Fight !

Vendredi 6 juin 2008
Parfois on lit des bêtises tellement abracadabrantesques qu'on est heureux d'avoir ouvert un blog juste pour pouvoir le dire. Enfin, je sais pas pour vous, mais moi c'est comme ça en tous cas. Un blog de news jpop, désormais réputé pour ses informations erronées et le manque de finesse de ses analyses, a récemment écrit un article semi-élogieux sur Nana Tanimura, la comparant à son avantage à Kumi Koda. Je remercie donc l'auteur de cet article, qui m'a donné l'idée de mettre en scène ce combat entre les deux chanteuses. Let's Fight ! Ceci est un évènement sponsorisé par Paint.



Voix : Ni l'une ni l'autre ne sont la vocaliste du siècle. Cependant, il est indéniable que Kumi Koda a une jolie voix, un peu grave et cassée, même si il y a un bon moment qu'elle n'en fait plus montre, au profit des pleurnichards trémollos indissociables des dégobillantes ballades et des X-tina-Wannabismes des morceaux plus rythmés. Le problème de Kumi Koda, c'est que pour pouvoir se faire vraiment remarquer, on l'a forcée à chanter "comme XXX" et à abandonner son propre style (si tant est qu'elle ait eu un style personnel, mais c'est une autre histoire). Mais sur ses morceaux plus anciens, quand elle était grosse, laide, et n'intéressait personne, elle faisait encore preuve d'un certain talent. Quant à Nana Tanimura, je vais vous raconter une petite anecdote. J'avais annoncé sur mimu son arrivée en major, dans une news intitulée "Deux nouvelles chanteuses à voix sur le marché" (l'autre était Stephanie ...). Oui, parce que quand on annonce Alicia Keys comme référence, on est obligé d'assurer derrière. Nana Tanimura n'a aucun talent vocal ! Mais le pire, c'est que puisqu'elle est censée s'inscrire dans un contexte RnB, elle pousse son filet de voix banale à tendance nasillarde d'une manière particulièrement irritante, alors qu'elle a le coffre de la première idol venue. Dans Say Good-bye, sa performance en Beyoncé japonaise est aussi légitime que si ce rôle avait été confié à Ai Otsuka ou à sifow. Je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler un grand amateur de toutes les tâcheronnes RnB japonaises, de Miliyah Kato à Thelma Aoyama, dont le seul talent et de copier-coller les divas américaines en plus chiant, mais elles ont au moins le mérite de bien le faire et une certaine légitimité vocale. Kumi Koda remporte cette manche très haut la main.

Univers musical : Il est difficile de comparer les deux moules puisque Nana Tanimura n'a pour l'instant sorti que trois singles, tous trois mauvais. De son côté, Kumi Koda en a sorti des brouettes, dont une bonne partie de mauvais aussi. Essayons tout de même. Le premier single de Nana Tanimura, Again, était une désespérante ballade RnB qu'on aurait à la rigueur pu attribuer à Hikaru Utada presque une décennie plus tôt, le talent vocal en moins. Son second, Say Good-bye était un morceau pop-rnb upbeat extrêmement mal produit et vieillot, tandis que son troisième, JUNGLE DANCE, est une horreur pop-dance estivale agressive de laideur, à la composition bâclée et resucée (ça, on va y venir) et aux arrangements repoussants. Après l'échec particulièrement cuisant de ses deux premiers singles, on comprend qu'avex lui ait imposé, conjointement à un changement d'image, un changement de style sonore, mais avec JUNGLE DANCE, on descend dans le négatif sur l'échelle de la qualité musicale. Kumi Koda n'est pas en reste en terme de nullité. Etrangement, ses détracteurs ne comprendront jamais que dans ero-kakkoi, il y a kakkoi, et continueront à dire qu'elle ne vend qu'en montrant son cul. Pourtant, si elle s'est indéniablement faite remarquer de cette manière, c'est plutôt en montrant son odieux et effrayant sourire qu'elle vend, d'où, dans sa discographie, une profusion de chansons pop "mignonnes", et surtout niaises et horripilantes. On rajoute à ça les morceaux pop-rnb produits à la va-vite de ses derniers albums, plus les sempiternelles ballades caricaturales et grossièrement surfaites, et nous voilà amputés d'une bonne partie de sa discographie. Cependant, ce qu'il reste est, en terme de jpop mainstream : tout à fait réjouissant et varié. De la pop plus ou moins RnBisée d'une qualité tout à fait enviable. Un autre point (poing ?) pour (dans ?) notre Kuu (Cul ?).

Personnalité : Heureusement pour nos oreilles, Nana Tanimura n'aura jamais le succès qu'a connu Kumi Koda à une époque désormais lointaine. Quelque part, heureusement pour sa vertu aussi (enfin ce qu'il en reste), parce que tous ceux qui auront traité Koda de prostituée devront inventer un nouveau mot pour qualifier Tanimura, à moins qu'ils utilisent "poupée gonflable", ce qui lui va bien aussi. Nana a une personnalité imposante, surtout depuis qu'on l'a remplie de silicone. Le plastique, c'est fantastique, d'autant plus quand c'est le seul argument marketing qu'on a à proposer à un public. Sortie de ses mouvements de nichons, sur lesquels elle a misé très gros à en voir les grotesques lives de JUNGLE DANCE, elle a la présence scénique et dégage autant de connerie physique qu'un balai. Vulgaire mais pas drôle, dénudée mais pas sexy ... De la pâtée pour otakus, qui, à force de ne fréquenter les filles que sur du papier ou derrière un écran, ne sont pas habitués à ce qu'elles puissent dire non. Quand à Koda, on pourra s'interroger sur l'artificialité de son image, reste que celui-ci est bien construit, parfois totalement superficiel, souvent exaspérant, mais néanmoins attachant, avec ce grain de folie de la paysanne mal élevée dont la bouche tourne plus vite que le cerveau. Et elle est très convaincante en transexuel quand elle joue sur le côté ero de son ero-kakkoi. Un troisième point pour elle.

Même ses plus féroces détracteurs, c'est-à-dire les plus néanderthaliens des fans d'Ayumi (oui, parce que la majorité ne ressent qu'une légère et légitime rancoeur envers celle qu'elle voit comme la remplaçante de son idole), devront bien reconnaître que face à une Nana Tanimura transparente à mort, sans talent et aux productions dégueulasses, Kumi Koda remporte un match. Cependant, pour récompenser tous ceux qui ont lu ce looooong article jusqu'au bout, je m'en vais l'illustrer avec un live de JUNGLE DANCE, ce qui m'assure contre la moindre remarque ensuite, puisqu'ainsi chacun pourra voir que cette fille n'est qu'une insignifiante merde.

Par Ananda
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Jeudi 17 avril 2008
Puisqu'il n'y a pas de limites à la bêtise (cf Hello ! Project), y compris et surtout à la mienne, voici enfin le combat que la foule réclamait à cors et à cris, celui de la pauvre "mon-album-est-une-légende" misono contre Titan, le chien de mes parents. Les adversaires vont se livrer sous vos yeux chassieux un combat sans merci, ni de rien, ni il n'y a pas de quoi. A ma droite, Titan, majestueux boxer dans la force de l'âge, à ma gauche, misono, grosse boxeuse dans la force du lard.

















Voix
: Plus ça va, plus misono devient inécoutable, c'est un fait reconnu par tous les scientifiques jpopeux de l'univers. Elle qui avait pendant day after tomorrow cette voix joliment banale de sous-Kaori Mochida a depuis commencé à croire que l'égosillage était une technique vocale. Du coup, elle nous casse les oreilles et n'a plus que 2 fans et demi dans le monde, tous en France, le pays du bon goût musical car c'est de là que vient Christophe Maé. De son côté, Titan a une voix profonde couvrant une gamme relativement étendue, mais surtout particulièrement à l'aise dans les graves, qu'il pousse d'une manière remarquable. Son concerto en wouf wouf contre un hérisson a été porté aux nues par les connaisseurs comme une pièce majeure de l'oeuvre canine, et face à cette reconnaissance, les représentations nocturnes se sont multipliées. Un point pour lui.

Univers musical
: Peut-on décemment dire que misono a un univers musical ? Les fans, qu'il faut écouter comme toute minorité avec un dédain camouflé, la classifient volontiers dans du pop-rock, ce qui n'est, c'est vrai, pas plus stupide que de dire que Nami Tamaki fait de la trance. Cependant, on pourrait dire que misono est une chanteuse jpop bas de gamme, apparentée à la période mi-avex/fin-GIZA (elle refuse la datation au carbone 14, sous prétexte que ça fait grossir, les stars sont si coquêtes, même quand elles ne sont plus à 15 kilos près). De son côté, l'univers de Titan est essentiellement sulfuré, car comme tout gros chien qui se respecte, il aime à faire profiter à ses grotesques contemporains bipèdes la fragrance de ses flatulences. Il faut bien avouer que c'est un univers qui s'impose immédiatement au public, il remporte donc la manche.

Personnalité : Là encore, misono fait un peu tâche, ce qui est normal pour une vache ... La soeur de notre amie Kumi Koda n'a vraiment rien qui la fasse ressortir du tout-venant de ce rock playmobil avec option "résolument rock" et "déferlement de guitares". Elle essaya bien de capitaliser sur les contes de fée, mais qui rêve vraiment sur "La grosse au bois gonflant", "Grosse Neige", "La Grosse Sirène" ou "Capiton" (vous savez cette histoire d'une pauvre fille qui ne faisait que son rôle et qui était brimée par ses belles-soeurs, odieuses) ? Alors que misono reste très ballades, Titan reste très balade. Rien de tel pour lui qu'une promenade au grand air pour trouver de l'inspiration dans les déjections d'un autre chien ou le cadavre d'un petit animal. Résultat, c'est un chien unique et intelligent, qui ne répond pas à son nom sauf si il est suivi de "viens voir", qui sait jeter des regards méprisants aux gens assis sur le canapé qu'il convoite, et qui aime plus que tout vivre en société. C'est en fait une vraie diva. Définitivement unique.

La pauvre misono est littéralement écrasée sous le poids de Titan (on dit qu'on a retrouvé des projections de graisse à un kilomètre à la ronde), qui remporte ce combat haut la patte. D'où la maxime suivante "misono au kouhaku ? Mon chien y sera avant elle". Je crois qu'il s'en fout.


Par Ananda
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Samedi 12 avril 2008
Puisque je ne savais pas quoi écrire pour abreuver votre ennui dominical de mes pitreries, me voici sous vos yeux en train d'inaugurer une nouvelle section alors que je m'étais juré de ne pas le faire. J'ai installé le ring, me suis servi une pina colada, et me prépare à observer un combat d'une violence insensée entre deux stars de la jpop. Aujourd'hui, il s'agit de la très célèbre guignolette dentaire Ai Otsuka, et son ancêtre, la moins guignolette mais beaucoup plus dentaire YUKI. Les coups et les dents vont pleuvoir, les adversaires sont très remontées, let's fight !






















Voix : Quand on parle de YUKI comme d'Ai Otsuka, on ne peut pas ne pas commencer par la voix, alors que si l'on parlait de Kumi Koda et LISA, on commencerait par les fesses, et si on parlait de JYONGRI on ne commencerait pas du tout. Ai Otsuka a une voix assez quelconque, mi seiyuu/mi mouette rieuse. De son côté, l'organe de YUKI est une perceuse à tympans. YUKI crie, braille, hurle, se défoule et finalement, contre toute attente, ça passe bien. De plus, contrairement à sa rivale, qui n'en a aucune et se contente de vaguement feuler, sa voix est très puissante, juste en live et dispose d'une amplitude importante. Sur ce coup, la vieille enfant remporte la partie haut la (petite) main.

Univers musical : Peut-on parler d'univers quand on parle d'Ai Otsuka ? Ne serait-il pas approprié de parler de "canton", voire de "village" musical ? La musique d'Otsuka est tragiquement classique, de la jpop tout ce qu'il y a de plus avex, et voire, malheureusement pour elle, d'assez sony par moments, avec des arrangements particulièrement banals et des compositions 1000 fois entendues. Néanmoins, il faut lui reconnaître un talent certain et passé pour les ballades (Mademoiselle est compositrice) déchirantes, voire un coup d'éclat ponctuel dans l'upbeat. En terme de jpop commerciale, YUKI fait sans aucun doute partie de ce qui se fait de mieux, variant les genres entre pop-électro, folk-acoustique, pop-rock de qualité (malgré sa sonytude effective), poireau-pomme de terre, ou au pire pop tout ce qu'il y a de plus soignée. Une musique plus variée, des compositions plus inspirées, des arrangements plus originaux, YUKI remporte une nouvelle fois la manche.

Personnalité : La hyène Ai Otsuka n'est rien d'autre qu'une sous-YUKI. Moins mignonne, moins drôle, moins originale, et surtout, infiniment moins charismatique. Sur scène, l'ex-future-Reine de la jpop n'ayant jamais accédé au trône se contente de décliner l'arsenal avexien, y rajoutant quelques nuances très pestes qui ne font rire que ses fans, tout comme la vulgarité gamine qu'elle distille dans des clips ennuyeux, mais qui font rire ses admirateurs sur Jpop Music, le plus grand repaire de gibiers de potence de la planète, après l'Assemblée Nationale française. Quant à YUKI, les preuves parlent d'elles-mêmes, comme en témoigne ce concert au Tôkyô Dome de JUDY AND MARY : c'est une boule d'énergie montée sur de petites jambes potelées.



YUKI a une personnalité unique, et pas seulement parce que personne n'en voulait. Qu'elle soit barrée ou mignonne, elle n'en fait jamais trop, ou plutôt en fait toujours trop mais peut tout se permettre, et ses frasques vestimentaires et capillaires d'une autre planète lui ont acquis un statut durable de fashion icon. Un modèle que personne ne peut suivre sans être ridicule, même Kaori Mochida, mais un modèle quand même. L'icônographie de YUKI inclut beaucoup d'animaux, des univers sous LSD, du sexe, et ses clips sont souvent de véritables ravissements s'élevant très, très au dessus du lot des clips jpop, ne serait-ce que JOY ou SENTIMENTAL JOURNEY.

Sans aucun parti pris de ma part, car je suis quelqu'un de très objectif, ainsi que le réclament les truies du sans-opinion sévissant partout sans être inquiétées car elles ont un politiquement correct frelaté dans le sang, je déclare que YUKI remporte ce combat sur Ai Otsuka. Artistiquement plus douée, plus originale et plus éclatante, ce n'est pas pour rien qu'elle a déjà plus de 15 années de carrière derrière elle.
Par Ananda
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  • : Fumisterie à vocation vaguement humoristique et au contenu 100% subjectif sur le monde de la Jpop.

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