Fanfic

Samedi 20 septembre 2008
Résumé des épisodes précédents : Il s'est passé des trucs et des machins inintéressants. Je dédicace cet épisode à J., à qui je dois plus que ce qu'il mérite ...

Face à nos trois mercenaires de choc et de choc se dressaient le même nombre de silhouettes. Le visage atrocement boursouflé et tuméfié (donc dans son état normal), Miliyah Kato se tenait à la place de gauche, provoquant des hoquets de dégoût chez nos trois héroïnes. "Oh mon Dieu, je vais renvoyer les balistos à la graisse d'oie d'hier soir, se lamenta Ayu". L'atroce kyste chantant leur suscita plaintes et lamentations sur la folie des hommes. "Qu'ont-ils fait ?" se demandèrent-elles en choeur et en Japonais. YUI occupait la place de droite, exhalant comme à son habitude des relents de vieux fumier, car elle était 100% naturelle. Sur son visage impassible, on pouvait lire une infinité d'émotions, allant du néant jusqu'au rien du tout absolu en passant par le vide total.

"Mais qui est cette persoOoOoOonne ? demanda Ayu en désignant la silhouette du milieu. On dirait un mélange entre Régine et Bill Kaulitz, c'est absolument effroyableEeEeEe ...". Heil Otsuka prit la parole sans détacher son regard de leurs terribles adversaires. La détermination pouvait se lire sur son visage lorsqu'elle ouvrit la gueule. Après une série de hurlements barbares, ses sons se firent intelligibles : "C'est HYDE, le "chanteur" (elle fit bien ressentir les guillemets) de L'Arc~en~Ciel". Kumi eut un mouvement de recul. Comme tous les animaux, elle disposait d'un sixième sens qui la rendait particulièrement sensible aux aberrations de la nature.

HYDE entrouvrit la bouche pour parler, mais ses deux équipières se précipitèrent sur lui, conscientes qu'à cette distance la voix abjecte de cet épouvantail les blesserait elles aussi. C'est Miliyah qui prit la parole en premier "MmmmMmmmm MMMmmmmMmm MmmmMMmmmmM Mmmmmm". En tant que scénariste de cette histoire, je me trouve alors embarrassé, parce que l'explication de Miliyah Kato concernant la présence des trois crottes de Sony était non seulement convaincante, mais en plus formulée dans un Français absolument délicieux, malheureusement le volume gargantuesque de ses lèvres ne lui permet pas de les ouvrir, ni même de les entrouvrir, et gêne son articulation. Nous dirons donc qu'ils sont là, et qu'ils en colère. Kumi était face à YUI, Ayumi face à HYDE, Heil Otsuka face à Miliyah, le combat pouvait commencer.

YUI fut la première à lancer l'offensive : "YUI lance NATUREL". Des bottes de foin s'abattirent du ciel directement sur Kumi, qui parvint à les éviter grâce à son agilité proverbiale. Mais l'enchemisée n'avait pas dit son dernier mot : "YUI lance BERCEUSE", et sur ce, armée de sa guitare, elle se mit à interpréter un de ses insipides morceaux, qui noya son adversaire dans la torpeur causée par l'absence si affolante de personnalité.

"Grosse Pute !" lança Otsuka à l'adresse de sa partenaire avec un soupçon d'inquiétude dans la voix. "MmmmmmmMM MmmmMmmm Mmmm" lança-t-elle. "Miliyah lance FACE REPOUSSANTE", ce qui eut pour effet de projeter son adversaire droit contre le mur. Mais Miliyah n'avait pas marmonné son dernier gromellement, et "Miliyah lance GARDE-ROBE AFFREUSE" qui conduit ses vêtements à ne plus cesser de se transformer, passant d'un atroce mini-short rose fluo à pois violets à une chemise à jabot à motifs camouflage en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.

Ayumi s'était encore endormie debout et les yeux ouverts, ce qui fit qu'elle ne réagit pas très vivement lorsque qu'HYDE lança sa première attaque. "HYDE lance GROUPE DE MIDINETTES", et, arrivant derrière lui, une horde de truies déguisées en gothic-repulsa envahit la rue en hurlant à qui mieux mieux. Ayu fut renversée sans trop réagir, sinon par un "yeah wow ?" assez hors de propos pour tout dire. Mais HYDE n'était pas disposé à la laisser en vie et lança son ultime offensive : "HYDE lance FAUX ROCKEUR", et sur ce, une espèce de pop-dance immonde envahit les oreilles d'Ayumi, qui battit vaguement des paupières, tandis que son adversaire se peignait les ongles en noir et faisait semblant d'être rebel.

Nos trois héroïnes se trouvaient d'un coup en fâcheuse posture ...

Fin de l'épisode IV

PS : J'en profite pour faire passer un message personnel, veuillez m'en excuser je vous prie.

"Je n'ai jamais prétendu avoir été parfait. Mais j'ai toujours été honnête.

You made your bed, now lay in it."
Par Ananda
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Mardi 26 août 2008
Résumé des épisodes précédents : Ayumi et Kumi se sont rendues au rendez-vous fixé par leur chef, Maxou Maxou Houra, qui souhaitait leur confier une mission ...

Les mots de Maxou Maxou Houra résonnaient encore dans la tête disproportionnée d'Ayumi lorsqu'elle posa le pied sur le trottoir. "Vous devez tuer Namie Amuro". Grands dieux, bien sûr qu'elle avait eu plus d'une fois envie de la suspendre à un ravin par les oreilles, ou de lui gratter cette énorme veine saillante qu'elle arborait au front jusqu'à ce qu'un geyser de sang jaillisse, mais la tuer, non, pas plus d'une fois par jour. Sous le choc, elle s'assit sur un promontoir très à-propos (la croupe de LISA, laquelle avait terminé son roulé-boulé effrené devant le siège d'avex) et se prépara un petit fix d'éthanol. Kumi, quant à elle, avait déjà commencé à rassembler les fonds nécessaires à l'accomplissement de la mission en montrant ses jambons à tous les passants, qui comme n'importe quels Japonais qui se respectent, ne lui jetaient pas un seul regard, estimant que lancer un simple regard vers un handicapé, c'est déjà se moquer de lui.

"HYAAAAAAAAAERRRRRGSCROOOOOOOOUINYANYANYA" ; l'horrible cri se fit entendre à travers tout Tokyo. Faisant pivoter son chef à 180°, Ayu parcourut l'environnement de ses yeux-lasers, et finit par poser son regard sur la source du hurlement, laquelle se tenait du reste à moins de 50 cm derrière elle : c'était Heil Otsuka. Après avoir remarqué une nouvelle fois que la croix gammée lui allait décidément à ravir, elle entreprit d'ouvrir ses écoutilles afin de laisser le flot de paroles de la hyène enragée d'avex envahir ses tympans bioniques. Ai ouvrit la bouche, mais avant qu'elle n'ait eu le temps de parler, Kumi, la mousse aux dents et partout ailleurs, s'était déjà élancée dans les airs vers son ennemie ancestrale dans un grognement effroyable qui n'avait rien à envier à ses 12 singles. S'ensuivit un combat épique que je ne relaterai pas ici, ni ailleurs, mais qui prit fin lorsque Kumi, mi-dépitée, mycose, se retrouva sous le feu nourri de la mitraillette gatling qu'Ai gardait dans sa poche.



"Bon, écoutez les femelles, mes micros dissimulés m'ont appris que vous alliez tuer Namie Amuro, je suis de la partie, que vous le vouliez ou non, auquel cas je ferais bien pire que de me servir de cette ogive nucléaire directement dans vos anus, je chanterais". Aussi effroyable que fut la menace, Ayu, revigorée par le sandwich foie de veau-myrtilles qu'elle venait d'engloutir en suivant le combat, osa une question :
"Wow wow wow yeah, pour autant que je sache, tu n'as rien contre Namie AmuroOoOoOoOoOo.
-Pas contre cette connasse spécifiquement, mais tout le monde sait bien que je suis une sale petite pouffiasse qui en a après tout le monde, qui déteste tout le monde et qui ne couche avec personne car elle émascule à la petite cuillère tous les hommes qui osent s'approcher d'elle.
-Vu comme ça, ça se tienENenENenENent, répondit Ayu les yeux au ciel, avant d'ajouter pour elle même "contrairement à mes seins".
-Yep."

Marchant dans la rue sans autre bruit que ceux des bouteilles qu'on vidait, des grognements et du délicat ronronnement d'un bidon d'uranium, la petite compagnie ne tarda pas à faire une rencontre qui allait bouleverser leur vie, mais n'avoir aucune incidence sur ce récit scandaleux, qui pourrait par contre, à l'extrême rigueur, très hypothétiquement et avec un sens accru de l'ironie, être qualifié de parcours initiatique.

Fin de l'épisode III
Par Ananda
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Lundi 18 août 2008
Résumé : Il ne s'est rien passé dans l'épisode I, pas besoin de résumé.

Entrées dans le grand bâtiment, tout en verre et en dents en or, d'avex, Ayumi et Kumi saluèrent la standardiste à leur manière. Elles lui jetèrent donc des pierres en riant. Un malabar se tenait devant l'ascenseur, ce qui était relativement stupide. Les deux amies s'y engouffrèrent avidement, et après une courte bataille remportée par un oeil à zéro par Ayumi (le célèbre effet "faux ongles"), cette dernière gagna le droit d'appuyer sur le bouton. Direction le 69eme étage pour leur entrevue avec Max Matsu houra. L'ascenceur diffusait une atroce musique du même nom, toute en violons synthétiques et en xylophones un peu trop délurés.

Arrivées devant le bureau du patron, Ayumi lâcha un "laisse-moi parler" froid à sa collègue, toute occupée à réaliser sur elle-même un frottis vaginal afin de vérifier la viabilité de son liquide amniotique, puis elle ouvrit la porte. Une odeur de sang, de sperme et de friture envahit suavement le couloir et fit saliver Kumi, qui n'avait rien mangé depuis plus de cinq minutes. "Entrez" asséna la voix de Max Matsu houra d'un ton qui ne laissait aucun doute : il voulait qu'elles entrent.

Les locaux étaient décorés sobrement et avec classe. Les disques d'or des stars du label se trouvaient tous là, accrochés au mur, avec une légende pour chacun ("Sponsorisé par les Rillettes du Mans" pour Secret de Kumi Koda, "Les handicapés sont des gens comme nous" pour LOVE COOK d'Ai Otsuka, "Se battre pour ne pas oublier" pour RAINBOW d'Ayumi Hamasaki ...). Dans l'encadrure sous le bureau se tenait une gigantesque croupe qui gigotait pathétiquement. "LISA voulait sortir un nouvel album et elle est restée coincée" explique Max avec détachement, ce qui parut une bonne explication à Ayu, Kumi étant déjà affalée sur un canapé dans un coin, absorbée par la consommation de ses croûtes. Puis le boss donna quelques coups de pieds, et avec un "pop" résonnant, LISA fut expédiée de sous le mobilier, et traversa la pièce en roulant, pour disaparaître dans le couloir. "Yeah wow" commenta Ayu, "Oink" renchérit Kumi.

Ayumi prit la parole en premier :
"Maxou, tu es bouffi ce matin/après-midi/soir/autre moment de la journée (rayer les mentions inutiles).
-J'ai des insomnies depuis ton dernier disque, répondit Max en guise d'explication tout en réajustant sa ceinture. A propos, j'espère que tu as écouté la musique dans l'ascenseur, c'est ta prochaine chanson de l'été.
-Yayayaya, répondit-elle piteusement.
-Bon mes ex-gagneuses, je vais faire vite, j'ai un rendez-vous avec sifow après ça, et il faut encore que je passe acheter du lubrifiant.
-Un sifow, faux, faux, les petites marionnetteEeEeEeEes wow wow yeah, entonna une Ayumi en pilote automatique.
-Je voulais vous parler de Namie Amuro, déclara-t-il après avoir éteint le détecteur de fausse notes."



A ces mots, Kumi réagit. A quatre pattes sur le bureau, elle se mit au grogner à qui mieux-mieux, telle une truie bien grasse qui à l'abattoir réalise tout à coup l'odeur de la mort, comparaison décrivant parfaitement la situation. Ayumi, qui s'était endormie sous ses lunettes ne pipa mot, ni Max.

"Au lieu de rester à la maison élever le gosse qu'elle avait eu avec un singe savant comme toute bonne Japonaise, cette idiote s'est remise au travail et nous pique le marché, au lieu de faire sagement ce que je lui dis. Hier, déjà, elle m'a piqué ma place dans la file à Leclerc. Elle nous nargue devant les actionnaires, et ça ne me plaît pas. J'ai donc une mission à vous confier".

Ces mots résonnèrent tel le glas qui venait mettre fin au calme en cette belle maison d'avex.

Fin de la partie II
Par Ananda
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Samedi 16 août 2008
Après cette si longue absence, je suis certain que vous avez oublié mon existence. Je suis Ananda, salut. Je m'ennuyais alors j'ai décidé d'écrire une fanfic que je publierai peut-être régulièrement ici.

Ayumi se réveilla doucement et retira son masque "YES I'M THE QUEEN OF PIP-POP-A-LOO-LAA-YEAH-WOW". En jetant un oeil au miroir en pied (elle n'aimait pas ceux en métal et en verre), elle constata avec résignation la verdâtrité de son teint. Elle le savait pourtant que c'était une mauvaise idée de s'endormir dans son vomi. Elle jeta un oeil à sa pendule et lit l'heure à voix haute "vingt-sept heure trente-douze". "Oui, mais de quel jour ? " s'interrogea-t-elle avec un sens frappant de l'à propos. Saisissant d'un geste engourdi son déambulateur qui brillait de 999 feux (un des strass était tombés le jour où elle l'avait utilisé pour chasser les témoins de Jeovah), elle titubea vers la cuisine. Après la soirée qu'elle venait de passer, elle savait bien qu'il fallait ménager son estomac, elle prit donc un bol et versa un seul sachet de tripes dans sa vodka matinale. Consciente que le petit déjeuner était tout de même le repas le plus important de la journée, elle l'assaisonna avec un pot de mayonnaise. Ceci fait, elle alla à petits pas jusqu'à son dressing. "Que vais-je porter aujourd'hui ?". Elle était consciente de s'être faite remarquer la dernière fois qu'elle était sortie avec ses nouvelles lunettes de soleil. Le fait qu'elle ne portait rien d'autre n'y était sans doute pas pour rien. Optant pour un ensemble estival (elle était presque sûr qu'on était en août), elle s'achemina jusqu'à sa perruquerie. Les cheveux des 200 petites filles chinoises qu'elle avait embauchées pour les tondre ne poussaient pas assez vite, elle dut se rabattre sur son placard. Toujours dans la sobriété, elle enfonça une perruque rose bonbon sur son énorme crâne, puis entreprit de se gratter les mycoses avec une rape à fromage. "AVEX TRAX" ! Le son lui fit relever la tête brusquement. "Ma sonnette !" s'exclama-t-elle.

Derrière la porte se tenait Kumi Koda. Déformé pas le judas, le visage de la chanteuse-obstétricienne paraissait grotesquement déformé, son nez notamment était énorme. Ayu ouvrit la porte, mais ce n'était toujours pas mieux.
" Oink oink (cris de cochons) ! fit une Kumi toute enjouée.
- wow wow yeah yeah, lui répondit Ayumi.
- Oink oink oink oink.
- Ah putain de bordel de wow yeah, j'avais oublié cette saloperie de foutoir de rendez-vous avec ce sale fils de pute de Max Matsu houra.
- Oink oink ?
- Non c'est bon, il n'a plus de piles de toutes façons, et il a pris l'eau. Mais tu aurais pu te raser, quand même !
- Oink !
- Bon allons-y."

Pour éviter d'exposer sa peau au dangereux soleil estival, Ayumi se saisit de son manteau, le seul au monde qui aboyait. Porter de la fourrure ne la dérangeait pas, c'était leur manie de se débattre lorsqu'elle avait cousu ses chiens ensemble qui lui avait posé un problème. Les deux femmes montèrent dans la benne du camion des abattoirs affrété spécialement pour Kumi et saluèrent Maki Goto qui en avait fait sa résidence secondaire et était présentément occupée à se rouler dans la fange. Elles n'échangèrent ni mot ni grognement pendant le voyage. Ayu dormait  les yeux grands ouverts de toutes façons. Elle avait appris à le faire quand on avait effectué sur sa personne une ablation des paupières.

Elles arrivèrent devant le siège social d'avex, sur lequel on avait posé Beni Arashiro en attendant de lui trouver un logement décent et digne. "Le bâtiment est derrière nous" déclara Ayumi avec Gravité, un clochard qui passait par là. "Oink" répondit solennement Kumi.

Fin de la partie I
Par Ananda
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  • : Fumisterie à vocation vaguement humoristique et au contenu 100% subjectif sur le monde de la Jpop.

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