans cette noble province du Soudan, j'ai fini penser que cet affichage était à la longue malsain.
Effet : non seulement nos dégoûtantes écervelées risquent leur peau à chaque voyage, mais la cause est si rabâchée qu'elle n'atteint plus nos oreilles.
Suggestion : Il me semblait qu'elles avaient suffisamment de connaissances en avortement pour faire de la prévention auprès du plannig familial.
Par Ananda
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Lundi 8 décembre 2008
Puisqu'il n'y a sûrement pas que chez moi qu'elle provoque une profonde pitié et qu'il faut bien que quelqu'un s'y colle (au mépris des IST*) ...

01- Prends des risques (j'entends musicalement, pas le type de risques de la ligne d'au-dessus, certains blogueurs s'en chargent pour toi apparemment) : En un sens, Ayumi Ah-Mais-C'est-Qui-? telle que la nomment les Japonais, a la position la plus confortable du marché. Elle n'intéresse plus personne que ses fans d'un côté, et ils sont prêts à tout avaler de l'autre (surtout certains), en bonus ils sont encore suffisamment nombreux pour faire rêver 30.000 Nana Kitade. C'est donc le moment de faire preuve d'ambition sur le plan musical et de proposer quelque chose de vraiment nouveau, loin de cette soupe beauf faussement stylée qu'est GREEN. Qu'elle nous montre que sa carrière n'a pas été qu'une question d'opportunité consolidée par du marketing. Qu'elle nous sorte de talentueux producteurs japonais des placards (il n'y a pas que ses fans les plus jeunes qui y sont vous savez, cf "je la trouves manifik ds 7 raube é ac se makiyaj L ma fé pleuré qd L a chanter teddy bear jsui pa 1 pd LOL xD"). Même Namie Amuro a réussi ce virage, malgré des handicaps certains (par exemple son taux de charisme négatif) ... Il faut avouer qu'elle avait un atout par rapport à Ayu : elle avait envie de faire carrière.

02- Extreme Makeover-toi (ça elle va sûrement mal l'interpréter, mais il faut qu'elle sache que ça n'a rien d'un encouragement à persévérer dans la voie qu'elle a choisie) : Quelques filles complexées (voire des cosplayeuses dans les cas désespérés) et des hectotonnes de tantouzes (voire quelques japanistas dans les cas désespérés) mises à part , plus personne ne trouve Ayu belle. Chaque apparition de la Reine nous démontre si besoin en était qu'elle n'est plus qu'une terrible caricature d'elle-même. Elle a beau avoir gagné une fort jolie croupe que doit lui envier Anna Tsuchiya, Barbie Face D'Ampoule ressemble de plus en plus à un ballon de baudruche schizophrène perdu dans une fabrique de maquilage (dédicace au fond de teint pêche). Qu'elle ne s'étonne pas dès lors que les derniers Japonais à daigner parler d'elle ne le font que pour se foutre de sa gueule, alors que les shootings ne la présentent plus guère que comme une consternante poupée en images de synthèse totalement inexpressive. Mon conseil serait le suivant : Ayu a besoin de se trashiser un peu. Pas besoin pour ça de se transformer en Christian Aguilero, le trans des années folles, d'ailleurs, quand elle a essayé, ça n'a guère été concluant, sauf pour les fétichistes un peu spéciaux des petites mains sur de gargantuesques visages. Elle a plus besoin de nous faire un virage a la Madonna (en Anglais dans le texte) époque Frozen, mais à sa façon (il reste de toutes façons peu de styles de la vieille Mado qu'elle ne lui a pas piqués, à part sans doute le body rose, Dieu nous en garde). Qu'elle nous sorte le grand jeu avec quelque chose de frappant visuellement, de reconnaissable sans pour autant inclure trop de bottes à talons et de mini jupes, ni de chemises aux manches bouffantes et de bustiers orthopédiques, de personnel. En un mot, qu'elle se transforme en quelque chose d'ICONIC.

03- Prends des cours de chant : Parce qu'il est inconcevable que l'idée de finir un mot sur deux par un vibrato d'outre-tombe lui vienne d'un professeur de chant, ou alors c'est le plus grand escroc du monde. Pourquoi Ayumi s'évertue-t-elle à chanter comme si elle venait d'être extubée ? Elle ne sera jamais une grande chanteuse, ni même une bonne chanteuse, mais ça ne serait déjà pas si mal qu'elle soit une vraie chanteuse et qu'elle finisse par assumer son filet nasal -au demeurant attachant- et abandonne la fabuleuse idée de péniblement pousser chacune de ses notes comme si ces dernières étaient en pleine noyade dans un océan de glaires. Autrement dit : qu'elle nous vire cette voix de gorge, pitié pitié pitié. A moins qu'elle ne soit réellement continuellement en train de se noyer dans son propre vomi bien sûr, ceci étant l'explication la plus plausible.

04- Vire ton équipe de guignols : Oui, c'est féérique, tous les freaks qui sont allés l'attendre devant le Bristol connaissent le nom de son garde du corps, de sa nail artist et de la fille qui lui achète ses tampons ! Non, en fait, ça n'a rien de fabuleux, c'est même la preuve que c'est le moment d'opérer un remaniement du personnel. Les deux gorilles hurleurs qui mirrorculeusement chantent encore moins bien qu'elle ont besoin de vacances sur une île paradisiaque avec beaucoup de bananes. Pollux n'a jamais été et ne sera jamais un guitariste convaincant. De la même façon, le reste de ses musiciens ont toutes les qualifications nécessaires pour réaliser de magnifiques backgrounds pour des compilations de karaoké. Et aussi fantastiques soient les soirées golden shower qu'elle passe avec ses danseurs, ce ne sont même pas de bons danseurs, mais ils seront certainement très bien en guest star sur la scène de l'ANPE locale.

05 : Prends ton temps : A quoi sert de faire une tournée par an si c'est pour chanter les mêmes chansons avec les mêmes mises en scène ? Remplacer des costumes laids par des costumes affreux n'est pas une raison suffisante. On s'en fiche aussi d'avoir un album par an si celui-ci est au mieux médiocre. Et tant qu'à faire, il faut qu'elle laisse tomber les grotesques coutumes saisonnières des Japonais, le monde ne s'en portera que mieux si il a de quoi bouger ses fesses en hiver plutôt qu'une énième ballade stalactitante. Après tout, elle a déjà le mérite de n'avoir sorti aucun morceau avec "sakura" ou "sotsugyou" dans le titre au printemps, alors tout n'est pas perdu.

En suivant mes conseils, Ayu pourra continuer longtemps à de targuer d'être la seule vraie star que l'entertainment japonais a connu, ou plus vraisemblablement se vautrer avec une classe infinie.

* Note : Je me demande si j'arriverai à faire un jour un article où il n'est pas question d'une manière ou d'une autre d'une problématique de risques sexuels. Ca doit me venir de mon enfance, ou alors de plus récemment.
Par Ananda
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  • : Fumisterie à vocation vaguement humoristique et au contenu 100% subjectif sur le monde de la Jpop.

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