Vendredi 17 juillet 2009
Cela fait longtemps que je ne vous ai pas abreuvés de mes playlists ravissantes et salvatrices, je reviens donc avec cette dernière, plus thématique encore que d'habitude puisqu'elle sera
uniquement consacrée à Chara, artiste dont il est tout dit, dont principalement n'importe quoi, oubliant là qu'elle reste une des artistes pop les plus talentueuses du Japon, sans oublier
qu'elle en fut parmi les plus influentes et que son héritage est revendiqué par de nombreuses collègues, BONNIE PINK et Shiina Ringo entre autres, excusez du peu. En bientôt 20 ans de
carrière, les domaines explorées par Chara sont variés et souvent réjouissants, mais le meilleur de son travail reste concentré sur une dizaine d'années entre le milieu des années 90 et le milieu
des années 2000, c'est donc de cette période que j'extrairai les titres de cette playlist. Pour finir, aucune réflexion ne sera tolérée sur la voix de Chara de la part d'amateurs 1- de RnB
japonais, 2- de rock japonais, 3- de musique japonaise en général. (Note : si vous ne souhaitez pas télécharger les morceaux un par un, j'ai mis un pack les regroupant tous en fin
d'article)
Duca, parce que ce morceau pop léger est tout à fait indiqué pour ouvrir plaisamment les hostilités. Attention, ne vous méprenez pas quant à l'expression "morceau pop léger", on n'est pas dans du Aya Ueto ou du Ami Tokito, il est simplement manifeste que Duca ne se prend pas la tête, Duca se contente de percussions nombreuses (sans boîte à rythme), de basses et d'un saupoudrage bubble-gum discret mais essentiel. Et Duca prend même le risque d'une composition relativement audacieuse mais néanmoins sympathique, le tout contribuant parfaitement à nous mettre de bonne humeur, un peu comme si Duca était la fille de Yasashii Kimochi un an plus tôt.
Private Beach, parce que Duca a beau être tout simplement un bon titre, il était nécessaire d'arriver maintenant à quelque chose de plus consistant. A Scenery Like Me, sorti en 2004, est probablement le sommet de l'art de Chara qui, sur des reprises de ses anciens morceaux, nous fait preuve de son incroyable talent. En réalité, cet album est tel qu'il me faudrait être Van pour décrire les émotions qu'il déclenche, mais puisque pour le moment je suis encore Ananda, je dirai juste qu'il est très émouvant. Private Beach est dans la lignée des autres titres de l'album : long, langoureux, Chara y sussure plus qu'elle ne chante (ce qui n'est pas un mal quand on voit comme beaucoup des morceaux originaux étaient braillards) et la part belle est faite à l'émotion et à l'instauration d'une atmosphère enveloppante. Un morceau sublime à en pleurer.
Family tree, parce que Something Blue est le complément parfait de A Scenery Like Me, tant Chara y va encore plus loin dans l'atmosphérisation de sa musique. L'album est d'autant plus méritant que Chara y est aux commandes de bout en bout, montrant là une maîtrise inattendue et bluffante de la production. L'ensemble est magique et sensuel, suave et bandant. Family tree en est le premier morceau et ouvre très honorablement un album incroyable dont devraient plus s'inspirer les Japonais péteux qui souhaitent sortir des sentiers battus. Chara y semble pour le coup assez mourante, enchaînant les râles et les soupirs sur des nappes mouvantes et dangereusement oniriques. Certains trouveront ça chiant, mais ils n'auront rien compris et n'auront plus qu'à retourner écouter les Kalafina et L'Arc~en~Ciel (ou Akiko Shikata si ils préfèrent, je suis pas sectaire dans la merde).
SKIRT, parce que rien de tel qu'un autre morceau pop pour revenir au monde réel (j'ai peur que la coupure soit brutale mais tant pis). Quand Anna Tsuchiya et consorts rivalisent de laideur pour être prises pour des rockeuses, Chara nous sort le fantastique James Iha des non moins fantastiques Smashing Pumpkins (groupe de rock s'il en est) pour ce délice pop. La guitare d'Iha (et sa voix sur le refrain) vient donc habiller ce morceau réjouissant et guilleret, moins exigeant que les deux précédents, mais néanmoins réussi et énergique, et aussi plus entraînant, et Dieu sait que parfois il est bon d'écouter des chansons qui sont JUSTE bonnes.
En bonus, voici la mélancolique Boku ni Utsushite, toujours avec James Iha mais dans un registre plus calme et touchant que j'exhume d'une vieille playlist, et juste pour le plaisir, la reprise de MY WAY par YEN TOWN BAND, groupe fictif du film Swallowtail Butterfly dans lequel Chara a connu le succès. Et enfin, voici le pack avec tous les morceaux de cette playlist. Bonne écoute.
Duca, parce que ce morceau pop léger est tout à fait indiqué pour ouvrir plaisamment les hostilités. Attention, ne vous méprenez pas quant à l'expression "morceau pop léger", on n'est pas dans du Aya Ueto ou du Ami Tokito, il est simplement manifeste que Duca ne se prend pas la tête, Duca se contente de percussions nombreuses (sans boîte à rythme), de basses et d'un saupoudrage bubble-gum discret mais essentiel. Et Duca prend même le risque d'une composition relativement audacieuse mais néanmoins sympathique, le tout contribuant parfaitement à nous mettre de bonne humeur, un peu comme si Duca était la fille de Yasashii Kimochi un an plus tôt.
Private Beach, parce que Duca a beau être tout simplement un bon titre, il était nécessaire d'arriver maintenant à quelque chose de plus consistant. A Scenery Like Me, sorti en 2004, est probablement le sommet de l'art de Chara qui, sur des reprises de ses anciens morceaux, nous fait preuve de son incroyable talent. En réalité, cet album est tel qu'il me faudrait être Van pour décrire les émotions qu'il déclenche, mais puisque pour le moment je suis encore Ananda, je dirai juste qu'il est très émouvant. Private Beach est dans la lignée des autres titres de l'album : long, langoureux, Chara y sussure plus qu'elle ne chante (ce qui n'est pas un mal quand on voit comme beaucoup des morceaux originaux étaient braillards) et la part belle est faite à l'émotion et à l'instauration d'une atmosphère enveloppante. Un morceau sublime à en pleurer.
Family tree, parce que Something Blue est le complément parfait de A Scenery Like Me, tant Chara y va encore plus loin dans l'atmosphérisation de sa musique. L'album est d'autant plus méritant que Chara y est aux commandes de bout en bout, montrant là une maîtrise inattendue et bluffante de la production. L'ensemble est magique et sensuel, suave et bandant. Family tree en est le premier morceau et ouvre très honorablement un album incroyable dont devraient plus s'inspirer les Japonais péteux qui souhaitent sortir des sentiers battus. Chara y semble pour le coup assez mourante, enchaînant les râles et les soupirs sur des nappes mouvantes et dangereusement oniriques. Certains trouveront ça chiant, mais ils n'auront rien compris et n'auront plus qu'à retourner écouter les Kalafina et L'Arc~en~Ciel (ou Akiko Shikata si ils préfèrent, je suis pas sectaire dans la merde).
SKIRT, parce que rien de tel qu'un autre morceau pop pour revenir au monde réel (j'ai peur que la coupure soit brutale mais tant pis). Quand Anna Tsuchiya et consorts rivalisent de laideur pour être prises pour des rockeuses, Chara nous sort le fantastique James Iha des non moins fantastiques Smashing Pumpkins (groupe de rock s'il en est) pour ce délice pop. La guitare d'Iha (et sa voix sur le refrain) vient donc habiller ce morceau réjouissant et guilleret, moins exigeant que les deux précédents, mais néanmoins réussi et énergique, et aussi plus entraînant, et Dieu sait que parfois il est bon d'écouter des chansons qui sont JUSTE bonnes.
En bonus, voici la mélancolique Boku ni Utsushite, toujours avec James Iha mais dans un registre plus calme et touchant que j'exhume d'une vieille playlist, et juste pour le plaisir, la reprise de MY WAY par YEN TOWN BAND, groupe fictif du film Swallowtail Butterfly dans lequel Chara a connu le succès. Et enfin, voici le pack avec tous les morceaux de cette playlist. Bonne écoute.
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